La seule rupture qui vaille est celle qui sera orchestrée par les Noirs

Publié le par hort

Nombreux sont ceux qui ont cru à la rupture «Sarkozyenne » annoncée en grande pompe et qui aujourd’hui se sentent consternés par l’attitude du sémillant président français à l’aune de la politique africaine de l’Elysée. Excès de naïveté ? Mauvaise appréciation de la situation ? Fait est que ceux des Africains qui ont vu en Sarkozy le lamineur de la fin des rapports calamiteux entre l’Afrique et la France sont aujourd’hui à le regretter amèrement et encore plus depuis son retour de son périple en Afrique.   

De quelle rupture s’agissait-il donc ?
 
Bien avant son discours d’investiture, Nicolas Sarkozy avait déjà annoncé la couleur de sa rupture et aujourd’hui à moins d’être mentalement aveugle, elle est reconnaissable à ses actes. Il ne s’agit pas pour lui de rompre avec les vieilles recettes qui font les « bons mets de la françafrique » et son récent voyage en Afrique vient de le prouver si besoin était.
 
 Le politiquement correct ou l’hypocrisie des rapports entre la France décisionnaire blanche et profonde et ses immigrés, à part quelques exceptions, a fait place à l’expression crue et décomplexée et qui confortera l’idée selon laquelle dès qu’un Noir pose son pied en France, dès qu’il voit le jour dans ce Pays, il doit apprendre à se mépriser car la société politique française blanche le lui impose et lui sert le mépris et la haine de soi à volonté et pour certains avec leur accord.

 
C’est la seule vraie rupture opérée par Nicolas Sarkozy. Celle qui laisse libre court à toutes les idées dégradantes, négrophobes possibles, à tous les actes violents et meurtriers à l’endroit des Noirs sans impunité. C’est de cette rupture que parlait le roi de France.
 
 Nicolas Sarkozy, après un camouflet chez Kadhafi, a repris du poil de la bête chez ses « dadais noirs Africains », par un discours gationniste comme jamais il n’a été fait par un dirigeant occidental depuis des années et prouvant que seuls les Noirs sont ainsi capables d’accepter de tels traitements de choc sans broncher et de s’y inscrire.
 
 Croire que la rupture de Nicolas Sarkozy va porter sur les bons rapports existants de la Françafrique, est un acte d’autodestruction que les Africains se sont volontairement laissés prescrire. D’ailleurs je publiais avant le temps, une tribune intitulée (LES FRANCAIS NOIRS (Africains) cherchent Président Français pour les aimer.)
 
 Nicolas Sarkozy, comme aucun autre dirigeant Occidental, n’est prêt à la rupture des rapports qui existent aujourd’hui avec le continent noir et ses enfants, car les rompre c’est scier la branche sur laquelle ils sont tous assis qui leur donne cette assurance de domination. C'est décider signer l'arrêt de vie pour l'occident et la France en particulier. Croire ou avoir cru en la rupture d’avec les comportements gangsters et mafieux est une preuve d’immaturité et aussi de ce refus de mener soi-même le combat en se complaisant dans une attitude attentiste.
 
Car une telle rupture suppose ne peut plus avoir le contrôle sur le continent comme c’est le cas actuellement de la part des Occidentaux d'une part et consisterait à rejeter les instruments de soumission que nous connaissons tous de la part des Africains. Les derniers sont-ils prêts à cet exercice qui demande beaucoup de courage et d'abnégation ? Là est le noeud du problème. Ce n'est pas Sarkozy qui a besoin de la rupture et cela il ne faut jamais l'oublier.
 
 La seule rupture qui vaille est celle qui sera orchestrée par les Noirs et non celle qu’on leur promet et elle consiste à refuser l’endoctrinement dans lequel on les plonge aujourd’hui. La Rupture ne se proclame pas, elle se vit. Elle est comme ce tigre qui ne proclame pas sa tigritude, mais bondit sur sa proie.
 
Et entrer dans ce processus consiste à se considérer comme cet individu qui a entrevu la possibilité de se voir libre, ainsi le disait Albert Memmi “Lorsqu’un opprimé a entrevu la possibilité d’être libre et qu’il accepte d’en payer le prix, il est vain d’espérer encore la paix pour longtemps”.

 
Les Africains sont-ils plus dans l’attitude d’opprimés ou de privilégiés à ce jour ? A en croire le déni par ces derniers de toutes les exactions dont ils ont été victimes par le passé et encore à ce jour, le minimalisme de certains qui les poussent à des compromissions, à se contenter des miettes qu'on veut bien leur accorder, la rupture est encore bien loin de nous.
 
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Publié dans contemporary africa

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