Comment reconnaître la propagande (English Version)

Publié le par hort

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Qu’est ce que les articles en dessous ont en commun ? Ils montrent l’importance de la propagande. La propagande est un mot militaire dont le but est de tromper l’ennemi, mais aujourd’hui la propagande est utilisée pour manipuler et tromper les gens aussi. Par exemple, depuis des années les medias nous font croire que la Corée du Nord fait partie de « l’axe du mal, » mais aujourd’hui on nous dit que peut être ce n’est pas un pays voyou après tout. Récemment, les américains ont participé à une lutte acharnée entre Mme. Clinton et M. Obama, maintenant on leur dit qu’Obama aide Clinton à payer ses dettes. En mars dernier les medias nous ont mis en colère contre la Chine à cause du Tibet, aujourd’hui c’est contre Mubage du Zimbabwe. On nous a même fait croire que Mme Betancourt était mourrante tandis qu’elle en était loin de là. Ce qui me pousse a poser la question suivante: « qui/quel pays sera la prochaine cible de la propagande occidentale ? »

     Les noirs doivent comprendre que la propagande est utilisée pour diviser les peuples pour mieux les contrôler. Après avoir exterminé presque tous les peuples de la planète, après l’esclavage et la colonisation, l’occident a utilisé la propagande pour se faire passer pour le plus humanitaire et le plus respectueux des droits des autres. Aussi, le système capitaliste perdure à cause de la propagande.  Appelé  "publicité" dans le monde économique, il nous incite à acheter et à consommer de plus en plus de produits dont nous n’en avons pas besoin. N'oublier pas non plus  que la plupart des noirs de la diaspora ont peur de l'Afrique à cause de la propagande. Finalement, la propagande n’est qu’une distraction du vrai problème du monde, à savoir, la répartition équitable de la richesse de la planète à tous ses membres et le respect d’autres cultures et civilisations. Nous, les noirs devons apprendre comment reconnaître la propagande, même dans ses formes les plus subtiles pour ne plus être manipulés quand l’occident décide arbitrairement d’en utiliser pour punir ou promouvoir un pays ou un individu. Hort

 

Libération de Betancourt: doutes sur la version officielle, Bogota la confirme en images

http://actualite.aol.fr/liberation-de-betancourt-doutes-sur-la/article/2008070501370093848139?rsp=Actualite]


Les Farc auraient touché des millions pour libérer Betancourt

GENÈVE - Des dirigeants des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) auraient touché des millions de dollars pour libérer leur otage Ingrid Betancourt et ses 14 compagnons, a affirmé vendredi la Radio Suisse Romande (RSR) citant une source 'proche des événements'.

'Les 15 otages ont en réalité été achetés au prix fort, après quoi toute l'opération a été mise en scène', a rapporté la radio publique dans son journal de la mi-journée, citant 'une source proche des événements, fiable et éprouvée à maintes reprises ces dernières années'.

La Suisse a été chargée ces dernières années avec l'Espagne et la France, par le président colombien Alvaro Uribe, d'une mission de médiation avec les Farc.

Quelque 20 millions de dollars ont été versés aux ravisseurs, a assuré la RSR, précisant que les Etats-Unis, dont trois agents ont été libérés mercredi, étaient 'à l'origine de la transaction'.

Selon la RSR, c'est l'épouse de l'un des gardiens des otages qui a servi d'intermédiaire pour la transaction, après avoir été arrêtée par l'armée colombienne. Réintégrée au sein des Farc, elle a obtenu de son mari qu'il change de camp, a expliqué la radio.

La 'mise en scène' de la libération des otages permet selon la radio suisse au président Uribe 'de s'en tenir à sa ligne qui exclut toute négociation avec les rebelles tant que les otages ne sont pas libérés'.

'Ce coup d'éclat lui permet de redorer son blason' alors qu'il a demandé l'organisation d'une élection présidentielle anticipée, selon GENÈVE - Des dirigeants des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) auraient touché des millions de dollars pour libérer leur otage Ingrid Betancourt et ses 14 compagnons, a affirmé vendredi la Radio Suisse Romande (RSR) citant une source 'proche des événements'.

'Les 15 otages ont en réalité été achetés au prix fort, après quoi toute l'opération a été mise en scène', a rapporté la radio publique dans son journal de la mi-journée, citant 'une source proche des événements, fiable et éprouvée à maintes reprises ces dernières années'.

La Suisse a été chargée ces dernières années avec l'Espagne et la France, par le président colombien Alvaro Uribe, d'une mission de médiation avec les Farc.

Quelque 20 millions de dollars ont été versés aux ravisseurs, a assuré la RSR, précisant que les Etats-Unis, dont trois agents ont été libérés mercredi, étaient 'à l'origine de la transaction'.

Selon la RSR, c'est l'épouse de l'un des gardiens des otages qui a servi d'intermédiaire pour la transaction, après avoir été arrêtée par l'armée colombienne. Réintégrée au sein des Farc, elle a obtenu de son mari qu'il change de camp, a expliqué la radio.

La 'mise en scène' de la libération des otages permet selon la radio suisse au président Uribe 'de s'en tenir à sa ligne qui exclut toute négociation avec les rebelles tant que les otages ne sont pas libérés'.

'Ce coup d'éclat lui permet de redorer son blason' alors qu'il a demandé l'organisation d'une élection présidentielle anticipée, selon

la RSR.

Le ministre colombien de la Défense, Juan Manuel Santos, a expliqué mercredi que la libération des otages avait été le fruit de l'infiltration d'un agent de renseignements au sein de la direction de la guérilla.

Ce militaire est parvenu à rassembler les 15 otages (Ingrid Betancourt, trois Américains et onze Colombiens), détenus jusque-là séparément en trois groupes, dans un lieu où ils ont été récupérés par un hélicoptère de l'armée colombienne, sous le prétexte de les remettre au chef des Farc, Alfonso Cano, selon la version officielle.

(©AFP / 04 juillet 2008 )

 
 http://www.la-croix.com/article/imprimer.jsp?docId=2342021&rubId=1094&imprim=true

   

Simulacre d'élection au Zimbabwe

Catherine Rebuffade

Le second tour de l'élection présidentielle se déroule vendredi 27 juin au Zimbabwe dans un climat de tensions exacerbées. L'opposition s'est retirée du scrutin face aux violences des partisans de l'actuel président Robert Mugabe.
  Tant qu’il aura les militaires avec lui, Robert Mugabe restera au pouvoir. Les militaires, eux, ont besoin de le garder au pouvoir. Voilà à quoi tient le système Mugabe. La situation actuelle illustre parfaitement cette sorte d’équation folle qui empêche le Zimbabwe de sortir de la crise politique et économique, d’une ampleur inédite depuis trente ans.

Alors que les résultats du premier tour des élections du 29 mars dernier ont donné la majorité des voix (47,9 %) au MDC, parti d’opposition de Morgan Tsvangiraï, contre 43,2 % à la Zanu-PF, parti historique de Robert Mugabe, le « vieux lion » comme certains l’appellent encore affectueusement, refuse de reconnaître sa défaite. Pire : intimidations, harcèlements, violences et même meurtres contre des opposants, des sympathisants du MDC, ou simplement les habitants des régions où le MDC l’a emporté, se sont multiplié depuis trois mois. Ces violences, commises par des milices armées le plus souvent, ne seraient pas possibles sans la complicité passive, et parfois active, des forces de sécurité.

Il faut revenir à l’histoire du Zimbabwe pour comprendre le poids des militaires dans ce pays. Robert Mugabe est arrivé au pouvoir en 1980, au terme d’une longue guerre civile contre la Rodhésie blanche de Ian Smith. Tous ceux qui ont contribué avec lui à cette victoire ont été récompensés en accédant à des positions clés dans les domaines politique, économique et militaire. Ce sont eux également qui tirent les ficelles du parti Zanu-PF.

 

Les chefs de la police, de l’armée et des services pénitentiaires fidèles à Mugabe

 

Ainsi, au lendemain des élections du 29 mars, Harare bruissait de rumeurs selon lesquelles Robert Mugabe savait qu’il avait perdu et qu’il allait passer la main. Des négociations avec l’opposition se mettaient en place afin de lui assurer une sortie honorable. Puis la Zanu-PF s’est rétractée, annonçant qu’il y aurait un second tour pour Mugabe. Selon plusieurs sources, on trouve derrière ce revirement les chefs de la police, de l’armée et des services pénitentiaires, qui ont persuadé le vieux leader âgé de 84 ans, au pouvoir depuis près de trente ans, de tenir bon. Tout de suite après, les agressions contre les partisans de Tsvangirai se sont multipliées, non pas au travers de mouvements populaires spontanés, mais bien de façon systématique, dans un style quasi-militaire.

Durant la campagne électorale, le chef des armées, le général Constantine Chiwenga, le chef de la police, Augustine Chihuri, et celui des services pénitentiaires, le major-général Paradzayi Zimondi, ont répété qu’ils resteraient fidèles à Mugabe et qu’ils n’obéiraient pas à une « marionnette ». Selon la BBC, ce sont eux qui orchestrent la campagne de violences, à travers le « Joint Operation Command ». La police secrète, la Central Intelligence Organisation serait étroitement impliquée. De même l’association des vétérans de la guerre de libération, devenue une milice de la Zanu-PF. S’ils ne sont plus en position d’agir eux-mêmes, ils recrutent des jeunes qu’ils appâtent avec de l’argent.

Afin de s’assurer du soutien de la base, notamment les subalternes et les simples policiers ou soldats qui souffrent comme toute la population de la faillite économique, les salaires avaient été réévalués quelques semaines avant le premier tour, passant de 300 millions à 1,3 milliard de dollars zimbabwéens (27,57 €). Mais ce n’est rien en comparaison des richesses octroyées aux « héros » de la guerre d’indépendance, notamment avec la redistribution des terres. « Tous ceux qui ont profité du clientélisme de Mugabe, à travers l’attribution des meilleures fermes ou avec les revenus des ressources minières ou encore celles des safaris, ont intérêt au statu quo, estime John Stewart, du Forum pour les droits de l’homme au Zimbabwe. De même ceux auxquels on a promis des récompenses pour leur loyauté. On peut parler d’une économie basée sur la chasse et la cueillette. »

 

Mugabe, impopulaire dans son pays

 

Dans ce contexte, un changement de régime est vécu comme une menace pour leurs avoirs. D’autant que Morgan Tsvangirai a annoncé qu’il mettrait en place un audit sur le partage des ressources, promettant de confisquer les fermes aux propriétaires qui en possèdent plus d’une. Ces hauts responsables des forces de sécurité craignent en outre d’être traduits devant la justice internationale pour les crimes de guerre commis au lendemain de la victoire. Certains sont impliqués dans les massacres du Matabeleland, dans le sud du pays, qui ont fait 20 000 morts parmi la population ndébélée entre 1982 et 1987. Par ailleurs, on imagine mal que Morgan Tsvangirai laisserait impunis les crimes actuellement commis contre ses supporteurs et même les simples citoyens désireux d’un changement de gouvernement.

Si Robert Mugabe a longtemps joui d’une immense popularité dans son pays, la dégradation continue de la situation économique depuis une dizaine d’années a fini par entacher son aura nationale. Le fait que sa deuxième femme, Grace, de quarante ans sa cadette, soit surnommée « First shopper » («première à faire son shopping ») au lieu de « First Lady » («première dame ») en dit long sur son impopularité. Alors que les rayons des supermarchés restent vides dans le pays, son épouse a été prise en flagrant délit de lèche-vitrines à Rome, lors de la réunion de la FAO début juin.

Habituée des grands couturiers après avoir été la secrétaire du président, elle est désormais sa femme et n’est pas prête, elle non plus, à renoncer à certains acquis, comme les fastes de la présidence. « Personne d’autre que mon mari n’y mettra les pieds », déclarait-elle récemment. Des observateurs la soupçonnent d’inciter son époux à ne pas lâcher le pouvoir.

Enfin, si Robert Mugabe a pu surfer pendant longtemps sur une très grande popularité en Afrique, le vent semble tourner. Celui qui faisait l’admiration de bien des décideurs et même de simples acteurs de la société civile, parce qu’il savait tenir tête aux dirigeants occidentaux, notamment à l’ancienne puissance coloniale, la Grande-Bretagne, est en train de dilapider son capital de sympathie.

 

Les chefs d’État de l’Afrique australe se montrent réservés

 

Depuis l’an dernier déjà, les chefs d’État de l’Afrique australe, qui sont ses soutiens traditionnels, se montrent beaucoup plus réservés. « Le Zimbabwe ressemble au Titanic en train de sombrer », a estimé le président de Zambie (ex-Rodhésie du nord) Levy Mwanawasa. « Si Robert Mugabe perd l’élection, il doit partir », a asséné le président ougandais Youri Museveni qui l’a longtemps considéré comme un modèle. « Le Zimbabwe est une horreur sur le continent, l’exemple de ce qu’il ne faut pas faire », a ajouté le premier ministre kényan Raila Odinga, qui a lui-même été dans la position du vainqueur non reconnu par son rival Mwai Kibaki au début de cette année.

À la mi-juin, quarante-cinq personnalités africaines ont signé une pétition condamnant les violences et réclamant un scrutin libre et équitable. Parmi eux, ses anciens camarades de la lutte anti-apartheid : le Zambien Kenneth Kaunda, le Mozambicain Joaquim Chissano, le Sud-Africain Desmond Tutu pour qui Mugabe « s’est mué en une sorte de Frankenstein ».

Nelson Mandela a regretté jeudi 26 juin « la tragique défaillance de la direction du Zimbabwe ». Seul l’actuel président sud-africain Thabo Mbeki conserve son soutien indéfectible à celui qui l’aida au temps de la lutte clandestine de l’ANC.


http://www.actualite.lycos.fr/infos/france/ingrid-betancourt-6-ans-de-calvaire-et-la-mort-au-bout-15264

 

Ingrid Betancourt : 6 ans de calvaire et la mort au bout ?

29/2/08

 

La nouvelle est relayée sans relâche depuis ce matin : alors qu'on la sait en vie, que l'espoir renaissait, malgré un triste anniversaire fêtant 6 ans de captivité, Ingrid Betancourt serait au dernier degré de la fatigue et de la maladie. Hier, quatre otages colombiens ont été libérés par les Farc et remis à Hugo Chavez, le président vénézuélien, désigné par son homologue colombien Alvaro Uribe comme intermédiaire dans les négociations avec la guérilla.

Deux d'entre eux ont raconté leurs conditions de détention aux côtés de la franco-colombienne. Luis Eladio Perez l'a vue pour la dernière fois le 4 février dernier : "Ingrid n'allait pas bien du tout. Elle était très très malade. Le temps est compté [...] Elle était moralement et physiquement épuisée", confiait-il à une radio vénézuelienne.

Gloria Polanco, une autre otage libérée, fut plus alarmante encore : Ingrid souffrirait "d'une hépatite B récurrente et serait proche de la fin". Enchaînée, ses geôliers lui mèneraient de surcroit, la vie très dure.

Astrid Betancourt, la soeur d'Ingrid, et sa fille Mélanie Delloye, ont exprimé ce matin devant de nombreux médias, leur angoisse et leur inquiétude, espérant qu'un accord humanitaire soit rapidement trouvé, pour Ingrid et pour les otages les plus faibles dont la vie est également en jeu. Hugo Chavez s'est adressé directement à Manuel Marulanda, le chef des Farc, pour l'enjoindre de déplacer Ingrid Bétancourt dans un autre camp, pour sa santé, tandis qu'ils continueront les négociations pour sa libération.

Les Farc libèrent désormais régulièrement des otages, après des années d'immobilité. Mais le problème qui s'est le plus aggravé pour Ingrid Betancourt, c'est désormais le temps. Tiendra t-elle encore longtemps ? C'est ce que tout le monde se demande.

Une mobilisation sans précédent, au détriment d'autres otages

Pendant ces six années, le soutien populaire et politique n'a pas faiblit. Personnalités des médias, du monde du spectacle, du gouvernement, et à commencer par sa famille et ses enfants, tout le monde se fait un devoir de mobiliser les Etats, de tenter de négocier, et surtout de continuer à parler d'elle. "Tant que vous parlez d'un otage, d'un prisonnier politique, vous le protégez. En pleine lumière, on ne tue pas. Ce que nous devons faire, c'est maintenir les projecteurs sur le visage d'Ingrid", confiait l'écrivain Marek Halter lors d'une conférence de presse vendredi dernier, en compagnie de Consuelo Gonzalez, libérée en même temps que Clara Rojas, l'ex-directrice de campagne d'Ingrid Betancourt.

D'aucuns cependant ont fait remarquer qu'une autre détenue franco-colombienne, Aïda Duvaltier, enlevée à 67 ans en 2001 par les Farc, fut largement oubliée par les médias français (à l'exception de quelques grands titres comme Le Monde ou Libération). Celle-ci est décédée en détention en 2006. Sa famille, durement touchée par le silence des médias et l'absence de mobilisation, était pourtant elle-aussi franco-colombienne, vivait la même souffrance. Mais, comme le précisait un diplomate colombien : "Aida Duvaltier n'est ni journaliste, ni candidate à la présidence de la République, ni amie de M. de Villepin. Personne n'en parle" , soupire un diplomate colombien, qui juge "inévitable que l'enlèvement d'une personnalité fasse plus de bruit que l'enlèvement d'un simple citoyen".

 

http://actualite.aol.fr/larmee-colombienne-libere-ingrid-betancourt-et/article/200807030137203040226

L'armée colombienne libère Ingrid Betancourt et trois otages Américains

 

Articles en anglais

  http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-3561000,00.html

Obama donates $4,600 to Clinton's debt relief
(Obama donne ¨$4,600 pour aider Clinton à régler sa dette)

http://news.yahoo.com/s/ap/20080626/ap_on_go_pr_wh/us_nkorea

Bush moves to take N.Korea off terrorism blacklist
(M. Bush prend des mesures pour retirer le Corée du Nord de la liste terroriste)

 

Tout le monde critique Mugabe: un Africain répond

 

Dr. Shungu M. Tundanonga-Dikunda
Public & Policy Affairs Consultant

28/06/08

 

Qui se rappelle encore de Moktar Bow?


Moktar Bow était le secrétaire général honoraire de l'Unesco. A son époque, la Grande-Bretagne et les USA se sont retirés de l'Unesco pendant que la France, l'Allemagne et l'Italie suspendaient leur participation financière. Pourquoi? Parce que Moktar Bow avait voulu casser le monopole de l'information tenu par les agences de presse et les médias. occidentaux.

 


Aujourd'hui, ce monopole se fait sentir cruellement. L'Afrique (surtout les Congolais de la RDC) gobent les infos des médias occidentaux sans aucun esprit critique.

Des pogroms ayant causé la mort d’une soixantaine de personnes de nationalités différentes et la destruction de biens dont les Sud Africains, comme les Occidentaux, refusent de donner une estimation, n'ont conduit à aucune protestation, aucune manifestation, aucune crise diplomatique, que ce soit en occident ou Afrique. Qui peut imaginer quelle aurait été la réaction occidentale, si, en temps de paix, les Congolais avaient agi de la même façon contre "Ceux-d'à-côté"? Ou si cela avait eu lieu au Zimbabwe?

Ce qui se trame contre le Zimbabwe, le Zanu-PF et Mugabe ne s’est produit précédemment que contre Lumumba. Et si Mugabe arrive à tenir tête, c'est parce que l'armée, la police et les différentes forces de sécurité n'ont pas été formées en Occident, mais dans les pays communistes (Cuba, Corée du Nord) et que son armée n'a aucune tradition coloniale.

Voyons comment les Occidentaux se moquent des Africains et intoxiquent l'opinion publique internationale.

Mercredi 18/6/08, BBC World avait diffusé abondamment un reportage sur la guerre civile qui a lieu depuis 2 ans, au nord-Ouest du Kenya, au Mont Egon. Là, des milliers de personne sont devenues des déplacées internes et les populations autochtones réclament leurs terres ancestrales. Ce qui était au départ une révolte est devenu une insurrection armée. La police et l'armée kenyanes brûlent les maisons, les récoltes et détruisent des villages entiers qui n'obtiennent d’autre aide que celle de Médecins sans frontières.

Jeudi 19/6/08, Raila Odinga passe à BBC World pour critiquer Mugabe et appeler les Chefs d'Etat africains à prendre position contre Mugabe, alors qu'il y a eu des centaines de morts aux élections dans son propre pays! Alors que dans le Rift Valley, les populations autochtones ont chassé les Kikuyu pour récupérer leurs terres ancestrales!

Le président sénégalais Wade condamne le régime de Mugabe alors que son pays, havre de paix et de tranquillité, ne parvient pas à nourrir la population et que les jeunes fuient le pays en risquant leur vie.
Son ministre des Affaires intérieures soutient à Paris les expulsions des Africains (dont des Sénégalais) et soutient aussi l'immigration sélective. En d'autres termes, il favorise le départ de la main d'oeuvre qualifiée et du personnel médical sénégalais vers la France!

Kagame s'y met aussi sur BBC World pour conseiller à sa façon les Africains. Alors qu'il est président d'un Etat policier et sans opposition, dirigé par une seule tribu et qu'il fait de scores digne de Mobutu ou Eyadema au sommet de leur pouvoir!

Derrière BBC World, CNN, CNBC, Sky news, France 24, TV5 monde, il y a une stratégie qui consiste à faire des Africains des eunuques et à les pousser à en assumer les fonctions comme dans les harems ou les cours des empereurs chinois. Qui a noté ou remarqué une critique quelconque de l'Union Africaine ou d'un quelconque Etat africain contre la directive Retour de l'Union européenne.

Ou encore une critique d’une ONG africaine des droits de l'homme, alors même que les ONG congolaises comme Asadho, voix des sans Voies etc, qui vivent des oboles des ambassades occidentales, ne sont plus que l’ombre d'elles-mêmes. Et que les sans-papiers et illégaux africains feront jusqu'à 18 mois de détention et subiront un bannissement de 5 ans de l'Europe, y compris les mineurs!

Evo Morales Ayma, le président bolivien, dans une lettre datée du 11 juin 2008, a critiqué sévèrement cette directive de l'Union Européenne. Mais ses pairs africains, les alter-mondialistes africains et les ONG africaines des droits de l'homme ne l’ont pas du tout soutenu!

Hugo Chavez vient de passer à l'action en fermant le robinet du pétrole vers l'Union Européenne, même si celle-ci importe seulement 0,7% de son pétrole du Venezuela. En revanche, que ce soit le Nigeria, le Cameroun, le Gabon, l'Angola, aucun des producteurs africains de pétrole n'a réagi!

Qui se rappelle que N'Krumah avait unilatéralement retiré le Ghana du Commonweath?
Qui se rappelle aussi que Modibo Keita, N'Krumah, Sékou Touré, Massamba-Débat ne se laissaient pas chatouiller les orteils par les Occidentaux?
Qui se rappelle encore que Charles David Ganao, ministre des affaires étrangères de la RP du Congo avait défendu la cause de l'Afrique aux Nations Unies dans un discours de plus de 2 heures?

Ce que disait le professeur Buakasa sur le Congo (Zaïre) vaut aujourd'hui pour l'Afrique: l’Afrique ne peut même pas s'arrêter de reculer.

L'occident, les nantis et les dirigeants africains se réjouissent.

L'Afrique profonde, l'Afrique de laissés-pour-compte et des souffre-douleur est en train de dépérir.




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Publié dans geostrategy

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