Les racines des trois religions dites 'monotheistes' sont négro-africains mais on n'a jamais rien dit au peuple noir (In English)

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Les plus anciens écrits religieux de l’Histoire sont négroafricains

  par Réné Louis Etile

 

Les Nègres, en matière de religion, n’ont aucune leçon à recevoir de personne. Aujourd’hui où l’Afrique est en train de se perdre en adoptant beaucoup de sectes et de religions qui lui sont étrangères (car elles représentent des paroles et des écrits initialement nègres qui ont été transformés par le prisme sémite et le prisme européen), il est bon de se souvenir de certaines choses.

 Les plus anciens écrits religieux de l’Histoire de l’Humanité, sont les Textes des Pyramides qui remonte à 3000 ans avant notre ère (environ 2500 ans avant la Thora). Donc ce sont des écrits de nègres de l’Antiquité égyptienne ; Kémèt (Égypte antique) étant une civilisation négro-africaine (ce fait historique a été démontré de nombreuses fois, notamment sur notre site)
 De plus, comme les premiers Homo sapiens sapiens furent des nègres, par voie de conséquences :
 les premiers êtres humains à avoir eu l’idée de Dieu, étaient des nègres
 les premiers êtres humains à se mettre à genoux pour prier, furent des nègres.

En ce qui concerne le judaïsme et l’islam, nous l’avons déjà dit, mais laissons notre frère Doumbi Fakoly, spécialiste des religions, le dire : « En effet, le monde entier, y compris les peuples auxquels appartiennent les rédacteurs de ses livres sacrés, particulièrement les Hébreux, sait que toutes les pages écrites sur l’Égypte et Pharaon sont mensongères, insultantes, racistes et qu’elles portent le sceau de l’ingratitude du peuple juif accueilli avec humanité par nos ancêtres, chaque fois qu’il a eu besoin d’un refuge réconfortant. »  [1]. Mais aussi : « Pendant que dans le reste du monde, la presque totalité des peuples indo-européens et sémites, habitait dans des huttes et des tentes, incinérait ses morts ou les inhumait enveloppés dans des peaux de bête, faisait des sacrifices humains et enterrait vivantes ses fillettes encombrantes pour le nomadisme, le peuple négro-africain bâtissait des pyramides et des temples majestueux, créait des bijoux en or et en pierres précieuses, invoquait Dieu et enterrait ses défunts avec des prières, faisait des sacrifices d’animaux, des offrandes de fruit et des fumigations »  [2].

En fait, le nègre est devenu amnésique. C’est pour cela que l’on entend même parfois certains qui disent que « l’Égypte, c’est le diable ! » car ils se basent sur ce grand mensonge historique qu’est l’esclavage des Hébreux en Égypte. Le niveau de stupidité de certains est tel qu’ils ne voient même pas qu’ils sont en train de saborder leur propre navire ! Leur niveau de stupidité est semblable à ceux qui collectionnent « les Prix Bounty » et à ceux qui sont les complices de la Françafrique, les complices du pillage de l’Afrique, les complices des falsificateurs de notre histoire. Ces nègres qui sont soumis aux ennemis de l’Afrique parce qu’ils espèrent un peu plus d’Euros et de reconnaissances du papa blanc, font penser un peu à ces petits « toutous » (chiens) à qui nous donnons un petit os, parce qu’ils ont bien léché nos pieds et qu’ils n’arrêtent pas de secouer la queue pour nous montrer comment ils nous aiment.

Ce n’est pas le mensonge qui mène le monde, c’est l’ignorance. Il est grand temps de mettre fin à cette obsession biblique. Les nègres d’Égypte ont accédé à la civilisation plusieurs millénaires avant les Hébreux. Il n’y a pas de meilleur thérapie pour ces nègres ignorants que de leur montrer que ce que nous disons est accepté et même affirmé par certains juifs :
 En effet, dans le Dictionnaire encyclopédique du Judaïsme (page 163), il est écrit : « L’émergence nationale d’Israël est bien postérieure à l’apogée des civilisations égyptiennes et mésopotamiennes. »

 Il a été démontré scientifiquement (grâce à l’archéologie) dans La Bible dévoilée , livre de Israël Finkelstein et de Neil Asher Silberman (deux juifs), que « le noyau historique central du Pentateuque et de l’histoire deutéronomiste fut composé, dans ses grandes lignes, au cours du VIIe siècle av. J.-C.(...) La saga historique, que nous conte la Bible (...) ne doit rien à une quelconque révélation miraculeuse ; elle est le brillant produit de l’imagination humaine (...) la saga de l’Exode d’Israël hors d’Égypte n’est pas une vérité historique (...) Comme pour le récit de l’Exode, le Canaan que nous révèle l’archéologie diffère radicalement de celui que nous dépeint la Bible au moment présumé de la conquête (...) la situation générale de Canaan, sur le plan militaire et politique, tend à prouver qu’une invasion éclair de l’ensemble du territoire de la part de ce groupe eût été fort peu réaliste, voire extrêmement improbable (...) Les fouilles entreprises à Jérusalem n’ont apporté aucune preuve de la grandeur de la cité à l’époque de David et de Salomon. »

 Messod et Roger Sabbah (encore deux juifs) disent dans leur livre, Les Secrets de l’Exode  : « Bien qu’une grande partie du récit biblique se passe en Ancienne Égypte, Abraham, Joseph, Moïse sont introuvables dans l’état actuel des recherches archéologiques.(...) Il n’existe aucune preuve archéologique de leur existence (existence du peuple Hébreux) tels qu’ils sont décrits dans la Genèse et dans l’Exode.(...) est-il possible qu’une population ayant vécu 430 ans dans le pays d’Égypte, dont 210 d’esclavage sous plusieurs pharaons, ait pu fuir cette contrée en déjouant toute l’armée égyptienne ? Est-il possible de s’installer en terre de Canaan sans aucune réaction de l’autorité pharaonique, sachant que tout au long de son histoire, l’Égypte administrait cette province.(...) Pourquoi 200 ans de recherches dans les sables, dans les tombes et dans les temples n’ont-elles rien prouvé ? »

Bref, il n’y a pas eu de patriarches, ni d’esclavage en Égypte, ni d’Exode, ni conquête de Canaan comme il est enseigné dans la Bible.

 Rajoutons ici ce que Pierre Nillon, chercheur afro-caraïbéen en religions, écrit : « Aux termes de nos recherches, nous constatons que les nombreuses fouilles archéologiques n’ont jamais pu trouver la moindre trace d’un document biblique contemporain de son auteur supposé. Nos recherches basées sur la paléographie montrent clairement que le véritable Moïse ne disposait que de l’écriture égyptienne pour rédiger sa Bible. Quant aux soi-disant prophètes bibliques, ils ne disposaient que de l’écriture cananéenne connue aussi sous le nom d’écriture phénicienne pour rédiger leurs écrits. Or, nous ne possédons que des documents rédigés en écriture araméenne, laquelle n’est pas antérieur au 5e (cinquième) siècle av. J.C. Nous constatons également que le caractère négro-africain du véritable Moïse a été complètement effacé par les juifs, lors de la rédaction de ces documents bibliques que nous pouvons considérer comme de véritables impostures. De ce fait, aucun archéologue n’a jamais pu trouver la moindre trace de l’existence terrestre du Moïse dont parlent les récits sémitiques, alors pour l’Histoire, le Moïse hébreu demeure un personnage de légende »  [3]

Avant de citer quelques extraits des plus anciens textes religieux, actualité oblige, je voudrai dire juste un mot à l’occasion de la « mort » du Pape. Je ferai remarquer qu’il est venu en Afrique, à Gorée, demander pardon à l’Afrique (pour la traite et l’esclavage). Si il est vrai qu’un « pardon » n’est valable que si celui qui a été victime « pardonne » ; il faut remarquer que beaucoup de prélats nègres n’ont guère fait mieux : ils se sont précipités pour demander pardon mais cette fois-ci parce que des rois nègres auraient vendu des esclaves ! Que peut-on reprocher à ce Pape blanc qui demande pardon et qui se met à genoux pour embrasser cette terre, lorsque des Prélats nègres d’Afrique crachent sur l’Afrique !? Malgré le silence du Pape pour le Rwanda, pouvons-nous décemment exiger plus d’un Pape blanc, lorsque des dictateurs africains sont solidaires du pillage de l’Afrique ? Il faut commencer par balayer devant sa porte avant de voir la saleté chez les autres ! Il faut débarrasser l’Afrique de tous ces démons par tous les moyens nécessaires.

Les Textes des Pyramides

Les premiers textes religieux de l’Histoire de l’Humanité apparaissent en Afrique sur les murs de la pyramide du Pharaon Ounis (Cinquième dynastie), à Saqqara. Ils constituent un recueil de formules mais aussi de rituels funéraires et religieux. Certains remontent directement de l’Époque Archaïque. Nous retrouvons les Textes des Pyramides dans les pyramides des reines et des rois de la VIe (sixième) dynastie, et ils sont même utilisés, plus tard, par des représentants de la noblesse. Il s’agit essentiellement d’un corpus de textes, versets, formules magiques, incantations ou expressions visant à assurer le bien-être du pharaon dans l’autre vie, au ciel, avec les dieux. Vers la fin de l’Ancien Empire, les Textes des Pyramides donneront naissance aux Textes des Sarcophages.

Quelques Extraits des Textes des Pyramides

Le Non-créé initial (§§ 1040 et 1230) [4] Quand je naquis dans le Noun avant que le ciel ne vint à l’existence, avant que la terre ne vint à l’existence, avant que ce qui devait être établi ferme ne vint à l’existence, avant que le tourment ne vint à l’existence, avant que la crainte qu’inspira l’œil d’Horus ne vint à l’existence

L’Avant cosmique (§ 1466) [5] Parole à dire : « La mère du (roi) était enceinte avec lui celui qui est dans le ciel inférieur (Douat) ; le (Roi) est né de son père Atoum, alors que le ciel n’existait pas encore, alors que la terre n’existait pas encore, alors que les hommes n’existaient pas encore, alors que les dieux n’étaient pas encore enfantés, alors que la mort (même) n’existait pas encore.

Éléments fondamentaux : Eau, Feu et Air (§ 2063 a-b)  [6] Elle vient l’eau vivante qui est au ciel ; elle vient l’eau vivante qui est sur terre. Le ciel brûlait pour toi ; la terre tremblait pour toi, devant la naissance d’un dieu.

De la Nature du Ciel (§ 782) [7]Ô Grande qui es devenue Ciel parce que tu fus puissante, parce que tu as parcouru et rempli tout lieu de ta beauté ! La terre entière sous toi, tu l’as prise. Tu as enveloppé pour toi la terre et toutes choses dans tes bras. Et tu y as placé, pour toi, le Roi comme l’Étoile Impérissable.

Le Destin stellaire de l’Homme après la Mort (Pyramide de Pépi I, paroi nord du passage A-F ; Antichambre- chambre funéraire) [8]

Les portes du ciel sont ouvertes pour toi ; les portes du firmament s’écartent pou toi, celles qui repoussent les rebelles, Menit t’acclame, le peuple solaire te salue, les étoiles impérissables se dressent pour toi. Ton vent est encens ; ton vent du Nord est fumée, tu es grand, à This, tu es cette étoile unique qui sort du côté oriental du ciel (mais) qui ne se rendra pas à Horus de la Douat. Ô toi qui culmines grandement parmi les étoiles impérissables, tu ne t’éteindra pas, à jamais.

Quelques informations données par les Textes des Pyramides

Osiris, le Dieu populaire de l’Égypte, est de couleur noire et il est surnommé « Le Grand nègre ».

(« Études sur une civilisation Négro-africaine, l’Égypte antique ; ETILE René-Louis, Éditions MENAIBUC, 2003, pages 43 et 96)

 Le plus ancien sanctuaire d’Osiris se trouve en Haute-Égypte (Sud)

(« Études sur une civilisation Négro-africaine, l’Égypte antique ; ETILE René-Louis, Éditions MENAIBUC, 2003, pages 43 et 96)

 Le titre « Grande noire » est utilisée pour des déesses.

(« Études sur une civilisation Négro-africaine, l’Égypte antique ; ETILE René-Louis, Éditions MENAIBUC, 2003, pages 44 , 98 et 99)

 Seth, le dieu roux à peau claire, assassin du dieu Osiris, le grand nègre.

(« Études sur une civilisation Négro-africaine, l’Égypte antique ; ETILE René-Louis, Éditions MENAIBUC, 2003, pages 44 et 100)

 

Références bibliographiques:

[1] (Livre : « L’Origine négro-africaine des religions dites révélées » , éditions Menaibuc, 2004, page 16)

[2] (Page 39, même livre)

[3] (Livre : « La Véritable Bible de Moïse » , à compte d’auteur, 2003, page 119) .

[4] (« La philosophie Africaine de la période pharaonique », Théophile Obenga, Édition L’Harmattan, 1990, page 29)

[5] (« La philosophie Africaine de la période pharaonique », Théophile Obenga, Édition L’Harmattan, 1990, page 33)

[6] (« La philosophie Africaine de la période pharaonique », Théophile Obenga, Édition L’Harmattan, 1990, page 47)

[7] (« La philosophie Africaine de la période pharaonique », Théophile Obenga, Édition L’Harmattan, 1990, page 131)

[8] (« La philosophie Africaine de la période pharaonique », Théophile Obenga, Édition L’Harmattan, 1990, page 199)


 

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Religions africaines et conflits sociaux

Par  Le Potentiel

 

En Afrique, il n’y a pas que le christianisme et l’islam. Il y a aussi les religions africaines dans leur vitalité au sein de nos sociétés. Contrairement à ce que l’on aurait tendance à croire au premier abord, ces religions ne sont pas mortes, même si elles ont été déstructurées, ébranlées et anéanties dans leur visibilité sociale par l’islam ou le christianisme. Cette réflexion est du philosophe et théologien congolais Kä Mana.

 

Les religions africaines sont vivantes et leur vision du monde constitue encore le substrat à partir duquel s’épanouissent l’intelligence et la compréhension africaine du christianisme et de l’islam. C’est en tant que substrat qu’il est utile de les analyser aujourd’hui dans les attitudes fondamentales des populations. En quoi consiste la théologie fondamentale de ces religions? Quels sont leurs principes et leur vision du monde? Comment peut-on succinctement présenter leurs enjeux relativement à la violence du religieux dans la société?

 Essence des Religions Africaines

 Il y a lieu de dire ici que l’essence de ces religions est dans le souci et l’exigence de respecter des liens vitaux fondamentaux : les liens avec Dieu, les liens avec les morts, les liens avec la terre et les liens avec les générations futures. Le monde étant une hiérarchie des forces dont Dieu est le garant, c’est dans la mesure où les vivants fondent les liens qui les unissent sur l’énergie divine qui traverse toute la réalité qu’ils protègent, conservent, renforcent, développent et enrichissent leur force vitale. La vie spirituelle, c’est le souci de cette force qui est fécondité des liens. C’est l’énergie grâce à laquelle on place la vie comme la valeur suprême qu’il faut sauvegarder face aux puissances de la mort sous toutes leurs formes. La dialectique de la vie et de la mort constitue ainsi l’enjeu du destin, avec pour exigence la victoire des forces de la vie sur les puissances de la mort, comme aurait dit Engelberg Mveng. Dans cette théologie, il n’y a place ni pour le prosélytisme, ni pour des conflits des religions, ni pour la guerre entre les visions que l’on se fait de Dieu. Sur cette base, on a pu affirmer que les peuples d’Afrique n’ont pas une vision guerrière de la religion et qu’il leur est impossible de voir dans les relations avec Dieu une source de conflits.

 Ceci n’est vrai que d’un certain point de vue, quand on situe la sphère du religieux dans le seul espace de la relation avec Dieu. A certains égards en effet, Dieu peut être tellement lointain pour les Africains qu’il est difficile d’imaginer que l’on se fasse la guerre en son nom. Mais la religion africaine ne se situe pas que dans cette sphère de l’éloignement de Dieu. Sa dynamique déborde le champ du lien strict de la relation avec les images que l’on peut se faire du divin pour embrasser les liens avec la terre, les liens avec les morts et les liens avec les générations futures. Une fois que l’on saisit ce champ global des liens, les religions africaines traditionnelles induisent des violences concrètes qui n’ont plus rien à voir avec l’image irénique que l’on a d’elles.


Liens Entre les Vivants et Les Morts 

En effet, les liens qui unissent les vivants et les morts sont source de fortes violences dans la société africaine. Ils entraînent souvent la dictature de l’invisible sur les vivants, avec un rétrécissement de l’espace d’exercice de la raison et de la liberté : les spécialistes de l’invisible (prêtres, devins, voyants) en viennent à imposer leur pouvoir sur la société dans son ensemble et à réguler les relations sociales à leur profit. On entre ainsi dans le règne de l’irrationnel qui a conduit à des procès et à des meurtres pour sorcellerie, dans une violence que personne ne contrôle car elle est fondée sur l’invisible. Appelons cela la «vaudouisation de Dieu» : l’aire où le recours au divin est dominé par l’inflation des sorciers, les envoûtements, les empoisonnements mystérieux, l’emprise des esprits mauvais sur les humains et le recours aux arrière mondes maléfiques dans des procès pour désigner les coupables face à la mort d’un parent. Nous sommes là dans un domaine où la perversité de la violence irrationnelle atteint des sommets inimaginables.

 

Dans le domaine des liens avec la terre, l’attachement au sol des ancêtres conduit à des conflits entre les autochtones et les allogènes dans les villes et dans les campagnes, par exemple, surtout quand les autochtones ont vendu leurs terres aux allogènes selon la logique commerciale moderne. Une guerre des rationalités se déclenche souvent entre ceux qui considèrent que le lien à la terre des ancêtres est inaliénable et ceux qui pensent qu’une terre vendue est une terre vendue. Si on ajoute à cela la prétention des Etats à être les vrais maîtres de la terre, on voit jusqu’où peuvent aller les conflits des compétences dans la propriété d’une terre considérée comme espace du lien religieux. La terre sacralisée devient ainsi le terreau des guerres, surtout quand des peuples considèrent que seule cette terre ainsi sacralisée est digne de recevoir en son sein les corps de ceux qui meurent et leur sépulcre. Une telle vision donne à la terre un caractère de lieu de célébration liturgique des liens entre les vivants et les morts. La relation que l’on y déploie avec l’au-delà rend les personnes et les groupes sociaux violents chaque fois que les rationalités financières ou étatiques modernes ont tendance à remettre en cause cette relation de type sacral.

 

Beaucoup de conflits tribaux ont leur source dans la métaphysique du lien avec la terre. Cette métaphysique exclut toute possibilité d’intégration des étrangers à un nouveau sol, à un nouveau terroir, même s’ils ont acheté la terre. On a vu ainsi surgir d’étranges conflits tribaux dans des endroits où on les attendait le moins : les grandes villes et les espaces de vie moderne. Les Bayaka de Kinshasa, par exemple, ont un jour revendiqué la terre de cette capitale de la Rdc comme leur terre d’où il fallait chasser les allogènes, malgré la promiscuité des populations et l’émergence d’une mentalité typiquement spécifique aux Kinois aujourd’hui. Les Ogoni du Nigeria revendiquent les bénéfices du pétrole qui est sur leur sol non seulement au nom de leur appartenance à la nation nigériane dont ils ont le droit de partager la richesse qui est commune à toutes les tribus, mais au nom du lien mystique qui les unit à leur sol et à leurs ancêtres. En Tanzanie, au temps de Nyerere, la politique des regroupements des villageois dans de nouvelles entités urbaines susceptibles de promouvoir une nouvelle politique du développement s’est trouvée face à l’opposition des hommes et des femmes profondément liés à la terre de leurs ancêtres, qui étaient prêts à donner leur sang pour défendre leur sol. Ceux qui furent forcés de se soumettre à la volonté de Nyerere ont tout fait pour boycotter la politique de développement dans les nouveaux villages et dans les nouveaux espaces urbains ou semi urbains. Si de tels conflits ont pu prendre des tournures aussi dramatiques, c’est parce que le lien à la terre est indissociable du lien avec les générations futures dans la vision religieuse des Africains. On ne s’imagine pas braver ou abandonner la terre léguée par les ancêtres, dont les générations présentes ont la charge et qu’elles fertilisent spirituellement au nom des générations futures. Malgré le fait que ces générations futures vivront de plus en plus loin du sol de leurs pères et dans des conditions de modernité très éloignées de la religiosité tellurique de leurs ancêtres, le sol demeure le souffle vital que chacun a le devoir d’entretenir pour que le présent, le passé et l’avenir soient fécondés par une seule et même dynamique de sens.

 

Vision Guerriere de Dieu

 Liée à la terre, aux morts et aux liens avec les générations futures, l’image de Dieu dans les religions africaines est susceptible de dériver vers un imaginaire des conflits et une métaphysique des guerres, surtout quand la religiosité traditionnelle intègre à elle les dérives guerrières du christianisme et de l’islam ou cherche à s’opposer à ceux-ci dans des antagonismes religieux larvés ou clairement assumés.

 

Cette intégration de la vision guerrière de Dieu dans la religion africaine est préjudiciable aux valeurs de vie que cette religion porte. Déjà les Africains et les Africaines, qui ne supportent pas la défaite de l’Afrique face à l’Occident depuis le choc de deux civilisations à l’aube des temps modernes, tentent de faire de l’espace de la religion africaine un espace de guerre contre l’Occident. Ils préconisent la constitution des sociétés secrètes ou des loges nourries par une spiritualité typiquement africaine. Auguste Mabika Kalanda et André Ilunga Kalongo au Congo-Zaïre, Kotto Essome, Hilaire Esso Ngome et Fabien Kange Ewane au Cameroun, ont émis cette idée avec toute la force de pensée et toute la vigueur d’action nécessaire à la réactivation de la religion traditionnelle comme arme pour la renaissance africaine contre l’Occident. Ils veulent par ce biais mettre au cœur de la religion africaine une virulente vision guerrière du destin de l’Afrique, sous prétexte qu’il faut rendre au Dieu occidental guerrier qui nous a vaincus la monnaie de sa pièce. Même au sein du champ chrétien africain actuel, une tendance radicale d’inculturation du christianisme prône une militarisation spirituelle des religions africaines traditionnelles pour rendre les communautés chrétiennes sensibles au devoir qu’a l’Afrique de ne plus se faire dominer par les autres peuples au plan religieux. Cette voie conduit à penser la spiritualité africaine en termes soit de révolte face au christianisme néocolonial, soit de guérilla permanente avec les confessions chrétiennes dites aliénées, soit de transformation de la religion africaine en une religion du prosélytisme.

Nous sommes ici en face des logiques de destruction et de mort, qui refusent de voir que l’essence de la religion africaine n’a rien à voir avec ces logiques, mais avec celles de la fécondité de la force vitale, pour une vie communautaire réussie et heureuse : là où la terre, les ancêtres, les esprits, les génies, les vivants actuels et les générations futures sont fécondés par le suc du divin.

 

Un Dieu Proche De L'homme 

Pour juguler les dérives de la religion africaine, il faut, avant tout, dévaudouiser Dieu en Afrique. Nous voulons dire qu’il faut le libérer de la dictature de l’invisible et de l’enflure de l’irrationnel qui détruisent l’énergie des liens vitaux grâce auxquels notre terre a été spirituellement une terre de paix religieuse. Le vodouisme spiritiste dont les spécialistes de l’invisible se sont prévalus pour embrigader les consciences et imposer leur violence spirituelle aux populations devrait aujourd’hui céder la place au renouement avec le Dieu de la vie, qui garantit réellement la solidarité des liens des Africains avec leur terre, avec leurs ancêtres et avec les générations futures, de manière épanouissante, dans une quête vigoureuse d’harmonie avec toutes les religions et tous les peuples assoiffés de paix. Le Dieu dévaudouisé devrait aussi être un Dieu déséloigné, c’est-à-dire réinscrit dans la trame des problèmes réels du monde, au lieu d’être tenu éloigné dans les hautes sphères de l’invisible où il n’y aurait rien à voir avec les mortels et leurs conflits. Une certaine métaphysique africaine de l’éloignement de Dieu devrait être détruite au profit d’un Dieu engagé dans la cause des humains grâce aux humains eux-mêmes, qui s’engagent dans cette cause profonde, la cause même de Dieu.

 

(TIRE DE «DESARMER DIEU ET LES RELIGIONS : UN IMPERATIF ETHIQUE», INFO TEOLOGIQUE AOTA, N° 8, 2005, PP.17-27).

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Un peuple se définit par rapport à la vision qu'il a du monde

Un peuple se définit par rapport à la vision qu'il a du monde, à celle qu'il donne au monde et à celle qu'il se fait du monde sans cela il est inexistant." Quand les blancs sont arrivés, nous avions des terres et eux la bible, mais dix ans plus tard, nous avions la bible et eux nos terres " Jomo Kenyatta  Très tôt nos ancêtres ont su prendre conscience et mettre à profit par le biais d'us et coutumes les choses les plus importantes pour nous, telles que le respect d'autrui, de tout être vivant, de la nature et de Dieu. De cela ils ont tiré l'essence nécessaire à une vie en symbiose avec le Créateur. Le peuple Noir sédentaire à l'origine,contrairement aux autres peuples nomades avait su mettre en avant sa sagesse et son intelligence afin de vivre dans une paix et un cadre de vie qui fut à l'origine de l'étonnement des premiers visiteurs de l'Afrique.

 

C'est ce que les nombreux envahisseurs de la Terre d'Afrique,  comprirent très vite alors pour arriver à leurs fins (c'est à dire l'exploitation des peuples et des matières premières de l'Afrique), ils mirent en place un système diabolique qui se perpétue encore de nos jours certes de manière plus subtile, mais néanmoins toujours aussi barbare et avec des conséquences irréversibles pour la génération actuelle. Ces méthodes étaient les suivantes ;

Le dénigrement de l'histoire, des hommes et des symboles. Le serpent qui était pour nos ancêtres le symbole de l'éternité, de la réincarnation*devient le mauvais, le mal.

* exemple de texte noté sur une pyramide : "je suis le serpent, le fils de la terre, multipliant les années. Je me couche et je suis enfanté chaque jour, renouvelé, rajeuni chaque jour. Dans les serpents est l'âme de tout Dieu, des âmes divinisées.

 

Imposition de manière cruelle une nouvelle vision du monde et de la spiritualité (conversion par la violence de nos ancêtres)  par des peuples nomades habitués à vivre dans une violence constante et qui contrairement aux peuples noirs d'Afrique mettent en leurs dieux des signes de faiblesses propres à l'homme telle que la jalousie, la haine. De ceci, il en découlera une perte de repère identitaire que le peuple noir s'attellera à diffuser auprès de sa descendance et ce certe en résistant dans un premier temps (1) mais sans jamais par la suite se demander pour une majorité d'entre eux ce qu'il y avait au-delà de ces 6000 ans d'histoire affabulatrice que l'on lui imposait.

 

Pour perpétuer jusqu'à nos jours cet état de stagnation dans ce grand continent, les envahisseurs ont instauré sur le sol d'Afrique des institutions qui permettent la continuité d'une violence qui est passée de l'état d'agression physique à celle de l'agression psychologique (écoles et lieux de cultes, formation de princes et de présidents vassaux....). En effet pour s'assurer de la continuité de sa main mise, l'envahisseur moderne contrairement à ses pères oeuvrera sur le domaine du monopole du savoir. En effet si on peut imposer un point de vue salvateur à un peuple on en devient facilement son sauveur, l'exemple à suivre, tant sur le plan spirituel que sur le plan du mode de vie même s'il ne s'adapte pas à son environnement proche. Ainsi; on continuera à prier des Dieux qui n'offrent aucune place dans leurs paradis au peuple Noir, on continuera à vouloir au détriment de ses frères plaire aux yeux d'envahisseurs qui ne montrent dans leurs regards que du mépris.

 

 (1) cf Reine d'afrique, Roi d'afrique et La Maât

 A quand le retour au source?

 

 La religion définit des comportements qu'un peuple doit avoir envers Dieu, les hommes, son environnement, les animaux et toute autre vie.., il définit des prières, des lieux de recueillement pour être plus proche de dieu. Derrière sa religion et sa civilisation, chaque peuple pratique et véhicule sa propre tradition, sa propre culture, ne soyez pas étonnés que les religions actuelles ne proposent que les us et coutumes des peuples qui les ont créées. Au contact très violent avec les religions ternaires , le peuple noir à égarer son parcours historique, ses traditions, se retrouve déraciné à défendre, à pratiquer des cérémonies, des gestes, des pensées, des paroles  qui lui sont étrangers.

 Depuis des décennies le peuple noir rejette, son histoire, ses ancêtres, ses croyances au profit de religions qui ont toujours été à l'origine de son malheur, il a perdu son parcours historique et à l'heure d'aujourd'hui ne sait plus qui il est, ni son devenir. Vont-ils accepter que toutes les religions actuelles découlent d'une seule et unique religion créée par leurs ancêtres, il y a des milliers d'années. Pas sûr, car  l'aliénation est trop forte, le travail effectué par les missionnaires, les envahisseurs étrangers pendant des siècles sur les Noirs Africains fonctionnent à merveille.Il est difficile de pratiquer la religion d'un autre peuple ( Blanc, Semite) et de ne pas devenir comme lui  Une des solutions contre ce massacre historique, approuvé par tous serait une désaliénation intellectuelle et spirituelle. L'histoire de l'Afrique est entravée de mensonges que l'on peut facilement rectifier. Diffuser cette vérité auprès de la jeunesse par le biais de livre (littérature) afin qu'elle puisse se réconcilier avec ses ancêtres. Découvrir qu'il n'existe aucune preuve de l'existence de biens des personnages dont ils font référence.(suite d'article http://www.shenoc.com/article/nouveau_fichier17.html)

 

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