Qu’est il réellement arrivé le 11 Septembre? Le monde ne sait toujours pas ( in English)

Publié le par hort

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Le jour où j'ai appris que le gouvernement américain a permis à la famille de Ben
  Laden (suspect numèro un dans les attentats) de quitter les Etat-Unis immédiatement après les attentats, alors que le reste du monde ne pouvait ni entrer ni quitter leur territoire, je savais que la version officielle du 11 Septembre n’etait pas vrai. Le deuxième problème est que le gouvernement américain veut nous faire croire que le pays le plus avancé militairement n’avait aucun contrôle sur son espace aérien, tandis que des pilotes amateurs pouvaient en faire ce qu'ils voulaient ce jour là. Nous ne pouvons pas avaler un tel mensonge. Il y a d’autres questions troublantes. Par exemple, certaines personnes se sont enrichit en Bourse parce qu'ils avaient une connaissance préalable des attentats. Qui sont-ils? Pourquoi n'a t'on toujours pas fait une enquête pour savoir? Aussi, pourquoi le bâtiment sept, qui n'a pas été touché par les avions a-t-il effondre? Ce ne sont là que quelques-unes des nombreuses questions troublantes qui n'ont toujours pas eu de réponses à ce jour. Par conséquent, de nombreuses personnes à conclure que c'est le gouvernement américain lui-même qui a procédé à ces attaques. À la lumière de ce qui s'est passé depuis, une telle idée n'est pas absurde. Pour les personnes qui pensent que l'idée est grotesque, puis-je leur rappeler que c'était les gouvernements occidentaux, en collaboration avec l'église catholique qui ont decidé d'exterminer les Indiens et prendre leurs terres il y a 500 ans. Ce sont ces mêmes gouvernements qui se sont allés ensuite en Afrique pour exproprier les terres des africains, d'exterminer et de mettre ses peuples en esclavage. Pire encore, c’est leurs héritiers qui continuent à nous gouverner aujourd'hui à travers le système le plus inhumain jamais inventé par l'homme, le capitalisme (la globalisation.) A travers ce système, ils  brutalisent et exploitent légalement les gens tout autour de la planète et ne s'arrêteront à rien, surtout pas au meurtre, pour maintenir leur pouvoir et leur contrôle. Ils sont tellement brilliant diaboliquement, qu'ils ont pu arriver à nous faire croire qu'ils sont des démocrates qui défendent des valeurs morales et éthiques et qui ne travaillent que pour le bien-être de l'humanité tandis que la réalité est tout autre. Nous devons cesser d'être dupe. Hort

 

 

Video à regarder : Le 11 Septembre exposé

http://www.dailymotion.com/video/x1pzgk_le-11-septembre-expose_news

 
http://www.reopen911.info/News/2008/06/08/quest-il-arrive-au-batiment-7/

“Qu’est-il arrivé au bâtiment 7 ?”

 Par Peter Barber

du Financial Times

Publié le 6 Juin 2008

 

Pour les « truthers » [NdT : les chercheurs de la vérité sur le 11 Septembre], le bâtiment 7, le troisième bâtiment du World Trade Center qui s’est effondré le 11 Septembre, est la preuve que les grands médias font partie de la conspiration. Ce jour-là, la BBC a évoqué la chute du bâtiment presque une demi-heure avant qu’il ne se produise. La journaliste Jane Standley a annoncé à 16h54, heure de la côte Est, que la tour s’était effondrée alors qu’elle était encore debout en arrière-plan.

 

Le bâtiment est tombé 26 minutes plus tard, sept heures après les Twin Towers. Lorsque la vidéo de Standley est passée sur YouTube, les truthers ont bombardé le site de la BBC de questions et d’accusations. Richard Porter, le directeur de la BBC World News, a été contraint de nier que l’information provenait d’instructions de l’équipe Bush. Il a dit que la BBC avait confondu les mises en garde des pompiers sur l’effondrement imminent du bâtiment avec le fait que cela avait déjà eu lieu. Il a souligné la confusion de la journée pour expliquer une telle erreur. CNN avait déjà signalé des rumeurs selon lesquelles un troisième bâtiment s’était effondré ou était sur le point de le faire.Mais dans l’esprit des truthers, cette explication a été discréditée quand Porter a admis que la BBC n’avait plus l’original des bandes de ce reportage.

 

Le bâtiment 7 est révélateur aux yeux des truthers pour d’autres raisons également. Ils veulent savoir comment un gratte-ciel moderne en acier peut s’effondrer du seul fait d’un incendie sans même avoir été percuté par un avion de ligne. Les 47 étages du WTC7 se sont effondrés verticalement, quasiment à la vitesse de la chute libre, en grande partie sur eux-mêmes : toutes les caractéristiques d’une démolition contrôlée, font remarquer les sceptiques [de la version officielle]. Le bâtiment 7 comptait certains locataires particulièrement intéressants.Les principaux occupants étaient la banque Salomon Brothers, mais aux 9e et 10e étages se trouvaient les services secrets. Sur les trois étages au-dessus il y avait la Securities and Exchange Commission [service de régulation des marchés boursiers, équivalent de la COB]. Le New York Times a rapporté que le bâtiment abritait également un bureau secret de la CIA consacré à l’espionnage et au recrutement des diplomates étrangers basés à l’Organisation des Nations Unies. La perte de cette cellule a « gravement perturbé » certaines opérations de renseignement, a-t-il écrit.

 

La CIA partageait un étage avec un bureau du Département de la Défense et l’Internal Revenue Service [l’équivalent du fisc].L’effondrement de l’immeuble a également détruit les bureaux du centre des opérations de gestion des situations d’urgence de la ville de New York au 23e étage. Ce qui accentua le chaos ce jour-là.Les truthers ont mis l’accent sur une remarque de Larry Silverstein, propriétaire du bâtiment, l’après-midi du 11 Septembre, à un commandant des pompiers : il a dit qu’ils devaient "tirer" [« pull »] le bâtiment car la défaillance du système d’incendie avait laissé le feu le ravager toute la journée. Les sceptiques affirment que "tirer", c’est un terme de jargon employé dans l’industrie pour dire « démolir ». Le site Debunking911.com fait remarquer que le terme signifie exactement faire s’écrouler un bâtiment en le tirant loin d’un autre à l’aide de câbles. Le porte-parole de Silverstein a déclaré plus tard que Silverstein avait dit au chef des pompiers que le plus important était de protéger la vie des pompiers, y compris en les « tirant » [c-à-d en les évacuant] hors du bâtiment si nécessaire.

 

L’Institut National américain des Normes et de la Technologie (NIST) a commencé à enquêter sur l’effondrement du bâtiment 7 en même temps que sur celui des Tours Jumelles en 2002, mais en séparant les 2 enquêtes. Ils ne présenteront pas de rapport avant le mois d’août. Ce délai alimente les suspicions selon lesquelles les fonctionnaires ont du mal à trouver une explication plausible leur permettant de dissimuler la vérité. Le NIST dit que les travaux ont été ralentis par la complexité du système de modélisation qui simule l’effondrement du moment où il commence jusqu’au sol. Le NIST ajoute que 80 autres cartons de documents en lien avec le WTC7 ont été trouvés et doivent être analysés. Le NIST travaille sur l’hypothèse selon laquelle l’incendie et/ou les débris enflammés de l’effondrement de la tour nord (qui a laissé une longue balafre sur le côté sud du bâtiment 7) ont sérieusement endommagé une partie importante de la structure qui soutenait 186 m² de la tour. Les autres étages n’ont pas été en mesure de redistribuer les charges, et l’ensemble de la structure s’est effondrée sur elle-même. Le fait que la chute ait été provoquée par une défaillance interne expliquerait la ressemblance avec une démolition contrôlée laissant un petit champ de débris.

 

On peut trouver l’influence des truthers dans cette ligne d’un rapport intermédiaire datant de 2004 : « Bien que le NIST n’ait pas trouvé de preuves d’explosion ou de démolition contrôlée, le NIST tient à déterminer l’ampleur des scénarios hypothétiques d’explosions qui pourraient avoir conduit à la défaillance structurelle d’un ou plusieurs éléments. » La BBC, quant à elle, doit encore convaincre certains de ses détracteurs. Elle a voulu filmer les séminaires du « 9/11TruthLA » à l’église presbytérienne Emmanuel de Los Angeles, mais les organisateurs l’en ont empêchée, mettant en avant [la couverture médiatique originelle de la BBC sur] le bâtiment 7.

 

D’autres articles à lire

 A qui profite le crime

http://www.syti.net/AttentatsUS2.html

115 mensonges sur les attentats du 11 septembre

http://www.voltairenet.org/article143694.html

11 septembre 2001 : le nouveau film qui dérange l’Amérique

http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=8104

Les oubliés du 11 Septembre

http://www.photosapiens.com/Toxic-New-York-Gilibert-Francesca_4026.html

Jean-Marie Bigard sur le 11 septembre: "Je demande pardon"
http://celebrite.aol.fr/jean-marie-bigard-affaire-bigard-apres-ses-declarations-concernant-le-11-septembre-je-demande-pardon-/people-purepeople-news-14985/p-p_p/article_id/news/article.html

Videos à propos des attentats du 7 juillet 2005 à Londres:
http://www.prisonplanet.com/articles/july2005/110705bombingexercises.htm
Disponible sur le FTP sous LX/depots/A_VOIR_ou_Ecouter/London_terror_games_20050707_ItvNews.wmv
(texte
http://www.prisonplanet.com/articles/july2005/090705bombingexercises.htm)
http://www.infowars.net/Pages/Aug05/020805Aswat.html

et aussi, à lire: http://www.infowars.com/articles/London_attack/7-7_final_word.htm

  11 septembre 1973, coup d’Etat au Chili
http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2008-09-08%2019:25:01&log=invites

 
11 septembre : réaction à chaud sur une curieuse émission télé  Mes 'Questions à la Une'
Michel Collon
11 septembre 2008


Ce 10 septembre, la télévision belge RTBF a diffusé une curieuse émission : « 11 septembre: nous a-t-on caché la vérité? - Bloggeurs et journalistes: la guerre de l'info ? »

Nous encourageons chacun à la visionner (elle passera sans doute sur TV5 Monde ?). Car elle pose des questions fort actuelles, qui interpellent toute démarche d'info citoyenne. Malheureusement, pour des journalistes qui ont mis en avant le sérieux et la déontologie, on ne peut pas dire qu'ils les aient eux-mêmes respectés. L'émission s'appelant Questions à la Une (beaucoup mieux inspirée d'habitude et même courageuse parfois), c'est donc le moment de leur adresser ces « Questions à la Une »...

Question 1 : Est-il déontologique de réduire tous ceux qui se posent des questions sur le 11 septembre à des fous obsédés, antisémites et manipulés par l'extrême droite, comme l'a fait l'émission ? Beaucoup de gens dans le monde, notamment des scientifiques, des journalistes réputés et des gens de gauche, mettent en doute la version officielle de l'administration Bush.

Par exemple, sur l'effondrement du troisième bâtiment, j'ai entendu des avis de physiciens dans un sens et dans l'autre. N'ayant pu consacrer à une question aussi complexe le temps qu'il faudrait pour me faire un avis personnel, je ne me suis jamais prononcé. Je n'ai pas été convaincu par les arguments de ReOpen ni ceux de Thierry Meyssan. Mais la version officielle présente de nombreuses incohérences. Ce que j'apprécierais, c'est qu'il y ait un débat sérieux, avec échange des arguments entre partisans des diverses thèses afin que le public puisse se faire une opinion.

Je suis agacé par les super - conspirationnistes qui voient des complots partout. Mais l'acharnement de la RTBF contre tous les blogueurs (voir plus loin) m'a fait l'effet d'une super - théorie du complot. Ce matin, 11 septembre, le quotidien belge Le Soir publie un dossier de deux pages, beaucoup plus équilibré que la RTBF, sur les doutes raisonnables qui entourent la version officielle de l'administration Bush.

Question 2 : Est-il déontologique de passer sous silence la troisième hypothèse ? En 2003, le chercheur belge Peter Franssen publiait 11 septembre : Pourquoi ils ont laissé faire les pirates de l'air ? Il relevait les invraisemblances manifestes de la version Bush. Et il émettait une hypothèse que je trouve intéressante. Des services secrets US et sans doute certains responsables politiques US (pas Bush personnellement bien sûr, c'est une marionnette) auraient été au courant qu'un attentat se préparait (il y avait eu beaucoup d'avertissements venant de services étrangers). Ils auraient laissé faire car ils avaient besoin d'un nouveau Pearl Harbour. Et pourquoi ?

Parce que l'administration Bush avait élaboré un programme (intitulé Project for a New American Century) de recolonisation brutale de régions stratégiques, liées au pétrole, qu'elle avait besoin de prétextes pour envahir l'Irak et l'Afghanistan (et d'autres pays encore), que l'administration Bush à ses débuts patinait lamentablement et que le 11 septembre a été une aubaine pour ces gens-là.

Le 11 septembre 2001, à 18 h 40, à peine dix heures après les attentats, Donald Rumsfeld, ministre US de la Guerre, interpelle un sénateur démocrate : « Ce qui s'est passé aujourd'hui suffit-il à vous convaincre que ce pays doit, de toute urgence, accroître ses dépenses pour la défense et que l'argent pour financer ces dépenses militaires doit être prélevé, si nécessaire, dans les caisses de la Sécurité sociale. »

« Si nécessaire » ? Quelle hypocrisie ! Rumsfeld sait très bien que l'argent ne peut venir que de la Sécu. Et c'est sur cet argent que, depuis longtemps, il compte faire main basse pour enrichir le complexe militaro-industriel (dont il fait lui-même partie) !

Tout ça fournit un mobile, au moins pour l'hypothèse n° 3, mais ne fournit pas de preuves, reconnaissons-le. Voilà pourquoi une enquête objective serait tellement nécessaire. Des millions de gens n'ont-ils pas été victimes de la prétendue 'guerre contre le terrorisme' ? Alors que les talibans offraient de livrer ben Laden et que Bush a refusé ! Ca ne pose toujours pas de questions à nos courageux journalistes ? Il est vrai que quelques mois plus tôt, Questions à la Une avait essayé de démolir le film de Michaël Moore avec des arguments assez lamentables également.

Le vrai courage en télé serait d'investiguer sans tabous sur les dessous de la « guerre contre le terrorisme ».

Question N° 3 : Est-il déontologique d'attaquer Internet et les blogueurs, tous dans le même sac ? Oui, il y a sur Internet des fous et des obsédés. Comme dans la société réelle. Oui, Internet augmente leur impact et crée des risques. Mais est-il honnête de ne présenter d'Internet que le pire, des blogueurs farfelus ou suspects, et de censurer le meilleur ? Les images finales de l'émission : un faux JT RTBF, présenté par son vrai présentateur, qui qualifiait Internet de 'insultes à gogo' et de défoulement étaient d'une incroyable bassesse.

Cette fois, Questions à la Une a employé les pires procédés. Pour réfuter les critiques adressées aux médias traditionnels, on les caricature grossièrement. Alors que des auteurs sérieux comme Chomsky, Ramonet, Bricmont Morelli, Geuens et d'autres ont publié des travaux sérieux avec des preuves sur des médiamensonges précis, travaux que la RTBF ignore soigneusement, c'est devenu dans l'émission, je cite : « Tous les journalistes seraient pourris, payés pour cacher la vérité alors que les internautes seraient tous indépendants ». N'est-ce pas une caricature grossière !

Les critiques ne défendent pas cette thèse. Par exemple, dans mon livre Attention, médias (Les médiamensonges de la guerre du Golfe), j'avais, comme Chomsky, présenté une analyse en termes de système des médias. L'émission n'a pas cessé de confondre 'médias' et 'journalistes'. Or, ce ne sont pas les journalistes qui décident, ce sont les patrons des grands médias. Dont la majorité représente une catégorie sociale très limitée puisqu'il faut être milliardaire pour posséder une télé ou un empire de presse.

La question-clé dans la guerre de l'info, c'est en effet la question du pouvoir sur les médias. Les médias des multinationales Lagardère, Berlusconi, Murdoch et Cie ne sont pas des 'informateurs', ce sont des armes de guerre économique et politique. Et malheureusement, les médias publics ont de moins en moins d'indépendance, autocensurés par le poids énorme de la publicité des multinationales et par les complicités au sommet avec les mêmes milieux économiques et politiques.

La différence n'est pas entre info Internet ou pas Internet. De nouveaux médias, commerciaux, se lancent aussi sur Internet et ils sont également soumis aux mêmes règles de concurrence, de course à la rentabilité et à la pub, de production rapide, de non vérification. La différence est entre info marchandise (soumise à la pub) ou info citoyenne (mais avec des critères de rigueur). Internet offre de nouvelles possibilités. Nous y reviendrons dans un prochain texte.

Question n° 4 : Pourquoi avez-vous escamoté la question essentielle ?
L'émission constate : « Sur Internet de plus en plus de citoyens engagés font concurrence aux journalistes traditionnels ». Elle ne cesse de se lamenter sur la 'perte de confiance' envers les médias traditionnels. Puis, elle se lance dans un plaidoyer de mauvaise foi pour discréditer les internautes et restaurer le prestige de la carte de presse.

Mais vous avez escamoté la question essentielle : d'où provient cette perte de confiance ? Pourquoi les gens ne croient-ils plus automatiquement ce qu'on leur raconte à la télé ? Voilà la question intéressante, non ?

Un élément de réponse ? A chaque grande guerre, l'opinion publique a été manipulée par des médiamensonges. Les gouvernements et les armées engagent des dizaines de 'spin doctors', spécialistes de l'intox. Comment avez-vous réagi ? Avez-vous lancé une grande enquête, un grand débat ? Avez-vous été plus prudents dans vos JT en donnant aussi la parole aux critiques, en rappelant les manipulations passées ?

C'est le moment d'ajouter un témoignage personnel. On me demande souvent (sur Internet, désolé !) comment les médias réagissent à mes travaux sur les médiamensonges. Et pourquoi on ne voit pratiquement jamais à la télé des travaux comme les miens. J'en profite pour répondre à tout le monde sur ce point. Il faut distinguer deux périodes...

Mon premier livre sur les médiamensonges du Golfe, paru en 1992, a été censuré par Le Soir, Le Monde, Libération, et les télés françaises (faut dire qu'ils y étaient pris la main dans le sac), mais pas par la RTBF bien que celle-ci ait également été critiquée. Ce fut une exception remarquable. Entre 92 et 94, j'ai été invité à plusieurs émissions, on a même publié ma contribution dans la revue interne de la RTBF et les discussions étaient très positives. Plus tard, j'ai aussi eu l'occasion de participer à trois débats de feu L'Ecran - Témoin ou Lieu Public. Mais par la suite, ces émissions de véritables débats sont passés à la trappe, et les gens comme moi sont persona non grata à la RTBF également. Pressions politiques ?

Question n° 5 : Les médias publics ne devraient-ils pas se différencier ?
Finalement, comment juger cette émission ? Certes, on peut comprendre l'agacement des journalistes honnêtes qui n'aiment pas de se faire traiter de pourris. Mais leur émission n'ouvrait pas un vrai débat, il le refermait. En effet, pour nous aussi, journalistes alternatifs sur Internet, la fiabilité de l'info qui circule sur le Net pose de vrais problèmes. Mais il existe des critères pour trier le vrai du faux. Nous y reviendrons dans de prochains courriers.

La RTBF a produit non pas une émission pour débattre, mais une attaque en dessous de la ceinture, inspirée par la panique. Comme les quotidiens, la télé est en crise, ses revenus publicitaires sont concurrencés par le média qui monte : Internet. Brandir la carte de presse officielle comme un sésame garantissant l'infaillibilité était pathétique, quand on pense à tous les médiamensonges qui ont été relayés (et parfois même produits) par des journalistes avec carte.

La frilosité de la RTBF s'explique-t-elle par la crainte de perdre de l'audience, et donc des recettes publicitaires ? Je suis convaincu qu'une télé publique qui jouerait le jeu et qui mènerait des investigations sans tabous sur les médiamensonges, retrouverait au contraire sa crédibilité. Les gens sont attachés à la qualité de l'info qu'on leur donne, c'est pour ça qu'ils passent de plus en plus de temps à chercher sur Internet.

Le service public veut sauver sa peau ? Il aurait un rôle à jouer. Ca passe par la suppression de la publicité, le relèvement des dotations publiques (peut-être par un impôt sur la pub justement), la lutte contre la mainmise des partis dominants sur la télé (comme sur la Justice et d'autres services publics).

Et par le développement d'un vrai débat sur les médiamensonges et la qualité de l'info. Avec des citoyens traités en adultes et pas en consommateurs passifs.

Chiche ?
Michel Collon
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Le livre Attention, médias! est épuisé, on peut en trouver des pages gratuites sur : Livre Attention, médias!

 

Publié dans War-Racism

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