Pourquoi cherche-t-on à blanchir le "Visage vivant de Toutankamoun" ?

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Pourquoi cherche-t-on à blanchir le "Visage vivant d’Amon" ?

Critique de la reconstitution française du Roi africain Toutankhamon

 

 

Toutantkahamon, à savoir "Le Visage vivant d’Amon" fait l’objet d’une vaste cabale de falsification de son image dans les médias internationaux.

Il convient d’expliquer pourquoi la reconstitution actuelle ne saurait satisfaire les spécialistes africains.

1- Origine de l’égyptologie :

Le français Jean François Champollion (1790 - 1832), considéré comme le père de l’égyptologie, est à l’origine de la découverte du système de lecture des hiéroglyphes en 1822, près de 20 ans après le rétablissement de l’esclavage par Bonaparte (sauf à Haïti) [1].

Le courant idéologique qui prévaut alors en Europe est par conséquent essentiellement raciste. Chercheur intègre, Champollion attesta néanmoins du lien de parenté entre les Égyptiens anciens et les Nubiens (après avoir observé les fresques murales des tombes royales), en écrivant : « "On trouve aussi les Egyptiens et les Africains représentés de la même manière, ce qui ne pouvait être autrement ; mais les Namou (Sémites) et les Tamhou (Indo-européens), offrent d’importantes et curieuses variantes" [2].

Autre témoignage de JF Champollion [3] : "les Egyptiens seraient une race propre à l’Afrique (...) La constitution physique, les moeurs, les usages et l’organisation sociale des Egyptiens, n’avaient jadis, en effet, que de très faibles analogies avec l’état naturel et politique des peuples de l’Asie occidentale, leurs plus proches voisins".

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JEAN FRANCOIS CHAMPOLLION

Et nous pouvons encore citer cette nouvelle déclaration de JF Champollion [4] : "Les premières tribus qui peuplèrent l’Egypte, c’est-à-dire la vallée du Nil, entre la cataracte d’Osouan et la mer, venaient de l’Abyssinie ou du Sennar. Mais il est impossible de fixer l’époque de cette première migration, excessivement antique. Les anciens Egyptiens appartenaient à une race d’hommes tout à fait semblable aux Kennous ou Barabras, habitants actuels de la Nubie. On ne retrouve dans les Coptes d’Egypte aucun des traits caractéristiques de l’ancienne population égyptienne. Les Coptes sont le résultat du mélange confus de toutes les nations qui successivement, ont dominé sur l’Egypte. On a tort de vouloir retrouver chez eux les traits principaux de la vieille race".

Quelques autres personnalités françaises se sont aussi démarquées du courant idéologique xénophobe des « Lumières », à savoir :

-  Le compte de Volney (1757 - 1820) qui entreprit de visiter seul l’Égypte en 1793 et qui nous a légué dans son récit de voyage intitulé « Voyage en Syrie et en Egypte » [5] , la déclaration suivante : « cette race d’hommes noirs, aujourd’hui notre esclave et l’objet de nos mépris, est celle-là même à qui nous devons nos arts, nos sciences et jusqu’à l’usage de la parole ».

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LE COMTE DE VOLNEY

-  Dominique Vivant Denon (1747 - 1825), artiste de talent, fut le dessinateur en chef de l’expédition de Bonaparte (1798-1799). Sa contribution à la création de musées en France est considérable, comme en témoigne le musée du Louvre : "La personnalité de Dominique Vivant Denon (1747-1825) est complexe et ses intérêts multiples. Héritier des Encyclopédistes, auteur d’un roman érotique Point de lendemain, et de livres de voyages, propriétaire du Gilles de Watteau (et d’autres chefs-d’œuvre), il fut aussi le plus âgé des compagnons de Bonaparte lors de la campagne d’Egypte et l’un des introducteurs de la lithographie en France. D’une prodigieuse activité, il fut surtout le premier directeur du musée du Louvre et, en quelque sorte, le père des musées tels que nous les concevons aujourd’hui".

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D. VIVANT DENON

A propos du Sphinx et des sculptures égyptiennes, son testament officiel confirme la thèse de l’origine africaine des anciens habitants de l’Egypte : « "Quant au caractère de leur figure humaine, n’empruntant rien des autres nations, ils ont copié leur propre nature, qui était plus gracieuse que belle. ... en tout, le caractère africain, dont le Nègre est la charge, et peut-être le principe » [6]

-  L’égyptologue français Emile Amélineau (1850 - 1915, Collège de France). Pendant longtemps, les chercheurs se sont basés sur la chronologie royale dressée par le prêtre Manéthon à l’époque des Ptolémées. On n’avait que très peu d’information sur les premières dynasties et surtout aucune tombe, ni aucune stèle. C’est Emile Amélineau qui en menant des fouilles sur le site d’Abydos, en haute Egypte, a découvert les tombes des ces rois très anciens, comme ce roi-serpent dont la stèle est exposée au Louvre. C’est dans une nécropole nommée Oumm el-Ga’ab que ces découvertes ont été fiates. Il s’agit d’une série de tombes (énormes mastabas en brique de terre crue et en pierre) contenant des offrandes funéraires. Bien que ses méthodes de fouilles furent critiquées, son analyse historiographique éclaire ceux qui veulent remonter aux origines de la civilisation pharaonique : « La civilisation égyptienne, cela ressort parfaitement de ce qui précède, est non d’origine asiatique, mais d’origine africaine, d’origine négroïde quoique cette assertion puisse paraître paradoxale. On n’est pas habitué, en effet, à doter la race nègre ou les races voisines de trop d’intelligences, d’assez d’intelligence même pour avoir pu faire les première découvertes nécessaires à la civilisation, et cependant, il n’y a pas une seule des tribus habitant l’intérieur de l’Afrique qui n’ait possédé et qui ne possède encore l’une quelconque de ces premières découvertes ! » [7].

Au Colloque international du Caire organisé par l’UNESCO en 1974, des spécialistes français, réticents à l’origine à admettre l’africanité des égyptiens anciens, vont sous l’argumentation scientifique développée par les professeurs Cheikh Anta Diop et Théophile Obenga, changer d’avis.

Ainsi, le professeur LECLANT « a insisté sur le caractère africain de la civilisation égyptienne » et le professeur VERCOUTTER a déclaré que, pour lui, « l’Égypte était africaine dans son écriture, dans sa culture et dans sa manière de penser ». [8]

Depuis, d’autres déclarations de chercheurs français, sont à rajouter au crédit de la thèse africaine. Ainsi, Béatrix Midant-Reynes (archéologue, chargé de recherche au CNRS) [9], a écrit dans son livre intitulé « Aux origines de l’Égypte, 2003 » : «  L’Égypte est en Afrique. Évidence trop longtemps superbement ignorée pour focaliser les grands courants civilisateurs vers un brillant Orient  » [10].

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BEATRIX MIDANT REYNES

Spécialiste du site d’Adaïma (Haute Egypte), Béatrix Midant-Reynes a réalisé des fouilles qui attestent de l’origine africaine des Egyptiens anciens. Son confrère, l’anthropologue Eric Croubezy de l’Université Paul Sabatier à Toulouse a étudié des momies entreposées dans des sépultures (plus de 500 corps y ont été exhumés et daté de 3700 avant J. C.). Leur conclusion après étude de deux momies est la suivante :

"Ces deux hommes adultes, inhumés ensemble dans la nécropole d’Adaïma en Egypte, 3700 ans avant notre ère, étaient frères ou cousins, selon l’analyse de leur ADN. Celui-ci s’apparente aussi à des populations d’origine sub-saharienne, ce qui conforte des éléments morphologiques et épidémiologiques concernant l’ensemble de la population". [11]

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ADAÏMA SUR LA CARTE DE L’EGYPTE

Les fouilles révèlent ainsi que l’ensemble de la population d’Egypte prédynastique, il y a 3700 ans, est d’origine négro-africaine. De surcroît, des prélèvements d’ADN ont été effectués par les chercheurs européens du CNRS : donc pas de risque de contamination par de l’ADN négro-africain ! De meme, les éléments morphologiques et épidémiologiques confortent la Négritude des Egyptiens prédynastiques.

Dans la préface du livre intitulé « Égypte pharaonique, 2004 » de Bernadette Menu (égyptologue, historienne du droit et directrice honoraire de recherche au CNRS), il est écrit : « Elle (B. Menu) montre en effet que la formation de l’Etat égyptien n’est pas un hasard mais l’effet de la volonté de quelques grands rois (la « dynastie 0 » et les deux fondateurs), issus de clans ou de lignages originaires du sud, et purement africains ».

D’autre part, le pape de l’archéo-génétique, le suédois Svanté Paabo de l’université d’Uppsala en Suède, a pris le temps d’étudier l’ADN d’un prince égyptien momifié à l’époque de Ptolémée 1er.

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Svanté Paabo

Il a prélevé sur le mollet gauche de la momie classée sous le numéro 721 au musée de Berlin, quelques cellules épidermiques qui ont été analysées. Puis en 1986, c’est autour du foie embaumé d’un prêtre mort il y a 4000 ans d’être analysé. L’origine africaine des Egyptiens n’a pas été remise en question par ces analyses. [12]

Enfin, en éditant en 2005 la traduction en français du « Livre II » de l’historien grec Hérodote (- 482, - 425), les éditons Paléo ont respecté l’esprit des écrits de ce témoin oculaire qui s’est rendu en Egypte, en mentionnant à la lettre sa déclaration :

Le fameux passage (JPEG)

2 Historique des reconstitutions du visage de Toutankhamon :

Tout d’abord, il convient de signaler que la reconstitution du visage de Toutankhamon est une démarche fantaisiste puisque ses contemporains nous ont légué de multiples œuvres d’art (sculptures, peintures...) représentant son vrai visage et de plus nous disposons, depuis la découverte de son tombeau en 1922 par Howard Carter, de sa momie (musée du Caire).

Néanmoins le 10 mai 2005, le Dr Zahi Hawass, Secrétaire Général Du Conseil Suprême des Antiquités Egyptiennes (SCA) présenta à la presse, 3 reconstitutions inédites du visage de Toutankhamon. Cette démarche avait manifestement pour objectif de prendre le contre-pied d’une reconstitution anglaise datant de 2002 et présentée au public dans de nombreuses revues scientifiques à travers le monde.

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Reconstitution faite par l’équipe égyptienne
Khaled Elsaid, biomedical engineer and team leader. Cette reconstitution s’éloigne magistralement du faciès original de Toutankhamon.

 

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Reconstitution faite par l’équipe française
Jean-Noël Vignal, forensic expert, Institut de Recherche Criminelle de la Gendarmerie Nationale, Paris et Elisabeth Daynes, anthropological sculptor, Atelier Daynes, Paris. Cette reconstitution est un non sens.

 

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Reconstitution faite par l’équipe américaine
Susan Antón, physical anthropologist, New York University, New York City et Michael Anderson, forensic sculptor, Yale Peabody Museum, New Haven, Connecticut. Cette reconstitution s’éloigne elle aussi du faciès original.



Ce projet inattendu de reconstitution faciale faisait suite à une reconstitution anglaise faite par le Dr Robin Richard [13] du University College of London, validée par le Science Museum, qui présentait Toutankhamon avec des traits africains. Cette reconstitution fit l’objet d’une vaste campagne médiatique et fut d’ailleurs publiée dans le magazine Sciences & Vie de Décembre 2002.

-  Pour découvrir la reconstitution validée par le Science Museum, cliquez ici (Une fois sur la page, cliquez sur "next" au bas à droite de l’image du masque de Toutankhamon).

Cette démarche avait soulevé l’hostilité de Zahi Hawass, qui fait face à la fronde des Nubiens qui revendiquent à juste titre l’héritage pharaonique, d’où sa volonté de proposer sa propre reconstitution. [14]

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Cette reconstitution fit l’objet d’une publication dans le magazine Sciences & Vie de Décembre 2002
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Physionomie des reconstitutions par rapport à l’original (à droite)

source : http://www.homestead.com/wysinger/kingtutankhamun.html

3- Généalogie de Toutankhamon dévoilant ses racines africaines :

Vainqueur de la guerre contre les Hyksos (envahisseurs étrangers venus de la Syrie) qui avaient dominé l’Egypte sur une période de près de 150 ans, le roi Ahmès (Ahmosis I) monta sur le trône en 1550 avant l’ère chrétienne, réunifia le nord et le sud, fonda la XVIIIème dynastie qui inaugura la période dite du Nouvel Empire (1550 - 1320 avant l’ère chrétienne), période faste de l’histoire de l’Afrique antique.

Son épouse et sœur, n’est autre qu’Ahmès-nefertari [15], la "Divine Epouse d’Amon" (Hemet netjer), dont toutes les représentations soulignent son origine africaine. Il suffit pour cela de constater les magnifiques tresses africaines qu’arbore sa momie [16]

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Momie de la reine Ahmès-Nefertari
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Sculpture du Roi Ahmes
Musée du Louvre.

Entre Ahmès et Toutankhamon, près de 9 générations se sont écoulées. Mais voyons son ascendance proche.

3.1- Père et mère de Toutankhamon :

Toutankhamon (-1345, -1327) est le fils de d’Aménophis IV (qui se fit appeler par la suite Akhenaton) et de Néfertiti. Cependant il convient de se rappeler que le quotidien « USA Today » du 12/08/2003 avait annoncé qu’une équipe d’égyptologues dirigée par le scientifique britannique Joann Fletcher de l’université de York avait découvert la momie de Néfertiti [17] .

La tête de la momie transmise à cette équipe de chercheurs composée entre autre de Damian Schoffield de l’université de Nottingham et à Martin Evison de l’université de Sheffield, fit l’objet via un logiciel d’imagerie 3-D (utilisé par les criminologues lorsqu’ils veulent découvrir le visage d’une victime à partir d’un simple crâne), d’une analyse scientifique. Le résultat obtenu fut celui d’une femme noire. Il convient de noter qu’ils ont tous deux été surpris par le résultats obtenus. Ce résultat avait profondément exaspéré Zahi Hawass, déjà fort mécontent de la reconstitution de 2002.

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NEFERTITI - IMAGE 3D

 

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Nefertiti (Louvre)

3.2- Les grands parents de Toutankhamon :

La grand-mère de Toutankhamon n’est autre que la reine Tiyi épouse d’Aménophis III (1391-1353 avant l’ère chrétienne) et Ministre des Affaires étrangères. D’origine nubienne, elle n’appartenait cependant pas à une lignée royale. Ses parents, Youya et Touya eurent aussi un fils, de fameux Ay (le Divin Ay) qui prit la succession de Toutankhamon à sa mort.

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LE DIVIN AY
TOMBEAU DE TOUTANKHAMON

 

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Aménophis III (Louvre)

Sur une fresque murale Aménophis III est représenté avec des traits typiquement africains (couleur de peau, faciès, cheveux crépus et noirs).

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La reine Tiyi

Un sanctuaire construit en pleine Nubie a même été dédié à la reine Tiyi, dans la ville de Sedeinga nommée aussi Adaya, plus exactement.

Noms de Toutankhamon :

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LE ROI DE HAUTE ET BASSE EGYPTE - NEBKHEPEROURÊ - FILS DE RË - TOUTANKHAMON SOUVERAIN D’HELIOPOLIS DU SUD - VIVANT POUR L’ETERNITE

 

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NEBKHEPEROURÊ

 

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NEBKHEPEROURÊ HEQA MAÂT

 

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TOUTANKHATON

 

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TOUTANKHAMON HEQA IWNW SEMAI
TOUTANKHAMON SOUVERAIN D’HELIOPOLIS DU SUD

Toutankhamon (-1345, - 1327) succéda à son père Akhenaton décédé et à sa sœur Merytaton, elle aussi décédée et monta sur le trône par la force des choses à l’age de 9 ans. Bien qu’ayant épousé Ankhesepaton, sa sœur il est trop jeune pour régner et c’est donc le divin père Aÿ (le frère de la reine Tiyi) qui assurera la gestion du royaume en tant que 1er ministre (Djaty) avec le général des armées Horemheb.

Sous la pression du clergé d’Amon, il modifia son nom de naissance Toutankhaton (image vivante d’Aton) en Toutankhamon (image vivante d’Amon. Son épouse en fit de même), puis le couple quitta définitivement Akhetaton, la cité fondée par Akhenaton son père pour la ville de Thèbes (qui redevint la capitale de l’état pharaonique) où il rétablit le culte national d’Amon. Par la suite, ils s’installèrent à Memphis.

Détails de sa titulature :

-   Nom d’Horus : Taureau puissant qui est beau de naissance

-   Nom de Nebty : Celui dont les lois sont parfaites, qui pacifie l’Egypte et apaise les divinités
-   Nom d’Horus d’or : Celui qui porte les couronnes, qui satisfait les divinités

-   Nom de couronnement : Rê demeure le maître des transformations mystiques, souverain de Maât

-   Nom de naissance : Image vivante d’Aton

-   Nouveau nom de naissance : Image vivante d’Amon

Décédé à l’âge de 18 ans, Toutankhamon connu par conséquent un règne relativement court. Il doit aujourd’hui sa notoriété à la découverte de son extraordinaire tombeau par l’anglais Howard Carter. Les différents objets trouvés dans sa tombe sont aujourd’hui exposés au musée du Caire en Egypte.

Le divin père Aÿ lui succéda sur le trône et devient donc le 12ème roi de la XVIII dynastie, dynastie qui prendra fin avec l’accession royale d’Horemheb.

Conclusion :

Les reconstitutions du roi Toutankhamon à peau blanche exhibées au public via les média, relèvent purement et simplement de la falsification historique.

En effet, si ses grands parents, Aménophis et Tiyi sont noirs, si ses parents Akhenaton et Néfertiti sont noirs, Toutankhamon est forcément de physionomie africaine (CQFD). D’où les statues noires le représentant retrouvées par Howard carter le 4 novembre 1922, lors de la découverte de son tombeau.

 

 

 

 

 
 

 

 

Références bibliographiques:

 

[1] L’esclavage ne sera abolit qu’en 1848, soit 26 ans après.

[2] CF. Lettres et jounaux du voyage en Egypte.

[3] CF. Précis du système hiéroglyphique des anciens Egyptiens, 1828, p. 456

[4] CF. Lettres écrites d’Egypte et de Nubie en 1828 et 1929, p. 429-430

[5] Volney, Oeuvres tome troisième, Voyage en Egypte et en Syrie, Considérations sur la guerre des Turcs, éd. fayard.

[6] Vivant DENON, Voyage dans la Basse et le Haute Égypte pendant les campagnes du Général BONAPARTE, Paris, 1ere édition Didot l’Aîné, 1802 ; réédition, Pygmalion/Gérard Watelet, 1990, p. 109..

[7] Cf. Les nouvelles fouilles d’Abydos, 1895-1896, compte-rendu in extenso des fouilles..., E. Leroux, Paris, 1901.

[8] Cf. Les Actes du Colloque du Caire. Il convient de mentionner que ces déclarations ont été signées par leurs auteurs sur l’original du rapport.

[9] Chercheur au CNRS (UMR 150, laboratoire d’anthropologie de Toulouse), présidente de l’association Archéo-Nil, Béatrix Midant-Reynes dirige les fouilles du site prédynastique d’Adaïma.

[10] Cf. Article “Noiceur des Egyptiens anciens : la messe est dite” de René Louis Etilé sur Africamaat.com.

[11] (CF. Eric Crubery, Christine Keyser et Bertrand Ludes, Les surprises de l’ADN ancien, la recherche, mai 2002, n° 353, Page 46 ou encore : Adaïma II - LA NECROPOLE PREDYNASTIQUE ERIC CRUBEZY , THIERRY JANIN, BEATRIX MIDANT REYNES IF 887, FIFAO 47, 2002).

[12] (Cf. Ross Philipp, Des fossiles éloquents, revue "Pour la science", juillet 1992, n° 177, Page 52-58).

[13] Dr Robin Richard : PhD Physical Chemistry, Imperial College of Science and Technology, London, UK

[14] Il convient de rappeler que la présence des Arabes en Egypte remonte à peine au VIIème siècle de notre ère. Par conséquent, cette présence étant très récente ceux-ci ne peuvent scientifiquement revendiquer l’héritage pharoanique. Cela n’empêche pourtant pas les média français de les encourager sur cette voie falsificatrice.

[15] Elle succéda à deux autres reines célèbres : sa grand-mère Tétishery et sa mère Ahhotep I.

[16] Sur la négritude la reine, lire Aboubacry Moussa Lam : L’Affaire des momies royales : La vérité sur la reine AHMES- NEFERTARI, éd. Khepera & Présence Africaine. .

[17] Le 9 juin 2003, l’archéologue anglaise Joanne Fletcher, professeur à l’Université de York, annonça qu’une des momies découvertes en 1898 dans la tombe KV35 de la Vallée des Rois, mais non encore identifiée, serait celle de la reine. Après la reconstitution, Zahi Hawass, directeur de l’ESCA (Egypt’s Supreme Council for Antiquities) refusa d’admettre que cette momie était celle de Néfertiti.

 

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