M. Sarkozy se comporte exactement comme les jeunes des banlieux qu’il critique : Les deux agissent sans reflechir.

Publié le par hort

 
 
Les réactions après l'incident entre Sarkozy et un visiteur du salon de l'Agriculture
 
25 février 15:38 - PARIS (AFP) - Le ministre de l'Agriculture, Michel Barnier, évoquant l'incident qui a opposé samedi Nicolas Sarkozy à un visiteur au salon de l'Agriculture, a estimé lundi que le président avait répondu "d'homme à homme" à quelqu'un qui "l'agressait verbalement
 
Le président de la République a répondu clairement mais assez calmement, il n'était pas du tout énervé (...) à quelqu'un qui l'agressait", a déclaré M. Barnier à Europe 1. Le ministre, qui se trouvait au côté du chef de l'Etat lors de l'inauguration du salon, a indiqué ne pas avoir entendu les mots prononcés.
 
La visite de Nicolas Sarkozy au Salon de l'agriculture samedi a été marquée par un échange d'invectives entre un visiteur et le président, séquence filmée qui a été diffusée dans la soirée sur le site leparisien.fr. Cette séquence vidéo qui montrait notamment M. Sarkozy répondant au visiteur: "Casse-toi alors, pauvre con", a été visionnée plus de 1,2 million de fois, selon le compteur du site du Parisien.
 
La vidéo avait également été postée sur YouTube et Dailymotion, mais elle a rapidement disparu de ce site, sans explication. Cette vidéo montre le chef de l'Etat, très entouré et souriant, prenant un bain de foule et serrant des mains, quand un visiteur d'un certain âge et portant des lunettes, lui lance: "ah non, touche-moi pas". "Casse-toi, alors", répond M. Sarkozy. "Tu me salis", enchaîne le badaud. "Casse-toi alors, pauvre con", réplique le président.
 
Le ministre du Travail Xavier Bertrand a déclaré lundi matin sur RMC qu'on n'avait "pas le droit d'humilier le président de la République" en référence aux propos "blessants" selon lui tenus samedi par un visiteur du Salon de l'Agriculture, à qui Nicolas Sarkozy a vertement répondu."J'en ai marre de ce sytème qui est complètement insensé, où on ne retient que cinq secondes de cette visite au Salon de l'Agriculture", a ajouté M. Bertrand, qui était interrogé par RMC sur ce vif échange. Selon lui, M. Sarkozy a "prononcé" lors de cette visite "un discours fondateur pour l'agriculture (...) Et qu'est-ce qu'on retient ? cinq secondes", a-t-il déploré.
 
Le premier secrétaire du PS, François Hollande a jugé "insupportable que le président ne soit pas exemplaire", estimant qu'il "ne doit pas se comporter comme n'importe quel citoyen". En tant que président de la République, "on ne rentre pas dans un conflit avec quelqu'un qui ne vous serre pas la main", a-t-il souligné sur Canal+.Bertrand Delanoë, maire-candidat PS de Paris, interrogé sur l'algarade de Nicolas Sarkozy samedi, a jugé qu'il y avait des "sujets sur lesquels il était le plus important de réagir", citant pouvoir d'achat, inflation ou "respect du Conseil constitutionnel".
 
"Le reste, c'est quand même moins important", a-t-il observé, en marge de sa visite au Salon de l'agriculture.Julien Dray, porte-parole du PS, s'est quant à lui demandé si Nicolas Sarkozy n'était "pas un peu à cran", après l'algarade du chef de l'Etat avec un visiteur samedi au Salon de l'agriculture."La question qu'on peut se poser depuis quelques semaines, c'est de savoir s'il n'est pas un peu à cran", a jugé M. Dray sur RMC. "Tout lui était passé et puis, tout d'un coup, il a le sentiment qu'il y a une sorte de revers. Il ne doit pas comprendre".
 
Le 6 novembre, une autre algarade avait également suscité de nombreuses réactions chez les internautes: elle avait opposé le président à un marin-pêcheur du Guilvinec, "Juju", Julien Guillamet, 21 ans qui, perché sur une terrasse de la criée de ce port breton, l'avait invectivé. M. Sarkozy lui avait demandé de descendre s'expliquer. "Si je descends, je te mets un coup de boule", avait répliqué le jeune homme, sautant une barrière avant d'être arrêté par les services de sécurité. "Juju" avait ensuite été invité à faire partie d'une délégation de pêcheurs reçue en janvier à l'Elysée.
 
En juin 2007, des images de Nicolas Sarkozy lors d'une conférence de presse au G8 -où des internautes avaient vu des signes d'ébriété- avaient été visionnées plus de neuf millions de fois sur internet, une semaine après leur mise en ligne.
 
 

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