Mobilisation grandissante contre le fichier Edvige

Publié le par hort

 
 Le fichier Edvige, la guerre contre le terrorisme, la propagande de la peur et de l’insécurité dans nos villes, etcetera, sont partie intégrante du même problème. Pendant des siècles, les classes dirigeantes de la planète ont pu maintenir leur pouvoir et leur contrôle sur la majorité, uniquement par la violence, la peur et l’ignorance. Mais l'ère de l'information menace de mettre fin à cet état de choses. Même la Chine, le pays le plus fermé au monde en ce qui concerne de l’information, n’arrive plus à filtrer toute l’information de ses citoyens. Cela inquiète les maîtres du monde. Ils se demandent comment ils peuvent continuer à maintenir leur contrôle et leur pouvoir sur une population mondiale qui devient de plus en plus informé? Ainsi, ce fichier n’est qu’une de différents stratèges que la classe dirigeante est en train de mettre en place, dont le seul but est de maintenir le statut quo. La réaction contre ce ficher montre cependant que, plus les gens deviennent informés, moins  ils sont préts à accepter leur contraints. On constate que de plus en plus, les gens remisent en question  l'église, les ecoles, aussi que les médias, qui sont les principaux vecteurs de filtrage de l'information à la population.  Voila la racine du problème . Hort

 

Video: Rencontre secret des maîtres du monde

http://www.dailymotion.com/related/xst8l_edf-apprentis-sorciers_politics/video/x135er_les-maitres-du-monde_events

 

Un collectif lance une journée nationale d'actions contre le fichier Edvige le 16 octobre, jour de la Sainte-Edwige

Mercredi 10 Septembre 2008

 

L'UMP a demandé lundi de ne pas "caricaturer" le débat et le Premier ministre François Fillon a rappelé à l'ordre le ministre de la Défense Hervé Morin, qui a dit se "poser un certain nombre de questions".  L'opposition, gauche et Modem, les centrales syndicales, les organisations de défense des droits, ont réclamé le retrait d'un fichier symbole d'une "société du flicage", selon le leader de la CGT, Bernard Thibault.

 

Le bureau national du PS a estimé mardi soir que le "début de changement de pied du gouvernement ne répond pas du tout à ce qui est dénoncé" par les opposants à ce dispositif. La présidente du Medef Laurence Parisot a demandé des "explications", exprimant des réserves entendues dans la majorité, également chez la secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme Rama Yade.  Mais les douze organisations du collectif "Non à Edvige" (LDH, CFDT, CGT, Aides...) ne désarment pas. "Nous continuons de demander très fermement le retrait pur et simple" du fichier, a assuré Hélène Franco, du Syndicat de la magistrature. Une pétition en ligne avait recueilli mardi 130.000 signatures pour l'abandon d'Edvige. Des recours en annulation d'Edvige et Cristina ont été déposés devant le Conseil d'Etat, qui doit rendre sa décision à la fin de l'année.

 

Mobilisation grandissante contre le fichier Edvige, l'Elysée intervient

 

L'Elysée a tenté mardi la carte de l'apaisement sur le fichier Edvige, Nicolas Sarkozy demandant à la ministre de l'Intérieur "d'ouvrir rapidement une concertation" face à la vague de protestations que suscite ce fichier policier, tandis que Michèle Alliot-Marie a proposé "une loi" garantissant les libertés publiques. L'Elysée a indiqué à l'AFP que le président Sarkozy avait demandé à Mme Alliot-Marie d'"ouvrir rapidement une concertation" qui devra être "suivie de décisions pour protéger les libertés". Le fichier Edvige (pour "exploitation documentaire et valorisation de l'information générale"), institué par un décret paru le 1er juillet, permet une large collecte d'informations "à caractère personnel" sur toute personne "susceptible de porter atteinte à l'ordre public", dès 13 ans, ainsi que sur les responsables politiques et syndicaux.  

 

Selon une source proche du dossier, pourraient être "évacués" du fichier les renseignements concernant l'orientation sexuelle et la santé des personnes. De même source, "l'opportunité" de ficher "les personnalités" est également "largement mise en cause". Parallèlement, Mme Alliot-Marie a déclaré mardi sur RTL : "les libertés publiques relèvent souvent de la loi. J'ai un certain nombre de lois en préparation et nous pourrions inscrire ces garanties (protégeant les libertés publiques) dans la loi".

 

Le fichier Edvige

 

Plus tôt dans la journée et alors que les opposants ont appelé à accentuer la mobilisation, notamment le 16 octobre pour la Sainte-Edwige, la ministre s'était dite prête à accorder "le droit à l'oubli" pour les mineurs recensés dans le fichier dès lors qu'ils n'auraient pas commis d'infraction au bout d'un certain temps. Ce geste répond à une demande de la Commission nationale de l'Informatique et des libertés (Cnil). Au contraire de l'ancien fichier des Renseignements généraux (RG) qu'il remplace, Edvige permet de recenser les mineurs dès leur âge de responsabilité pénale (13 ans) et centralise des données informatiques, là où les anciennes fiches RG étaient collectées au niveau départemental et sur papier.

 

Francois Fillon (d) et Hervé Morin le 2' juillet 2008 à Paris.

Le 1er juillet est également paru un décret instituant un autre fichier, secret-défense celui-là, baptisé Cristina (pour "centralisation du renseignement intérieur pour la sécurité du territoire et les intérêts nationaux") et mis à la disposition des services policiers antiterroristes.

  

Internet: Google tente de convaincre qu'il n'est pas Big Brother
 Mardi 9 Septembre 2008,


Après des pressions particulièrement fortes en Europe, le moteur de recherche Google a réduit de moitié la durée pendant laquelle il stocke certaines des données privées des internautes, répliquant à ceux qui l'accusent de les espionner à grande échelle. "Jusqu'ici, nous avons conservé les historiques (de recherche) pendant 18 mois. Avec la nouvelle politique, nous rendrons anonymes les adresses IP dans nos historiques de serveurs après neuf mois", a indiqué mardi Peter Fleischer, conseil de Google pour les questions de données privées, lors d'une conférence téléphonique.

 

Tout ordinateur qui se connecte à internet est identifié par un numéro d'adresse IP. En le mettant en rapport avec un historique des recherches, on peut définir les intérêts de l'utilisateur, ses tendances politiques, religieuses ou sexuelles, ses loisirs... Ce genre d'informations est particulière recherché par les publicitaires en ligne, qui peuvent ainsi cibler leurs annonces. L'an dernier, Google avait réduit une première fois sa durée de stockage de 24 à 18 mois, poussant ses concurrents à prendre des mesures similaires.

 

La nouvelle réduction "nous met devant le reste du secteur", s'est félicité mardi Peter Fleischer, rappelant que Microsoft conservait les données 18 mois et Yahoo! 13 mois. "C'est un effort dans la bonne direction et si ça peut permettre à d'autres compagnies sur le marché d'aller dans la même direction, c'est bon à prendre", a commenté Emilie Barrau, une juriste de l'association européenne de consommateurs BEUC. Un bémol toutefois: le procédé technique pour "anonymiser" les données reste à déterminer. "Il faut que ce soit irréversible", prévient Emilie Barrau. Et "ils ne l'ont pas décidé tout seuls, ils l'ont décidé sous la pression des autorités de régulation européenne", souligne-t-elle.

 

Google lui-même reconnaît que sa décision, même si elle s'appliquera dans le monde entier, répond à un avis publié il y a quelques mois par le groupe des organismes européens de protection des données, qui compte parmi ses membres la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) française. Ces organismes estimaient que les moteurs de recherche n'avaient aucune raison de stocker plus de six mois des informations sur les internautes. La soif d'informations des géants de la toile suscite une méfiance grandissante de la part des consommateurs, qui voient en eux des versions modernes de Big Brother. C'est particulièrement vrai pour Google, premier moteur de recherche mondial avec environ deux tiers des recherches, loin devant Yahoo! et les sites de Microsoft.

 

Les critiques s'étaient faites plus vives l'an passé, tant en Europe qu'aux Etats-Unis, quand Google a décidé de racheter la régie publicitaire en ligne DoubleClick, spécialisée dans la fourniture de publicités "sur mesure" grâce aux informations collectées sur les internautes. Google a aussi eu des problèmes avec son logiciel "Street View", qui fournit des photos interactives et à 360 degrés de certaines villes. Il a dû le doter d'une reconnaissance automatique des visages et des plaques d'immatriculation, afin de pouvoir les flouter. La technique n'est "pas parfaite" mais "s'améliore avec le temps", a noté Peter Fleischer, assurant qu'il n'y avait encore eu aucune plainte.

 

Autre accusé, le navigateur internet Chrome, mis en ligne par Google dans une version expérimentale il y a tout juste une semaine mais déjà soupçonné d'être un nouvel outil de collecte d'informations. Google a pourtant tenté de devancer les critiques en le dotant d'un mode dit "incognito": l'internaute peut s'assurer qu'aucune de ses données de navigation ne sera stockée dans un cookie, un petit logiciel espion installé sur son ordinateur.



Les internautes chinois prennent de plus en plus de libertés et inquiètent

 

Contrôlés sur le plan politique, les internautes chinois, les plus nombreux au monde, se défoulent sur les sujets de société à tel point que certains responsables s'inquiètent. Surfant sur la bienveillance du gouvernement central, des "chevaliers blancs" utilisent de plus en plus la Toile pour dévoiler les combines des notables locaux corrompus, avec détails croustillants à l'appui.

 

Wang Peirong, un professeur d'université de 47 ans, a attiré ces dernières semaines les projecteurs de la presse traditionnelle après avoir étalé, dans son blog, la vie privée d'un secrétaire du Parti de Xuzhou, dans l'est de la Chine, polygame et cupide. Avec photos à l'appui fournies par la femme trompée. Il avait auparavant alerté à plusieurs reprises les autorités, mais sans résultat. Quelques jours après la diffusion sur l'internet, le cadre était limogé et interpellé. "Si je n'avais pas utilisé l'internet, il n'y aurait pas eu ce résultat, j'avais soulevé le problème, mais personne n'en avait tenu compte", explique à l'AFP M. Wang. "Plus de 90% des internautes me soutiennent, mais pour qu'ils s'engagent vraiment il faudra du temps, l'environnement actuel n'est pas favorable, il n'y a pas de mécanisme pour protéger les gens qui osent parler", dit-il.

 

Cependant, cet étalage de la vie privée conduit de plus en plus à des abus, symbolisés par le "renrou sousuo", littéralement "la recherche à base de chair humaine". Sous ce nom barbare se cache un service de recherche lancé notamment par mop.com, un portail axé sur le divertissement et très populaire auprès des jeunes Chinois. L'idée est simple: se baser sur la participation des internautes pour tenter d'identifier des personnes ou rechercher de l'information. Mais avec la force des internautes chinois, désormais les premiers au monde avec 253 millions de personnes, et faute de réglementation, cette recherche peut tourner à la "chasse à l'homme".

 

Au centre de presse des Jeux Olympiques de Pékin,

le 1er août 2008


Une étudiante de Chongqing en a fait les frais après le séisme meurtrier de mai dans le sud-ouest. "Pourquoi il n'a pas été plus fort, il n'y a pas eu assez de morts", avait-elle écrit sur un site de discussion. L'humour noir a déclenché la traque des internautes outrés, qui, grâce à "la recherche à base de chair humaine", ont retrouvé ses coordonnées. Harcelée, la jeune fille a dû suspendre ses études...

 

Les exemples de dénonciation publique de ce genre sont de plus en plus nombreux et certains s'inquiètent de ces atteintes à la vie privée. Depuis des mois, le débat sur le "renrou sousuo" agite les médias officiels. En août, il est reparti de plus belle après la proposition d'un parlementaire de réglementer la pratique du "renrou sousuo" afin d'éviter la diffusion de données privées comme les adresses ou les numéros de téléphone. Pour Chang Ping, éditorialiste au Southern Weekly, "le +renrou sousuo+ n'est qu'un outil, c'est comme un couteau, ce n'est pas parce qu'il peut blesser qu'il faut l'interdire". Guo Haitao, un des responsables de CCW Research, une société d'études spécialisée dans le secteur informatique, estime que cet outil est malgré tout utile.

 

"Si l'on regarde les effets de certains sites, d'un point de vue général, c'est plutôt positif, cela apporte beaucoup au développement de l'internet en Chine", dit-il à l'AFP. "Dans le même temps, c'est un progrès pour la société et le public, pour moi il y a plus d'avantages que de désavantages, les gens doivent le considérer de manière positive", ajoute-t-il.

 

Publié dans geostrategy

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