Bavure policière, chômage, prison à douze ans, Quel avenir pour notre jeunesse?

Publié le par hort

Bavure policière, hausse de chômage, prison à douze ans, partout l’avenir des jeunes est sombre. Les émeutes en Grèce nous donnent un aperçu de l’avenir si rien n’est fait rapidement pour changer la politique de ce monde. Si notre jeunesse n’a pas d’avenir, ni d’espoir, pourquoi s’étonner qu’ils brûlent nos villes. Une chose est sure, nous ne pouvons plus faire semblant que les émeutiers sont des quelques voyous. Tant que nous ne changons pas le système capitaliste, les choses ne s’amélioreront pas. Voila pourquoi nous devons redoubler nos efforts pour transmettre la civilisation africaine à la jeunesse africaine pour les aider à garder l'espoir. Hort


Grèce: la crise profonde en annonce-t-elle d’autres en Europe et dans le monde?

http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2008-12-09%2016:17:54&log=invites

 

http://www.liberation.fr/monde/0101303705-emeutes-a-athenes-apres-la-mort-d-un-adolescent?xtor=RSS-450

   Emeutes en Grèce après la mort d'un adolescent

7/12/08

  Agé de 15 ans, Andreas Grigoropoulos a été tué par un policier hier au cours d'affrontements avec les forces de l'ordre. Sa mort a provoqué des émeutes dans plusieurs villes grecques. Une vague de violentes protestations a éclaté dimanche dans plusieurs villes grecques, après la mort la veille à Athènes d'un adolescent tué par un policier. Des groupes de jeunes ont brisé, à l'aide de cocktails Molotov, des vitrines de commerces et banques à Athènes aux côtés de milliers de personnes qui manifestaient contre la mort d'Andréas Grigoropoulos, âgé de 15 ans.

 

Dimanche, une agence d'une firme automobile a été incendiée sur l'avenue centrale Alexandras, où siège la Direction générale de la police, et des façades de banques ont été endommagées par des pierres et objets lancés par les manifestants.La police a dispersé ces manifestants à l'aide de gaz lacrymogènes, mais une dizaine d'entre eux ont été traités sur place pour des problèmes respiratoires. Il y a également eu une douzaine d'interpellations de manifestants, selon la police. Près de 5.000 personnes s'étaient rassemblées en début d'après-midi devant le Musée national, près du quartier d'Exarchia, où l'adolescent a été tué, pour marcher vers le quartier général de la police.

 

Manifestations à Salonique, Patras et Héraklion

 

A Salonique, une dizaine de banques et de commerces ont également été incendiés, les façades des agences de la Banque Nationale de Grèce et de la banque Emporiki ont été endommagées de même que plusieurs magasins de vêtements et supermarchés. Des vitres de la mairie de Salonique, deuxième ville grecque, ont volé en éclats et un véhicule de la chaîne de télévision Alpha a été incendié. A Patras, dans le sud-ouest, un policier a été rué de coups par de jeunes manifestants et hospitalisé. Des banques et voitures ont également été incendiées dans cette ville, selon la police. Plusieurs jeunes avaient commencé à mettre le feu dès dimanche matin devant des banques tandis qu'une vingtaine de voitures étaient incendiées au centre d'Athènes, à Salonique, Patras et Héraklion, chef-lieu de la Crète (sud).

 

Le Premier ministre Caramanlis assure qu'il n'y aura «aucune indulgence» pour le policier. L'adolescent a été tué samedi vers 21 heures à Exarchia, quartier proche des universités, au centre d'Athènes. Il faisait partie d'un groupe de 30 jeunes qui lançaient pierres et divers objets contre le véhicule de deux policiers. L'un d'eux est sorti et a tiré trois balles en direction de la victime, touché mortellement à la poitrine. Des centaines de manifestants, majoritairement du quartier d'Exarchia, étaient descendus peu après dans les rues pour protester contre "l'arbitraire" des policiers, scandant des slogans contre le gouvernement de droite de Costas Caramanlis et de son ministre de l'Intérieur, Prokopis Pavlopoulos.M. Caramanlis a assuré qu'il n'y aurait "aucune indulgence" envers les responsables de la mort de l'adolescent dans une lettre de condoléances à sa famille. "Comme tous les Grecs, je ressens une douleur profonde. Je sais que rien ne peux soulager votre douleur. Je voudrais vous assurer qu'il n'y aura aucune indulgence" pour les responsables "et que l'Etat veillera à ce que cette tragédie ne se répète pas", lit-on dans la lettre.

 

Un commissaire suspendu, deux policiers arrêtés

 

M. Pavlopoulos et la police ont également exprimé leur "profonde douleur" pour cet incident "isolé" et ordonné une enquête, dont trois procureurs ont été chargés. Le chef du commissariat d'Exarchia a été supendu et les deux policiers qui se trouvaient à bord du véhicule visé par les manifestants samedi ont été arrêtés, celui qui a tiré sur le jeune homme pour "homicide volontaire" et le second pour "complicité". Le parti socialiste Pasok (opposition) a condamné l'incident, comme tous les partis de gauche, dont ils rendent responsables les "dirigeants politiques et la police". M. Pavlopoulos et son secrétaire d'Etat, Panayotis Hinofotis, avaient offert dans la nuit leur démission mais le Premier ministre les a refusées.

 

http://actualite.aol.fr/chomage-au-plus-haut-depuis-15/article/20081205084718362342173

 

Chômage au plus haut depuis 15 ans aux Etats-Unis, les marchés européens plongent

Samedi 6 Décembre 2008

 

L'annonce d'une forte hausse du taux de chômage aux Etats-Unis a fait plonger vendredi les marchés européens malgré les baisses de taux d'intérêt annoncées la veille, mais Wall Street, désormais blindée face aux mauvaises nouvelles, a tiré son épingle du jeu. Le taux de chômage américain a atteint 6,7%, son plus haut niveau depuis 15 ans, selon le département du Travail: plus d'un demi-million de personnes ont perdu leur travail en novembre dans ce pays, ce qui n'était pas arrivé depuis 34 ans. Les économistes tablaient sur 325.000. Le nombre des chômeurs aux Etats-Unis dépasse désormais les 10 millions. Le ministère en dénombrait 10,3 millions en novembre, soit 2,7 millions de plus qu'au début de l'année. Depuis le début officiel de la récession aux Etats-Unis, en décembre 2007, le taux de chômage a augmenté de 1,7 point de pourcentage et il faut remonter à octobre 1993 pour retrouver un taux supérieur à 6,7%. Ces statistiques sont "abominables, tout simplement abominables", commentait à Londres le cabinet Capital Economics.

 

La Maison Blanche s'est dite "très inquiète", tandis que le président élu Barack Obama appelait à des mesures "urgentes" pour aider les Américains à retrouver un emploi et stimuler l'économie. Les Bourses européennes ont réagi brutalement à ces chiffres: la Bourse de Paris a plongé de 5,48% à la clôture pour s'établir sous les 3.000 points, Londres a cédé 2,74%, Francfort 4,0% et l'indice européen Eurostoxx 50 4,92%. En revanche, Wall Street, qui avait fort mal commencé la journée, a terminé en hausse de 3,09%, le Dow Jones s'inscrivant à 8.635,42 points grâce à une reprise inattendue des valeurs financières. Signe que les mauvaises nouvelles sont totalement anticipées par le marché qui ne s'étonne plus de rien, selon un analyste. Autre signe de dégradation, les crédits à la consommation aux Etats-Unis ont rechuté en octobre, reculant de 1,6% en rythme annuel, après avoir baissé en août et progressé en septembre.

 

Le marché du pétrole a aussi accusé le coup des chiffres noirs du chômage américain car une baisse sensible de la consommation de brut est redoutée du fait de l'aggravation de la récession. Les cours du baril de Brent sont tombés vendredi sous 40 dollars à Londres pour la première fois depuis près de quatre ans. Les cours ont perdu plus de 100 dollars, soit plus des deux tiers de leur valeur, depuis leurs records du 11 juillet à plus de 147 dollars. Face à la dégradation accélérée de l'activité, les banques centrales du vieux continent avaient pourtant fortement réagi jeudi. Pour la zone euro, la BCE a ainsi abaissé de 0,75 point de pourcentage à 2,50% son principal taux directeur.

 

Mais cela n'a pas suffi à convaincre les marchés, pas plus que le plan de relance français de 26 milliards d'euros ou encore les 750 millions annoncés par la Suède vendredi. "Personne ne s'attend à ce que l'économie européenne a atteint son plancher et commence à rebondir grâce à ces baisses de taux", a jugé Kazuhiro Takahashi, analyste chez Daiwa Securities SMBC. Les investisseurs semblent avoir surtout retenu les commentaires pessimistes du président de la BCE, Jean-Claude Trichet, qui prévoit un recul du Produit intérieur brut de 0,5% en 2009 dans la zone euro. Dans la première économie de la zone, l'Allemagne, en récession depuis le trimestre dernier, les perspectives s'assombrissent de jour en jour. La Bundesbank s'attend à un recul du PIB de 0,8% en 2009 et l'industrie a vu le niveau de ses commandes chuter en octobre, avec une baisse de 6,1%.

 

Autre souci d'inquiétude, la situation des trois constructeurs automobiles américains, General Motors, Ford et Chrysler. Les dirigeants des trois groupes, qui espèrent arracher une aide jugée vitale de 34 milliards de dollars du Congrès, ont été à nouveau auditionnés vendredi par le Congrès. Le président George W. Bush a estimé que les constructeurs devaient apporter la preuve de leur viabilité à long terme pour obtenir une aide publique. L'argent leur sera versé à condition que "ces compagnies fassent les choix difficiles dans tous leurs secteurs d'activités et prouvent que non seulement elles peuvent survivre, mais prospérer", a-t-il dit. Le Wall Street Journal a rapporté que Chrysler avait déjà recruté un cabinet d'avocats spécialisé dans les faillites.

 

La crise du secteur automobile n'épargne personne: les ventes de l'allemand BMW se sont effondrées de 25,4% en novembre sur un an. Et Honda, le deuxième constructeur japonais, a annoncé son retrait de la Formule 1, où il était présent depuis les années 1960.Premières victimes de la crise automobile, les travailleurs intérimaires. Le grand syndicat allemand des services, Verdi, s'attend à ce que "dans le pire des cas, 120.000 personnes perdent leur travail" dans le secteur de l'intérim. Et au Japon, quelque 21.000 suppressions de postes par des ouvriers sous contrat à durée déterminée ou intérimaires ont été annoncées dans une quarantaine de grandes entreprises.

 

http://actualite.aol.fr/actualite-france/la-prison-des-12-ans-bon/article/20081203023051819170242

 

La prison dès 12 ans: "bon sens" selon Dati, "réactionnaire" pour ses détracteurs

3/12/08

 

La prison dès 12 ans dans certaines affaires criminelles est envisagée par Rachida Dati qui estime que la sanction pénale à partir de cet âge relève du "bon sens", ce que les syndicats de magistrats et d'éducateurs dénoncent comme une "vision réactionnaire".Une commission présidée par l'universitaire André Varinard a remis mercredi à la garde des Sceaux un rapport sur la réforme de la justice des mineurs et de son fondement, l'ordonnance du 2 février 1945. Ces 70 propositions de "réforme d'un texte quasi mythique" qui fait primer l'éducation sur la sanction, selon les termes de M. Varinard, suscitent déjà la controverse. Celle fixant à 12 ans l'âge minimum de responsabilité pénale, à partir duquel on peut être poursuivi et emprisonné, est la plus critiquée. Aujourd'hui possible dès 13 ans, l'incarcération serait dès lors envisageable à 12 ans uniquement "en matière criminelle" selon le rapport. Devant le tollé suscité, le Premier ministre, François Fillon, avait prévenu dès vendredi qu'il ne fallait "pas considérer que les rapports sont des décisions".

 

L'accueil réservé mercredi par Rachida Dati au rapport qu'elle a commandé en avril laisse pourtant entrevoir des décisions dès 2009. "Dire qu'un mineur d'aujourd'hui peut justifier une sanction pénale à partir de 12 ans me semble correspondre au bon sens", a déclaré la ministre en ajoutant que "sanctionner ne veut pas dire emprisonner". Mais "les juges pour mineurs doivent pouvoir disposer d'une palette de réponses adaptées" allant jusqu'à "l'incarcération" qui doit revêtir un "caractère exceptionnel", a ajouté Mme Dati.

 

André Varinard a expliqué que juger un enfant de 12 ans responsable pénalement était "raisonnable" et correspondait à une "réalité sociologique incontestable: le rajeunissement de la délinquance". Cela ne devrait en outre concerner qu'"entre quinze et vingt mineurs par an", a estimé l'universitaire. "Un mineur a besoin d'autorité" qui "doit être exercée avec autant de fermeté que d'humanité. C'est la ligne directrice de la réforme que nous souhaitons" à l'horizon de "la fin du premier trimestre 2009", a affirmé Mme Dati. Selon des chiffres évoqués par la ministre, la minorité pénale est fixée à 10 ans en Suisse et en Angleterre, 12 ans aux Pays-Bas, 14 ans en Allemagne, Espagne et Italie.

 

Le principal syndicat de magistrats, l'USM, et le syndicat d'éducateurs UNSA-PJJ ont toutefois précisé que l'incarcération en matière criminelle n'était possible qu'à partir de 14 ans "dans la quasi totalité des pays européens". Abaisser à 12 ans l'âge plancher pour une incarcération est "idiot" et risque de "braquer" contre une réforme qui comporte par ailleurs de "très bonnes choses", a commenté l'ancienne garde des Sceaux socialiste Marylise Lebranchu. Au sein de la majorité, le chef de file des députés UMP Jean-François Copé avait estimé mardi que le terme de prison "n'est pas le bon" pour les mineurs de 12 ans et que "le vrai sujet" n'est pas d'emprisonner mais "de pouvoir accueillir, encadrer et donc sauver un certain nombre de ces gosses".

 

Le Syndicat de la magistrature (SM, gauche) a pour sa part dénoncé "une vision réactionnaire et répressive de l'enfance". Le principal syndicat d'éducateurs, le SNPES-PJJ, a prévu de déposer jeudi un préavis de grève pour "s'opposer à la liquidation de l'ordonnance de 1945 et à l'ambition éducative dont elle était porteur.

Publié dans world

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article