Après l’Asie du sud-est, le tourisme sexuel s’étend à l’Afrique

Publié le par hort

Le tourisme sexuel en Afrique part 1.

 

Après l’Asie du sud-est, le fléau s’étend à l’Afrique.

 

lundi 21 avril 2008 |

 par Soulstar

 

Bien qu’ officiellement il n’existe pas, le tourisme sexuel est devenu un véritable fléau sur le continent. L’Asie du Sud-Est était réputée pour être une plaque tournante, elle se fait aujourd’hui talonner de près par l’Afrique

 

 

L’Afrique regorge de coins touristiques, ce n’est une surprise pour personne, ce continent a toujours été « le paradis » pour nombre de touristes. Un simple touriste bon sur tous rapports dans son pays, peut y devenir un véritable piranha. L’Afrique souffre toujours aujourd’hui de l’absence d’un véritable pouvoir judiciaire (l’arche de Zoé est certainement l’exemple le plus flagrant), beaucoup de pédophiles peuvent facilement échapper aux mailles du filet, et il n’est pas rare de trouver leurs « méfaits » sur Internet. Au Sénégal, une dizaine personnes se sont fait arrêter, mais cela reste encore très faible comparé à l’ampleur du fléau. L’Office Mondial du Tourisme estime à plus de 2 millions le nombre d’enfants sexuellement exploités dans le monde.

 

Reste à savoir qui est à blâmer. Les occidentaux sont bien sur montrés du doigt. Scotland Yard publiait en aout 2000 que la « clientèle » est composée à 96% d’hommes, 73% étant de race blanche, 75% sont mariés et 91% se disent croyants. Mais la culpabilité se doit d’être partagée. Si dans les hôtels des plaques signalent l’engagement à lutter contre la pédophilie, officieusement, un touriste n’a qu’à décrocher son téléphone pour signaler, qu’il lui manque « quelque chose ». Toujours au Sénégal, (désolé pour tous les nombreux sénégalais qui nous lisent) il est devenu presque banal de voir un touriste sur la plage se faisant « aborder » par des gens non scrupuleux qui détiennent parfois tout un réseau. La pauvreté, et le manque de scolarisation n’ont fait qu’accentuer un phénomène longtemps « toléré » à cause des enjeux économiques que représente cette importante manne financière. Parce que bien entendu, un touriste restera bien plus longtemps dans un pays, s’il a tout ce qu’il veut. Plus il reste longtemps plus c’est de l’argent dépensé.

 

Pour certains, il est bien sur commode de fermer les yeux. Quand l’argent parle, la justice se tait. Pour d’autres, la fierté, l’honneur et la vérité sont beaucoup plus importants. Mahamodo, le chef d’un village de l’île Nosy Be au large du Madagascar a su imposer ses valeurs pour faire condamner un skipper suisse qui venait régulièrement « s’approvisionner » Ce pédophile suisse était convaincu que personne, ici, ne viendrait lui chercher noise. Et qu’il lui suffirait d’offrir quelques boîtes de médicaments aux villageois pour pouvoir abuser, en toute impunité, des petites filles aux pieds nus invitées à monter à bord de son voilier, ancré à quelques mètres de la plage. Après une longue bataille, il a fini par être condamné, au mois d’octobre 2007, par une cour d’appel malgache à cinq ans de prison ferme pour viol et pédophilie [1]

 

A ce jour, Cinq états ont adopté un plan national contre ce fléau (Sénégal, Afrique du Sud, Angola, Maurice et Togo). L’Ile du Cap-Vert est en passe de devenir la nouvelle proie des prédateurs. Alarmant quand on sait qu’on est plus loin de la situation des Philippines qui ont carrément adopté des agences de voyage qui vous emmène découvrir les pratiques sexuelles d’un autre pays ou d’assouvir des pulsions sur des jeunes filles ou garçons vierges.

 

 

 

Le tourisme sexuel en Afrique. Part 2

 

« Echange voyage tous frais payés en Europe contre orgasme »…

 

lundi 28 avril 2008

 par Soulstar

 

Certains disent que c’est de l’amour, certains disent que c’est un échange de bons procédés, d’autres préfèrent le mot « prostitution ». Aujourd’hui dans les rues de Paris, certains couples sont pour le moins… troublants

 

 Beaucoup de gens comme vous et moi (surtout moi) ont dû être interpellés en voyant de belles jeunes femmes noires avec des personnes âgées de type européen. Cette scène est toujours accompagnée de la question suivante : « mais qu’est-ce qu’elle fout avec ce vieillard » ? Ou encore des jeunes garçons habillés « à la cainri » main dans la main avec une dame âgée de quarante ans ou plus. Ce genre de couple qu’on retrouve principalement dans les beaux quartiers, est devenu depuis quelques années un véritable phénomène de mode. Beaucoup franchissent le pas en faisant un voyage dans les pays dits exotiques pour ramener une femme dite « jeune et exotique ». C’est le cas en Gambie, au Cameroun à Cuba ou encore à Saint-Domingue, pour ne citer que ceux là.

 

Le principe est simple, le plus souvent un (e) touriste, très souvent blanc (blanche), la quarantaine bien sonnée, part dans un pays et repère un(e) charmant(e) jeune femme (homme). L’appât du gain et la perspective d’être entretenue étant vraiment très fort dans nos pays d’origine, beaucoup de femmes font l’impasse sur leur sentiment pour se vautrer dans les bras de leur nouveau compagnon, dont parfois elles ignorent même le nom de famille. Jusqu’ici rien de nouveau, mais en revanche on assiste de plus en plus à une chasse à l’homme de la part des européennes qui partent dans les pays du sud pour se payer du bon temps. Sous couvert de « blablabla je t’aime blablabla t’es la femme de ma vie » beaucoup de nos frères offrent leurs services contre un certain assistanat, ces femmes contre quelques orgasmes offrent une partie de leur luxe, et aussi parfois un voyage tous frais payés en Europe.

 

Cette pratique est très répandue à Cuba, ces jeunes femmes que l’on appelle « jineteras » sont des accompagnatrices, mot détourné pour ne pas employer le terme « prostituée ». Il s’agit d’accompagner un touriste partout où il va tout en profitant de son train de vie. Pour les « remercier », ces jeunes filles finissent souvent au lit. En 1998, plus de 3 000 européens se sont mariés avec une cubaine. Ils ne tiennent cependant pas longtemps, vu qu’ils ont surtout servis, pour la fille à quitter le pays, et pour l’époux à vivre une aventure exotique avec une jeune et jolie fille. Tout le monde est content ? Pas vraiment, il n’est pas rare de retrouver ces mêmes jeunes filles sur les trottoirs français.

 

 

 

 

S’il est bien un domaine qui a su profiter de ce filon, c’est bien Internet. Certains sites, sous couvert de l’appellation « site de rencontre » prônent directement ou indirectement ces procédés douteux. On peut citer des noms ou pas ? On me signale dans mon oreillette qu’en cas de procès les charges d’avocats seront à mes frais, donc poursuivons. Ces sites proposent une rencontre entre « chevaliers blancs qui recherche une femme black, une miss ébène, etc… ». Bien entendu, officiellement le site ne fait rien de mal mais en regardant de plus près, il est assez troublant de voir que beaucoup de « mariages express » se font à partir de ces sites.

 

Plus surprenant cette fois, un célèbre site communautaire que l’on va appeler euh… **** a provoqué l’indignation de ses nombreux lecteurs en vantant les mérites d’être une Escort-girl, métier grâce auquel l’on pouvait trouver le grand amour…

 

D'autres articles à lire

La Prostitution : profession ou exploitation ? http://www.csf.gouv.qc.ca/telechargement/publications/RechercheProstitutionProfessionOuExploitation.pdf

Légiférer contre la violence sexuelle: l'expérience kenyane

http://www.whrnet.org/docs/entrevue-ndungu-0609.html

L’Afrique, malheureusement, reste la terre de prédilection de ces prédateurs prêts à faire subir à d’innocents gosses leur perversité

http://barro.blog4ever.com/blog/lirarticle-66428-447905.html

Mon Combat contre la Prostitution - Le Livre d’Amely James

http://www.buddhachannel.tv/portail/spip.php?article717

 

 

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