500 morts en Guineé pour la democratie et silence de l'occident, mais 10 en Iran crée un tollé

Publié le par hort

Ahmadinejad  ne doit pas laisser l’occident déstabiliser l’Iran. Ce qui se passe en Iran n’a rien à voir avec la democratie. Tout le monde sait que les occidentaux ne dénoncent les pays qu'en fonction de leurs intérêts. Par exemple, Omar Bongo du Gabon, mort récemment, est décrit par l’occident comme ‘un père sage’. Pourtant, cet homme a dirigé son pays pendant 40 ans avec une main de fer. Ils ne l’ont jamais critiqué parce qu'il protégeait leurs intérêts en Afrique. Aujourd’hui en Iran, il n y a eu que 10 morts et les medias occidentaux font un tabac. Cependant, en 2007, il y a eu 500 manifestants morts pour la démocratie en Guinée, (ils protestaient, exactement comme en Iran)  mais les medias occidentaux ont passé cet événement sous silence. Les occidentaux demandent aussi que l’Iran respecte la voix du peuple. Pourquoi n’ont ils pas demandé la même chose aux dictateurs africains quand leur peuples se sont soulevés plusiers fois contre eux ? Cela montre bien que la démocratie et les droits de l’homme ne sont pas les premiers soucis de l'occident. Par conséquent, Il faut chercher ailleurs.

Pourquoi cet déferlement de l’occident sur la Corée du Nord et l’Iran ? En fait, depuis la fin de la guerre froide, il n y a plus de raison valable pour continuer la course aux armements. Mais, puisque le marché des armes, et des produits nucléaires est très lucratif, les occidentaux cherchent par tous les moyens à le maintenir. Ben Cramer explique dans son livre ‘Le nucléaire dans tous ses états, qu’aujourd’hui, "ce sont les armes nucléaires avec les vecteurs appropriés, - missiles ou sous-marins - (et non pas les armes chimiques et biologiques) qui déterminent la hiérarchie des états de l'échiquier international."  L’arme nucléaire donne une puissance politique, économique, scientifique et technologique à tous les ‘nantis du nucléaire.’  ‘Cette ‘apartheid nucléaire’ crée un ‘décalage’ de puissance entre les pays et surtout entre le nord et le sud et  détermine les rapports entre eux. Par conséquent, L’Iran et la Corée du nord cherchent à accéder au 'club des nantis du nucléaire' pour réduire le pouvoir de l'occident et égaliser leurs rapports.  Mais afin de continuer de contrôler et exploiter les pays du sud, l’occident les prive l’accès à l’arme nucléaire. C’est l’occident qui  décide quel pays peut (les israéliens et les sud-africains pendant l’apartheid) ou ne peut pas en avoir. (le Moyen Orient,  la Corée du nord, L'Afrique)
 Voila la raison pour le désacord entre l'occident et ces deux pays et la raison qu'ils les accusent d'être des « perturbateurs » et des « fanatiques du nucléaire. » 

Ben Cramer ajoute  que « la thèse de l’irrationalité a toujours été utilisée par les puissances nucléaires pour refuser que d’autres rejoignent le club atomique. Mais était  il vraiment rationnel de la part de Moscou et Washington de disposer de 15,000 ogives nucléaires chacune? Rational de disposer de 1 300 bombes B61 à gravité déployée dans les bases américaines dont 150 sur le territoire européen ? La thèse parfois avancé selon lequel les asiatiques ou les musulmans seraient plus prompts à s’entretuer que les occidentaux laisse plutôt songeur quand on sait ce que les européens ont fait à Dresde ou Stalingrad, les américains à Hiroshima et Nagasaki ».

 

Archarner sur ces deux pays n'est qu'une stratège pour cacher le fait que c’est les occidentaux eux-mêmes qui sont les plus grands proliférateurs des armes nucléaires de la planète. C’est les pays occidentaux qui utilisent l’uranium et le plutonium pour fabriquer des armes nucléaires et c'est eux qui les trafiquent et non pas l’Iran, ni la Corée du Nord. C’est les occidentaux qui ont le monopole dans le nucléaire et c’est eux qui les vendent aux différents pays. C’est les occidentaux qui polluent nos pays avec leurs déchets nucléaires. Ces déchets radioactifs sont responsables pour les cancers et les malformations qui explosent partout chez les hommes, les animaux et les poissons.  Ce n’est pas la Corée du Nord ni l’Iran qui sont en cause. En fabriquant des ennemis (Iran/Corée du Nord/ Irak) les occidentaux ont les mains libres pour continuer leur folle course aux armements qu'ils refusent d'abandonner  parce que c’est économiquement trop florissant. En même temps, ils font régner une grande confusion chez les peuples qui pensent que c’est la Corée du Nord et l’Iran qui menacent la paix dans le monde, quand en réalité c’est les occidentaux les véritables marchands de la mort et de la désordre mondiale. Donc, de qui faut  il vraiment avoir  peur ? De la Corée du Nord avec quelques missiles, d'Iran avec rien, ou des occidentaux avec leur arsenal d'armes nucléaires ? 
 
Evidemment, ce n'est pas la meilleure façon de gérer le monde. Depuis que les occidentaux ont pris le pouvoir sur cette planète, le monde va de mal en pire.
S’il faut leur noter sur leur gestion du monde, on ne peut leur donner qu’un sur dix, parce que leur bilan est si mauvais. Ils n’ont pas réussi pendant 3,000 mille ans de règne d’emmener ni le bien être, la paix où la sécurité au monde. Ils ont le pouvoir militaire mais pour diriger le monde comme il faut, la force n'est pas suffisante, il faut de la sagesse et c'est exactement cela qui leur manque. Voila la raison de leur échec. Les peuples africains qui ont la sagesse en abondance ont un rôle majeur à jouer dans notre monde. Regarder comment Obama a fait baisser la tension  d'un cran dans le monde depuis son election. Finalement, faut t-il rappeler au monde que ce n'est ni l'Iran ni le Corée du Nord qui a le plus grand budget militaire de la planète mais c’est bien les pays occidentaux. Ces budgets militaires augmentent de jour en jour, et confirment que les occidentaux n’ont pas l’intention de commencer à désarmer ou à dénucléariser notre planète dans un avenir proche. J’ai peur que sans une bonne dose de la sagesse Africaine chez les occidentaux, surtout dans le domaine nucléaire, ils nous emmèneront droit à l'autodestruction. Hort .



 A six ans, ils jouent au nucléaire et déclenchent l'alerte

http://actualite.aol.fr/actualite-insolites/a-six-ans-ils-jouent-au/article/2009062307123590849514

http://actualite.aol.fr/iran-les-gardiens-de-la-revolution/article/2009062209492106304843

 

Iran: les Gardiens de la révolution menacent, l'Occident accusé d'ingérence

Lundi 22 Juin 2009

 

 

. Les Gardiens de la révolution, corps d'élite de la République islamique, ont averti lundi qu'ils écraseraient toute nouvelle manifestation contre la réélection du président Mahmoud Ahmadinejad au moment où des centaines de protestataires se rassemblaient à nouveau à Téhéran.

 

Parallèlement, l'Iran, qui connaît sa crise la plus grave depuis la fondation de la République islamique en 1979, est revenu à la charge contre ce qu'il considère comme les "ingérences" de l'Occident dans ses affaires internes. Dans l'après-midi, un millier de manifestants se sont rassemblés place Haft-é Tir, dans le centre de Téhéran, mais la police se préparait à les charger, ont dit à l'AFP des témoins. Ils faisaient fi d'une mise en garde des Gardiens de la révolution, l'armée idéologique du régime créée peu après la révolution de 1979 par l'ayatollah Khomeiny. "Les Gardiens de la révolution, les bassidjis (milice islamique dépendant des Gardiens, ndlr) et les autres forces de l'ordre et de sécurité sont prêts à mener une action décisive et révolutionnaire pour (...) mettre un terme au complot et aux émeutes", selon un communiqué cité par l'agence Mehr.

 

C'est la première fois que les Pasdarans lancent un tel avertissement depuis le début des troubles qui ont suivi la réélection contestée du président Mahmoud Ahmadinejad le 12 juin. La veille, le principal rival du président ultraconservateur, Mir Hossein Moussavi, avait enjoint ses partisans à poursuivre le mouvement, estimant que "protester contre le mensonge et la fraude" était leur "droit". L'ancien Premier ministre, qui réclame l'annulation du scrutin, a engagé les manifestants à éviter toute provocation et la police et l'armée à ne pas agir "de manière irréparable". Téhéran avait connu samedi un déchaînement de violence dans lequel au moins dix personnes ont été tuées et plus de 100 blessées, selon la télévision d'Etat, portant à au moins 17 le nombre de morts à Téhéran en une semaine. Des participants aux manifestations ont évoqué une réaction disproportionnée des forces de sécurité avec l'usage de tirs à balles réelles tandis que la radio d'Etat a annoncé 457 arrestations.

 

La violence des affrontements a été illustrée par une vidéo vue par des centaines de milliers d'internautes, montrant le visage ensanglanté d'une jeune femme, Neda, présentée comme une manifestante tuée par balle. Depuis le 12 juin, de nombreuses voix se sont élevées à l'étranger pour dénoncer la validité du scrutin et les violences, poussant Téhéran à lancer une nouvelle charge contre cette "ingérence" de l'Occident. "Les pays occidentaux se sont ingérés dans le processus électoral en exagérant les manifestations organisées contre les résultats du scrutin", a accusé le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Hassan Ghashghavi. "La France est allée jusqu'à demander l'annulation des résultats de l'élection, s'est-il indigné. Quel droit ont-ils de faire de telles remarques inappropriées et irresponsables?".

 

Il a également lancé une nouvelle attaque contre la BBC, dont le correspondant a été sommé de quitter le pays, et La Voix de l'Amérique, accusant leurs directeurs d'être "officiellement les fils spirituels du (Premier ministre israélien Benjamin) Netanyahu et du (ministre israélien des Affaires étrangères Avigdor) Lieberman". Quatre associations d'étudiants ont également appelé à une manifestation mardi devant l'ambassade de Téhéran pour dénoncer "l'ingérence" du gouvernement "pervers de Grande-Bretagne".

 

Abbas Ali Kadkhodaie, porte-parole du Conseil des Gardiens de la constitution, qui doit se prononcer d'ici mercredi sur les plaintes pour irrégularités déposées par les adversaires de M. Ahmadinejad, a reconnu qu'il y avait eu plus de votes que d'électeurs potentiels dans cinquante districts, sur les 366 du pays. Il a cependant indiqué que compte-tenu du nombre de votes concernés, 3 millions sur plus de 38, "cela n'aura pas une influence importante sur les résultats de l'élection".

 

Enfin, les tensions politiques au sein du régime ont reçu une nouvelle illustration avec la confirmation de l'arrestation de cinq proches d'Akbar Hachémi Rafsandjani, dont sa fille. L'ex-président iranien a été accusé par M. Ahmadinejad de soutenir M. Moussavi. Arrêtés samedi, ils ont été libérés quelques heures plus tard, selon l'agence Fars. Et le président du Parlement, Ali Larijani, a déclaré qu'une "grande partie des gens" avaient "perçu le résultat de l'élection comme étant différent du résultat annoncé officiellement. Cette perception doit être respectée".



  http://actualite.aol.fr/iran-critique-sans-precedent-de-moussavi/article/20090620091122621071169

   Iran: critique sans précédent de Moussavi contre Khamenei, manifestants réprimés


Le chef de l'opposition Mir Hossein Moussavi a lancé samedi une critique sans précédent contre le guide suprême d'Iran Ali Khamenei, alors que de violents heurts ont opposé la police à des milliers de manifestants protestant à Téhéran contre la réélection de Mahmoud Ahmadinejad.

 

Au 8e jour de la pire crise en Iran depuis la révolution islamique de 1979, la police anti-émeute a tiré des balles et des gaz lacrymogènes et eu recours aux canons à eau et matraques pour disperser les manifestants qui ont défié l'appel de M. Khamenei à cesser la contestation dans la rue, selon des témoins. Face à cette escalade, le président américain Barack Obama, haussant le ton par rapport à ses précédentes déclarations, a appelé le gouvernement iranien "à mettre fin à tous les actes de violence et d'injustice contre sa propre population". Alors qu'aucun personnage politique iranien n'avait osé émettre une critique envers le guide suprême, M. Moussavi, qui réclame l'annulation des résultats du scrutin, a dénoncé ses propos vendredi sur la validation de la réélection de M. Ahmadinejad, selon une déclaration publiée par son site internet.

 

M. Moussavi, principal candidat malheureux à la présidentielle du 12 juin, a accusé, sans le nommer, le numéro un du régime de menacer le caractère républicain de la République islamique et de viser l'imposition d'un nouveau système politique.  Il a dénoncé "un projet qui va au delà de l'imposition au peuple d'un gouvernement non voulu, l'imposition d'une nouvelle vie politique au pays". Evoquant l'argument de M. Khamenei selon lequel aucune fraude ne pouvait expliquer une aussi large victoire de M. Ahmadinejad (62,63% des voix), il a rétorqué: "si cette énorme taille de la fraude (...) est présentée comme la preuve d'une absence de fraude alors l'aspect républicain du système sera massacré et cela prouverait que l'islam est incompatible avec la République".

 

Depuis l'annonce le 13 juin de la victoire de l'ultraconservateur Ahmadinejad, M. Moussavi, un conservateur modéré soutenu par les réformateurs, n'a cessé de prendre à contre-pied le guide suprême, en défiant à chaque fois ses injonctions. Le Conseil des Gardiens, qui s'est dit prêt à un recomptage de 10% des urnes, choisies au hasard, rendra sa décision d'ici mercredi.



Bravant l'interdiction de protester contre la réélection de M. Ahmadinejad, des milliers de manifestants sont descendus dans le centre de Téhéran malgré l'avertissement du chef de la police Ahmadi Moghadam de les "réprimer fermement". "La police a interdit aux gens d'approcher" de la place Enqelab et "bloqué les gens sur les trottoirs, les poussant sur la chaussée et les frappant", a dit un témoin. Devant l'Université de Téhéran, la police a utilisé des canons à eau et des gaz lacrymogènes pour disperser un à deux milliers de manifestants, a indiqué un autre témoin.

 

Selon un troisième témoin, des milliers de manifestants se sont rassemblés près de la place Azadi. Ils se rassemblaient en groupes généralement silencieux. Mais on entendait des slogans comme "Mort au dictateur", en référence à M. Ahmadinejad. Au moins un homme a été blessé par balle, selon un autre témoin. Un manifestant a raconté à l'AFP que la police et la milice islamiste des bassidjis avaient lancé une attaque "brutale" contre un rassemblement pacifique. "Ma tête est encore pleine des cris des femmes", a-t-il dit.

 

L'ensemble des médias étrangers ne sont pas autorisés à couvrir les manifestations interdites. La télévision d'Etat a diffusé des images sur les "émeutiers", où l'on voit des civils sur un trottoir frappés à coups de matraques par des policiers et un manifestant embarqué dans un véhicule. Entretemps, un "terroriste" s'est tué en faisant détoner sa veste explosive au mausolée de l'imam Khomeiny, père de la révolution islamique, à Téhéran, blessant jusqu'à trois pèlerins, selon des médias. Depuis le 13 juin, les partisans de M. Moussavi organisent des manifestations quasi quotidiennes à Téhéran, dont l'une a dégénéré lundi avec la mort, selon une radio officielle, de sept manifestants.

 

Amnesty International a affirmé que "jusqu'à 10 personnes" avaient été tuées lors des manifestations. Avertissant qu'il "ne cèdera pas à la rue", l'ayatollah Khamenei avait fait porter la responsabilité "du sang et du chaos" aux chefs de l'opposition.

 

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