L’Arche de Zoé. S’aura t-on un jour la vérité sur cette affaire abracadabrante?

Publié le par hort

 

'Arche de Zoé', la vérité se pointe. Les mensonges de l'Elysée

 

29/04/08

 

Quelques semaines après sa libération, Eric Breteau raconte dans un livre sa version de l'affaire de l'Arche de Zoé. Dans cet ouvrage intitulé L'Arche de Zoé, les dessous de l'affaire d'Etats, le président de l'ONG réitère ses propos tenus dans de nombreux médias, peu après sa libération. Il y réaffirme notamment que l'Elysée et le ministère des Affaires étrangères connaissaient dès juillet 2007 son projet d'exfiltrer des enfants présentés comme orphelins du Darfour.

Dans son livre, qui paraît vendredi 2 mai 2008, Eric Breteau affirme avoir rencontré au Quai d'Orsay le 4 juillet Laurent Contini, un conseiller de Bernard Kouchner, qui lui a assuré que le ministre jugeait le projet 'politiquement intéressant', car susceptible de relancer sa propre action auprès de l'Onu en faveur d'une opération de soutien aux populations de cette province soudanaise ravagée par une guerre civile.


L'Elysée dément 'le moindre contact'



Toujours selon l'ouvrage d'Eric Breteau, le conseiller évoque le risque d'une réaction hostile de Khartoum mais conclut l'entretien en expliquant 'qu'il ne s'opposera pas au projet' et lui garantira une 'passivité bienveillante'. Dans la journée même, Erci Breteau remercie par écrit Laurent Contini - qu'il appelle par son prénom - de son 'excellent accueil', selon une copie du courrier présentée en annexe. Bernard Kouchner avait fait savoir début avril que son ministère envisageait des poursuites après ces mises en cause exprimées par Eric Breteau dans les médias.


Dans son livre, le président de l'Arche de Zoé évoque aussi un rôle joué par 'l'assistant de Catherine Pégard', une proche conseillère de Nicolas Sarkozy, auquel il dit avoir exposé le projet à la mi-juillet lors d'un dîner, et qui, selon lui, se dit 'convaincu de son bien-fondé'. Ce 'contact élyséen' (jamais nommé) suggère de 'mettre Cécilia Sarkozy sur le devant de la scène', envisageant sa présence à l'arrivée des enfants sur le sol français. Le 8 avril, l'Elysée avait démenti qu'Eric Breteau ait pu avoir 'le moindre contact' avec 'Mme Catherine Pégard, conseiller du président de la République'.

 

http://www.come4news.com/62-l-arche-de-zoe-suite-708223.html


 
S’aura t-on un jour la vérité ?

 

La contre attaque est partie, elle vient d’Eric Breteau qui est le responsable de cette expédition abracadabrantesque au Tchad.Tout le monde se rappelle cette affaire qui nous a tous interpelés.Elle avait pour objectif de monter la détresse du Darfour et de ramener en France 103 enfants de ce pays donc, non tchadiens, orphelins d’après Eric Breteau, et qui seraient ensuite recueillis par des familles françaises. Expédition qui s’est retournée en rapts d’enfants tchadiens avec toutes les conséquences d’un tel délit c’est à dire une condamnation par la justice tchadienne à 8 années de prison pour les principaux responsables et à 6,3 millions de dommages civils (voir mon article l’Arche de Zoé suite, inconscience et aveuglement dramatiques du 01/01/08). Depuis ils ont été libérés des prisons françaises, mais certains restent inculpés par la justice pour exercice illégal d’intermédiaire à vue d’adoption, tromperie, et abus à l’égard des familles dont 20 familles, qui ont versé de l’argent comme les autres ont porté plainte.


Une semaine après sa sortie de prison, Eric Breteau annonce la publication d’un mémoire écrit en captivité sur « les dessous de l’Arche de Zoé, une affaire d’Etat ». Il explique l’origine de cette opération et dévoile les appuis politiques qu’il a bénéficié en France. Ses révélations mettent en cause des membres du gouvernement. Durant l’été 2007, j’ai été reçu par le conseiller politique de Brernard Kouchner qui a trouvé l’idée très intéressante. Puis je suis allé voir un conseiller de Nicolas Sarkozy à qui j’ai remis un dossier complet et qui m’a dit banco on va envoyer Cecilia Sarkozy. Par ailleurs, j’avais reçu le feu vert officieux du ministère de la justice. Il était même prévu que le 25 octobre, Cecilia Sarkozy et Rachida Dati se déplacent en personne pour accueillir les 103 enfants à l’arrivée à l’aéroport de Vatry.

 

Pour moi, il était donc clair que l’Etat français était parfaitement informé de nos intentions. De plus, il lance des flèches acérées contre la secrétaire d’Etat aux Droits de l’Homme Rama Yade qui avait dénoncé, fin octobre une opération illégale et irresponsable, mais Eric Breteau déclare que c’est une opération de sauvetage d’enfants conforme à la convention de Genève de 1951 et conforme à l’esprit des Droits de l’Homme, et déclare être résolu à porter plainte contre elle pour diffamation ainsi que pour atteinte à la présomption d’innocence, elle s’est montrée indigne de sa fonction, dit t’il. Il me paraît évident qu’Eric Breteau dit ce qu’il a vécu. Il parle d’opération pour faire porter l’attention sur le Darfour et de ramener en France des enfants orphelins du Darfour, qu’aurait t’il comme intérêt à mentir, il n’a aucune chance contre ces personnalités, c’est le pot de terre contre le pot de fer. L’ambigüité porte sur la nationalité des enfants, le Tchad dit qu’ils sont tchadiens et lui qu’is sont du Darfour. Il y aurait d’après lui manipulation médiatique faite en reportages à charge sur de fausses informations.

 

Son erreur est d’avoir cru qu’il suffisait de rencontrer ces personnes pour obtenir l’accord du gouvernement. Comment peut t’on croire que l”Etat Français, puisse sans accord de l’Etat tchadien, permettre d’emmener en France, 103 enfants orphelins du Darfour, et les faire voyager par le Tchad pour être enmenés en France ! Abracadabrantesque, Eric Bretau n’est certes pas un kidnappeur d’enfants mais un parfait inconscient, et irresponsable dopé de l’envie de faire une action humanitaire de grande envergure. Que ce soit des enfants du Darfour ou du Tchad, le problème reste le même, et qu’ils soient orphelins ou pas. Ce qui est aussi étonnant c’est que ses compagnons ont cru à cette affaire. Ou bien ils ont été dupés par les affirmations d’Eric Breteau qui croyait dur comme fer au père Noël, ou s’ils étaient au courant des rencontres avec les personnalités citées, ils auraient dû être plus prudents. Ce n’est pas par ce que l’on rencontre des personnes que l’on a leur accord d’autant plus qu’elles n’ont aucune responsabilité dans une opération d’expatriation d’enfants en France même s’ils sont orphelins.

 

La vidéo d’Eric Breteau sur TF1.

Arche de Zoé, Eric Breteau s’explique-7-4-08
Les mensonges de l’Arche de Zoé. La vidéo ci dessous est accablante pour l’Arche de Zoé. Ce sont les familles des enfants qui parlent, et les témoignages montrent que les membres de l’Arche de Zoeé auraient menti aux autorités en cachant qu’ils voulaient évacuer des enfants vers la France ce que confirment les parents des enfants, écouter la suite :

Les Mensonges de l’arche de Zoé
On se trouve devant plusieurs versions, celle des autorités françaises, celle d’Erc Breteau, et celle des parents des enfants. Les suites judiciaires françaises, Bernard Kouchner aurait affirmé mardi 08/04 que son ministère examinait la possibilité d’engager des poursuites contre Erc Breteau. Je sais qu’il a brandi un livre que nous allons nous procurer


Quant à la ministre Radhida Dati, elle a formellement démenti les accusations 
Dans un communiqué du ministère des affaires étrangères, Bernard Kouchner dément les accusations de l’Arche de Zoé. Il a affirmé que son ministère étudiait la possibilité d’une action judiciaire contre Eric Breteau. Pour le moment, « je n’ai pas vu ce que monsieur Breteau a dit, mais je sais qu’il a brandi un livre que nous nous sommes efforcés de nous procurer ce matin 08/04» Dans un communiqué, le ministère des affaires étrangères considère que cette action de l’Arche de Zoé à été une opération dissimulée. Il affirme pour sa part que cette opération menée sous le nom de «Chidren Rescue» a été dissimulée dans sa finalité. Ce qui confirme qu’il en avait connaissance mais qu’il n’a rien fait pour empêcher qu’elle se fasse.  

 

 

 

 

 

Publié dans contemporary africa

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