Les footballeurs noirs arrêteront immédiatement tout match à caractère raciste
Aujourd’hui, Mme Bachelot sait l’enfer que les footballeurs d’origine africain vivent chaque fois qu’ils mettent pied dans un stade français. Ils subissent des insultes racistes du début à la fin du match. Si les organisateurs avaient mis fins à ce type de comportement révoltant dans les stades, peut être on n’aura pas arrivé à siffler aujourd’hui l’hymne nationale. Maintenant, il ne suffit plus d’arrêter juste les matchs ou l’hymne nationale sera sifflée, mais tout match insultant. Si rien n'est fait, les footballeurs noirs doivent interrompre tout match où ils seront insultés. Dorenavant, ils n'auront plus d'excuse de ne pas le faire. Hort
Messieurs les footballeurs victimes d’insultes racistes...Ayez le courage de quitter les stades! http://lesogres.org/article.php3?id_article=830
Footballeurs noirs : prototype de l’idiiotie ? http://mboangila.afrikblog.com/archives/2007/05/05/5813810.html
Bachelot siffle la fin du match
Mercredi 15 octobre 2008
Il ne fait pas bon provoquer des incidents dans un stade le mardi. Le mercredi, jour du Conseil des ministres et de la séance télévisée de l'Assemblée Nationale, les politiques peuvent se défouler sur le sujet.
La réaction, semblable à l'émoi provoqué par l'affaire dite de la "banderole anti-ch'ti", du gouvernement ne s'est pas fait attendre. Tout match avant lequel la Marseillaise serait sifflée sera "immédiatement arrêté", a déclaré la ministre des Sports Roselyne Bachelot. "Tout match, où notre hymne national sera sifflé, sera immédiatement arrêté. Les membres du gouvernement quitteront immédiatement l'enceinte sportive où notre hymne national a été sifflé", a affirmé Mme Bachelot. "Quand un match aura donné lieu à de tels sifflets sur notre hymne national, tous les matches amicaux avec le pays concerné seront suspendus pendant un délai qui restera à fixer par le président de la fédération", a-t-elle ajouté.
La décision, prise à la hâte, se veut exemplaire, mais elle n'est pas totalement aboutie. La rencontre en question sera-t-elle suspendue ou définitivement arrêté ? Les spectateurs seront-ils remboursés de leurs places ? La rencontre peut-elle être rejouée ?
Par ailleurs, la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie a demandé mercredi au préfet de Seine-Saint-Denis, où se situe le Stade de France, de signaler officiellement les outrages à l'hymne national au procureur de la République de Bobigny. L'enquête "pourra s'appuyer sur les images filmées au cours de la rencontre, grâce à des caméras professionnelles implantées dans le cadre du dispositif spécifique demandé par le ministre depuis le printemps 2008 pour les matchs à risque". "Les interpellations qui en résulteront déboucheront sur des interdictions administratives de stade", ajoute le ministère.
Impuissant à enrayer ce phénomène qui gangrène le football, le président de la Fédération française de football (FFF), Jean-Pierre Escalettes, convoqué par la président de la République, a déclaré mercredi que le conseil fédéral avait été "choqué, ulcéré et écoeuré" par les sifflets qui ont accompagné la Marseillaise avant le coup d'envoi du match amical France-Tunisie. "Il est intolérable, inadmissible que les hymnes nationaux soient sifflés, a ajouté M. Escalettes. Ce n'est pas la première fois, mais cela devient insupportable. Si le football entraîne des manifestations pareilles, il ne remplit pas sa vocation, qui est de réunir les hommes."