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Quelques extraits d'une interview du philosophe et linguiste américain Noam Chomsky, réalisée par Jon Snow de canal 4. Chomsky nous livre avec sa clairvoyance habituelle ses opinions sur quelques thèmes cruciaux du monde actuel, du terrorisme au changement climatique, en passant par le conflit israélo-palestinien. |
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Terrorisme
La leçon en serait que
le terrorisme a des causes ? A moins de s’en prendre aux causes, on ne résoudra pas le problème. Bien sûr, une bonne part de cela est de l’activité criminelle et toute activité criminelle doit
être réprimée honnêtement et équitablement par le pouvoir judiciaire. Mais à défaut de s’intéresser aux causes du mécontentement, vous vous retrouvez dans la position d’un médecin qui injecterait
du poison à son patient et se demanderait ensuite quel est le meilleur moyen de traiter les symptômes.
Cela n’aurait pas de sens - commencez d’abord par arrêter d’administrer le poison.-
Il y avait des reproches fondés en Irlande du Nord et la Grande Bretagne y était pour une bonne part. Quand la Grande Bretagne cessa finalement de répondre à la terreur par plus de violences
encore et répondit à la terreur en s’attaquant aux problèmes, cela commença enfin à s’améliorer.
La réponse au 11 septembre
Après le 9/11, il y eut un immense mouvement de sympathie pour les Etats-Unis, y compris de la part du mouvement du jihad. Des fatwas furent émises ? Oui, condamnant Osama bin Laden. Comment
répondirent les Etats-Unis ? En s’aliénant les peuples qui commençaient à sympathiser. En envahissant l’Afghanistan et l’Iraq et en alimentant le soutien au terrorisme.
Cela revient à injecter le poison au patient. Et on s‘étonne après cela que le terrorisme croisse. La réponse au 9/11- comme le fit remarquer presque immédiatement l’historien Michael Howard –
aurait dû être : c’est un acte criminel, essayons d’identifier les coupables et amenons les devant la justice pour qu’ils soient jugés de manière équitable.
L’administration Bush s’y est refusée. Il est possible qu’elle aurait pu être en mesure d’extrader al-Qaida et bin Laden. En fait, les Talibans avaient évoqué des possibilités d’extradition si
les Etats-Unis fournissaient des preuves, ce que ferait n’importe quel pays. L’administration Bush a écarté cette proposition et a répondu : nous allons vous bombarder parce que vous ne nous le
livrez pas. Il s’agit là d’un crime majeur qui a reserré les rangs du mouvement jihadiste. L’invasion de l’Irak a achevé la reconstruction d’un puissant mouvement terroriste
mondial.
Résistance non violente en Irak
Jusqu’en novembre 2007, la position officielle des Etats-Unis, confirmée par Bush, consistait à affirmer que tout accord sur le statut des forces en présence devait impliquer le droit à une
présence illimitée de l’armée U.S, y compris par le biais d’importantes bases militaires et bien sûr, un rôle privilégié pour les investisseurs américains.
Deux mois plus tard, Bush était contraint à une marche arrière sur ces positions et , au moins sur papier, à accepter un retrait. Ce sont là d’impressionnantes victoires pour les forces de
résistance non violentes. Les U.S pouvaient tuer des rebelles mais ils ne pouvaient venir à bout de centaines de milliers de personnes manifestant dans les
rues.
L’approche U.S vis à vis de l’Iran
Celui qui verrait cette situation depuis la planète Mars serait renversé par son côté ridicule. Les Etats-Unis disent à l’Iran de mettre fin à son militarisme agressif ! Ainsi, nous
occupons deux de leurs pays frontaliers, les dépenses U.S en armement sont égales à celles du reste du monde, nous leur reprochons des attaques et violations de la charte des Nations Unies et
ainsi de suite…alors que l’Iran n’a envahi personne depuis des siècles, à l’exception de deux îles arabes du golfe que le SHAH a conquises avec le soutien des
Etats-Unis.
Les problèmes de sécurité d’Israël
L’invasion Israélienne de la bande de Gaza en janvier n’avait pas la moindre justification. Ils prétendent qu’ils devaient se défendre d’attaques de roquettes et que cela est admis de manière
générale et notamment par les groupes de défense des droits de l’homme. Mais c’est tout à fait ridicule. Vous n’avez pas le droit de recourir à la force pour vous défendre sans avoir épuisé tous
les moyens de recours pacifiques. Cela leur aurait donné l’occasion d’accepter un cessez-le-feu pour la première fois.
Quand ils en acceptèrent partiellement un cessez-le-feu pendant quelques mois en 2008, il n’y avait plus de roquettes Hamas. Ils n’ont aucun problème de sécurité hormis ceux qu’ils se créent ;
dès lors, aussi longtemps qu’ils préfèrent l’expansion territoriale à la sécurité, ils continueront à avoir un problème de sécurité.
Le poids des espoirs suscités par Obama
Si Barack Obama n’est pas à la hauteur des espérances qu’il a fait naître, deux choses peuvent se produire. Kennedy aussi avait suscité un énorme enthousiasme et il a rapidement déçu. Il avait un
bon appareil de propagande mais quand on regarde d’un peu plus près ses réalisations, il aura sans doute été le président le plus dangereux du 20ème siècle.Les énergies qui furent alors éveillées
se transformèrent en quelque chose de très constructif : l’activisme des années 60. Kennedy n’a certainement pas soutenu le mouvement des droits civiques mais il avait inspiré sa rhétorique et il
s’y est assimilé. C’est une possibilité pour Obama. L’autre possibilité relève du cynisme. Le choix constructif d’Obama va devoir s’appuyer sur le réalisme de la situation actuelle et non sur les
illusions du marketing politique.
Le déficit démocratique des Etats-Unis
L’inconsistance de l’opinion publique aux Etats-Unis est dramatique. Prenons le problème principal de politique intérieure à l’heure actuelle, qui est celui de la santé publique : c’est une
catastrophe. Le débat dont il fait l’objet a de nombreux aspects surréalistes et pas seulement avec Sarah Palin et les groupes de débat sur la mort. Il y avait aussi un article en première page
du New York Times rapportant que l’administration Obama avait passé un accord secret avec l’industrie pharmaceutique par lequel elle s’engageait à ne pas autoriser le gouvernement à recourir aux
appels d’offre pour négocier le prix des médicaments comme on le fait dans tous les autres pays et comme le fait par exemple le Pentagone pour ses achats de trombones.
Mais ça a été rendu légalement impossible aux Etats-Unis. C’est la principale raison pour laquelle le prix des médicaments y est deux fois plus élevé qu’ailleurs dans le monde. Environ 85 % de la
population pense que l’on devrait négocier le prix des médicaments mais on n’en parle pas. En fait, je ne pense pas qu’il soit possible de trouver le résultat d’un sondage sur ce
sujet.
Les progrès en Amérique du Sud
On dit qu’une des
erreurs principales de l’administration Bush a été de se désintéresser de l’Amérique Latine. Cela a sans doute été une des meilleures choses pour l’Amérique Latine. Si les Etats-Unis voulaient
cesser de s’intéresser à eux de la façon dont ils le font habituellement, cela leur laisserait enfin quelques perspectives pour aller de l’avant.
Les Etats-Unis soutiennent les démocraties si, et uniquement si, elles sont conformes à leurs intérêts stratégiques et économiques. En fait, ce qui se produit en Amérique du Sud est
impressionnant.
Pour la première fois depuis des centaines d’années, l’Amérique du Sud commence à prendre ses énormes problèmes à bras le corps. En réalité, de multiples manières, elle est devenue une des
régions les plus intéressantes du globe.
Le manque d’action sur le changement climatique
La catastrophe climatique affectera plus durement les pays les plus pauvres. Ce sera affreux pour certains – Boston pourrait se retrouver sous eau par exemple - mais les pays riches
ont les moyens d’affronter ce problème, les pauvres pas.
Les pays riches doivent faire un choix : allons nous opter pour un futur dans lequel nos petits enfants puissent survivre ou allons-nous choisir les bénéfices à court terme pour le monde des
affaires. Jusqu’ici, c’est manifestement la seconde option qui est retenue.
La situation des droits de l’homme
J’ai toujours été assez
optimiste, c’est à dire que j’ai évité de placer trop haut le niveau de mes espérances. Je pense que si vous regardez la trajectoire de l’Histoire sur une longue période, y compris la plus
récente, vous conclurez à une amélioration sur le plan des droits humains, pas seulement dans le Tiers-Monde mais aussi dans les pays riches.
Prenez par exemple les dernières élections aux Etats-Unis. Le parti démocrate a mis en campagne deux candidats, une femme et un Afro-Américain. C’était inconcevable il y a trente ans et même il y
a vingt ans. Les intellectuels n’aiment pas en parler, mais c’est le résultat de l’activisme des années 60.
Le nouveau livre de Noam Chomsky, Hope and prospect, sera publié par HamishHamilton le 29 octobre.
Source: ICH
Traduit par Oscar Grosjean pour Investig’action.
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« La stigmatisation des quartiers populaires empêche toute critique sociale » |
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Ixchel Delaporte |
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Auteur de nombreux ouvrages, Saïd Bouamama (sociologue, chargé de recherche à l’IFAR (Intervention, ormation, action, recherche) de Lille) revient dans son dernier livre (1) sur vingt ans d’observation et de recherche concernant les rapports entre la paupérisation des quartiers populaires, leur ethnicisation et les idéologies libérales qui en tirent profit. Le sociologue dissèque le culturalisme, présenté souvent comme la seule explication des problèmes des quartiers populaires : leurs habitants ne s’en sortiraient pas du fait d’une religion, d’une culture ou d’un mode de vie différents. Saïd Bouamama dénonce cette posture stigmatisante qui évacue les causes socio-économiques du contexte difficile dans lequel évoluent certains territoires.
L’idéologie de la méritocratie républicaine est de
plus en plus prégnante et sans cesse mise en avant par Nicolas Sarkozy, notamment à destination des quartiers populaires. Comment analysez-vous ce discours ?
Progressivement, un marché ethnicisé du travail s’est mis en place avec des secteurs et des emplois
dont les modes de recrutement et de promotion interne sont fondés sur des critères ethniques. On pourrait croire à une forme de favoritisme ; en réalité, la vraie question est de savoir
quelle est la nature de ces emplois ? L’immigration étant une variable d’ajustement structurelle, les populations précaires et immigrées sont les premières entrées mais aussi les
premières sorties. Cette gestion ethnicisée s’appuie sur une source externe, les sans-papiers, et une source interne, les jeunes issus de l’immigration. Ces derniers sont contraints à
cause de la discrimination de revoir à la baisse leurs prétentions. Combien de jeunes femmes issues de l’immigration, avec des bac+4, des bac+5, sont forcées de travailler dans le
nettoyage industriel ? C’est aberrant. Le marché ethnique du travail est un outil parmi d’autres de la précarisation de la condition salariale.
En quoi cette conception culturaliste va--telle
instaurer des divisions entre "dominés" ?
La culture ouvrière a été massivement déstabilisée dans certains territoires, où le taux de chômage
est passé en vingt ans de 8 % à 45 %. Non seulement les gens ont été mis à la rue, mais on a réussi à leur faire croire qu’ils en étaient responsables. Le travail cristallisait l’image de
la famille. La montée du chômage est allée de pair avec un fort recul de la fierté d’être - ouvrier. Un père que j’interrogeais me - disait : « Comment je peux interdire à mon fils de
rentrer au-delà d’une certaine heure, si je ne le nourris même plus et que je vis de ses allocations ? » La perte objective des emplois n’a même pas pu être compensée par un réseau
associatif, culturel ou politique valorisant. Les dégâts auraient été moindres si on avait eu une offensive culturelle ouvrière.
Pour moi, la gauche française a eu une vision essentialiste des quartiers populaires. C’est-à-dire
qu’elle a sous-estimé la diversité des milieux populaires et les clivages qui pouvaient exister. Les clivages ne sont pas insurmontables si et seulement si on les travaille. Le discours
du « tous des ouvriers » a masqué les inégalités qui étaient en train de se construire. Par ailleurs, la gauche française a considéré les enfants issus de l’immigration comme acquis à la
gauche. Elle n’avait donc pas d’efforts à faire. Autre écueil des partis de gauche : un rapport paternaliste. La gauche n’a pas décolonisé ses esprits et n’a pas pris la mesure du combat.
Pour que ces jeunes Français puissent se reconnaître dans les autres combats, encore faut-il qu’ils soient pris en compte sur leur propre oppression.
Pour moi, ce n’est pas un échec mais un mythe. Le concept d’intégration nous empêche de penser la réalité. L’intégration n’est pas
une formule magique. Il s’agit d’un mythe car même pour les immigrations européennes, il n’y a pas eu « d’intégration nationale » mais une « intégration de classes ». Il paraît impossible
de demander aux immigrés des anciennes colonies françaises d’être dans une logique d’assimilation. Cela - impliquerait l’abandon de leur trajectoire. Le mythe est encore plus
problématique et visible pour les jeunes Français issus de l’immigration qui, eux, sont nés français, socialisés et culturellement français. À ces derniers on pose toujours la question de
l’attestation française. Il s’agit d’une parade pour éluder la vraie question : celle des discriminations racistes comme vecteur de la reproduction des inégalités
sociales.
L’école républicaine a permis à « l’élite » des classes populaires
de pouvoir tirer la famille vers une promotion sociale. Mais l’école reste aussi le lieu, y compris au moment des Trente Glorieuses, où on orientait massivement les enfants d’ouvriers
vers des emplois manuels. La sélection à base de catégories sociales a toujours existé. Le système scolaire continue à fonctionner comme un mécanisme de tri des orientations en
fonction de la classe sociale d’appartenance, mais aussi en fonction de la couleur de peau. On cultive cette focalisation des parents sur l’école comme fonction de réussite sociale. Du
coup, lorsque l’école ne remplit pas le contrat, les parents la fustigent. Ils finissent par perdre de vue que l’école peut d’autant moins pallier les problèmes sociaux que l’État lui
enlève les moyens nécessaires pour donner à tous un enseignement de qualité. Le mythe d’une école qui aurait été inégalitaire permet d’opposer parents et enseignants alors qu’ils sont
victimes des mêmes politiques libérales.
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Le jeu du mensonge ou comment se prépare une guerre d'agression |
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John Pilger |
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9/10/09
En 2001, l’ Observer de Londres a publié une série de reportages qui témoignaient de la « connexion iraquienne » avec Al-Qaeda, allant jusqu’à décrire les bases en Iraq où s’entraînaient les terroristes ainsi qu’un laboratoire où était produit de l’anthrax comme arme de destruction massive. Tout était faux. Fournis par les services secrets US et des exilés iraquiens, ces fables répandues dans les médias Britanniques et US ont aidé Georges Bush et Tony Blair à lancer une invasion illégale qui a fait 1.3 millions de morts selon les dernières estimations.
Quelque chose de comparable est en train de se produire avec l’Iran : les mêmes concordances de
révélations gouvernementales et médiatiques aboutissent à la création d’un sentiment de crise identique.
« Menaces rampantes à propos d’installations nucléaires secrètes en Iran » déclare le Guardian du 26 septembre. « Rampant » est le thème. En plein midi. Le bien contre le mal.
Ajoutons un aimable nouveau président US « qui a été élu pour faire oublier les années Bush ». Un écho immédiat en est la première page du Guardian du 22 mai 2007 : « Le
plan secret de l’Iran en vue d’une offensive d’été pour expulser les troupes US hors d’Irak ». En se basant sur des affirmations du Pentagone dénuées de tout fondement, le journaliste Simon
Tisdall présentait comme une certitude le plan iranien d’attaquer et de vaincre les forces US en Irak en septembre de cette année. Un mensonge évident pour lequel il ne s’est jamais rétracté.
Le jargon officiel pour ce type de propagande s’appelle le « psy-op » (opérations psychologiques). Au Pentagone et à la Maison Blanche, évoquer la « menace nucléaire » de
l'Iran est devenu une pièce-maîtresse de la campagne diplomatique et militaire pour opposer, isoler et affaiblir le pays, ces mots sont utilisés à tout propos par Barack Obama et Gordon Brown
puis sont repris en écho par la BBC et d’autres radios comme s’il s’agissait d’informations objectives. Pourtant ce n’est que du pipeau.
Le 16 septembre, Newsweek révélait que les principales agences de renseignement US avaient informé la Maison Blanche que le statut nucléaire de l’Iran n’avait pas changé depuis l’évaluation
officielle du National Intelligence Service de novembre 2007 qui affirmait, avec un haut niveau de certitude que l’Iran avait interrompu en 2003 le programme qu’on l’accusait d’avoir développé.
L’Agence Internationale de l’Energie Nucléaire a confirmé à plusieurs reprises cette affirmation.
Ces actions de propagande présentées comme de l’information a suivi l’annonce par Obama du retrait de missiles US stationnés le long de la frontière Russe. Cela sert à dissimuler le fait que le
nombre de sites de lancement de missiles US est en augmentation en Europe et que les missiles excédentaires sont redéployés sur des navires de guerre. Le but est d’amadouer ainsi la Russie et de
la convaincre de contribuer, ou à tout le moins à ne pas faire obstacle, à la campagne US contre l’Iran. Le président BUSH avait raison, déclare Obama, d’affirmer que le programme de missiles
balistiques Iranien constitue une menace pour l’Europe et les US. Prétendre que l’Iran puisse envisager une attaque suicide contre les US est grotesque. La menace, si elle existe, est unilatérale
et vient de la superpuissance mondiale installée aux frontières de l’Iran.
Le crime de l’Iran est son indépendance. S’étant débarrassé du tyran favori des US, Shah Reza Pahlavi, l’Iran reste le seul état musulman riche en ressources énergétiques à échapper au contrôle
US. Comme Israël est seul à avoir droit à l’existence au Moyen Orient ; l’objectif US est de paralyser la République islamique. Cela permettra à Israël de diviser et dominer la région en
lieu et place de Washington sans être perturbé par ses voisins. Si un seul pays au monde a de bonnes raisons de développer une force de dissuasion nucléaire, c’est bien l’Iran.
En tant que signataire du traité fondateur de non-prolifération des armes nucléaires, l’Iran a toujours défendu la notion de l’existence d’une zone dénucléarisée au Moyen Orient. Par
contre, Israël n’a jamais accepté d’inspection de l’IAEA et sa base d’armes nucléaires à Dimona reste un secret de polichinelle. Equipé de 200 ogives nucléaires, Israël déplore les résolution des
Nations Unies qui l’invitent à signer le traité de non-prolifération, comme il déplore le récent rapport des Nations Unies qui l’accuse de crimes contre l’humanité à Gaza tout en battant le
record mondial des violations des lois internationales. Il se sort sans problème de cette situation grâce à l’immunité que lui assure une grande puissance.
La courbe rentrante d’Obama au sujet de l’Iran a un autre agenda. Des deux côtés de l’Atlantique, les médias ont pour mission de préparer l’opinion à une guerre sans fin. Selon la chaîne
Américaine NBC, le général Stanley Mc Chrystal , commandant des forces OTAN / US déclare qu’il faudra engager 500.000 hommes dans les cinq années à venir. L’objectif de cet engagement est
de contrôler le prix stratégique du gaz et des champs pétroliers de la mer Caspienne, de l’Asie Centrale, du Golfe et de l’Iran ; en d’autres mots, de l’Eurasie. Mais 69 % du public
Britannique, 57 % du public US et presque tous les autres humains sont opposés à cette guerre. Nous persuader que l’Iran est le nouveau démon ne sera pas facile. L’affirmation fallacieuse de Mc
Chrystal déclarant que l’Iran est manifestement en train d’entraîner des combattants pour certains groupes talibans est aussi désespérée que la demande pathétique de Brown pour un « nouveau
tracé dans le sable ».
Pendant les années Bush, selon le grand dénonciateur Daniel Ellsberg, un coup d’état militaire s’est produit aux Etats-Unis et le Pentagone a pris depuis le pouvoir sur tout ce qui touche à la
politique étrangère américaine. La mesure de son pouvoir se prend au nombre de guerres d’agression qui ont été engagées simultanément et à l’adoption d’une doctrine d’attaque préventive qui a
abaissé le seuil du recours possible aux armes nucléaires et diminué la distinction entre armes nucléaires et conventionnelles.
Tout cela rend dérisoire la rhétorique d’Obama au sujet d’un monde sans armes nucléaires. En fait, il est devenu la meilleure prise du Pentagone . Avoir accédé à la demande de garder dans son
équipe le secrétaire de la défense de BUSH, l’archi-producteur de guerres, Robert Gates, est unique dans l’histoire des Etats-Unis. Il a fait la preuve de sa malfaisance avec l’escalade des
conflits du sud de l’Asie à la corne de l’Afrique. Les Etats-Unis de BUSH, comme ceux d'Obama sont dirigés par des gens très dangereux. Nous avons le droit d’en être informés.
Quand donc ceux qui sont payés pour nous informer feront ils correctement leur travail ?
Source: Z Mag
En France, c’est la même arnaque. On voit ces gels censés éliminés les germes et bactéries sans alcool dans les toilettes de nos societés. Si ces gels ne font pas ce qu’ils sont censé faire nous allons devenir encore plus malades et cela creera d'autres emplois. C’est vraiment une sale affaire. Hort
A Carrefour Hayot : L’arnaque du gel antibactérien vendu 5.69 € !
http://ugtg.org/article_1112.html
10/10/09
L’hypermarché Carrefour Destrelan, propriété du Groupe Bernard Hayot a placé en tête de
gondole des milliers de flacons de "Lucky Instant Hand Sanitizer", un gel fabriqué en Chine et censé éliminer les bactéries. Rien que ça.. Mais en fait, rien de moins qu’une vaste arnaque rendue
possible grâce à la bienveillante complicité des services de l’Etat. Car comme l’explique l’article, "Lucky Hand Sanitizer" (probablement quelque solution de liquide vaisselle) ne "sanitarise" ni
ne désinfecte rien du tout ; mais contribue tout simplement à engraisser le clan Hayot en les autorisant à couillonner les guadeloupéens !
Les étiquettes et publicités affirment que ces solutions "éliminent les germes et bactéries sans alcool", ou "99,99%" d’entre elles. Et une association de consommateurs des Etats Unis a lancé une enquête [Don’t Waste Your Money = Ne gaspillez pas votre argent] et, à l’aide de spécialistes, testé 12 de ces flacons magiques renfermant une solution supposée éradiquer les germes de nos mains. Le résultat est sans appel : La moitié (6) de ces produits n’ont que très peu ou pas d’effet nettoyant...
L’article poursuit en précisant à l’attention des consommateurs que les solutions désinfectantes (hand "sanitizers") pour les mains sous forme de gel ou liquide ont toutes une chose en commun : le principe actif ("active ingredient"), appelé alcool éthylique, ou éthanol. L’enquête conclut en disant que le Federal Drug Administration [Agence de certification des médicaments] recommande une concentration d’au moins 60% d’alcool éthylique (éthanol). Et qu’à défaut, cela équivalait à se laver les mains sans produit. [1] Suit le tableau des résultats des tests pratiqués.
Mondialisation & Profitation aidant, c’est pourtant l’un de ces produits épinglés depuis plus de deux ans aux Etats-Unis - l’article remonte à aout 2007 - que l’on retrouve... dans un hypermarché de Guadeloupe. Alertés, des militants de L’UGTG se sont donc rendus sur place pour vérifier cette information.
Qu’ont-ils constaté ? Que l’hypermarché Carrefour Destrelan, une franchise propriété du Groupe Bernard Hayot (GBH) avait installé à l’entrée, en tête de gondole, des milliers de flacons de ce produit a manti mantè, de cette arnaque. Que ces flacons la mise en place (et non en rayon) ressemblait à celle des Ecomax et autres discount center. Mais que prudents (et donc probablement conscients de leur arnaque), les responsables de Carrefour Destrelan n’avaient fait poser aucun panneau indiquant la nature dudit produit. Mais par ces temps de grippe du cochon, nul ne pouvait ni l’éviter, ni en ignorer la contenance. Contenance à tout le moins supposée.
Le produit en question ? Du "Lucky Super Soft Instant Hand Sanitizer"... qui "kills germs without water"
(élimine les germes sans eau). Rien que ça... Kasayé ankò (Kesako) en pleine psychose H1N1 : Un gel désinfectant pour les mains, étiqueté en anglais ; tout droit sorti de...
Chine ! (Parfois produit en Turquie, comme le prouve la seconde illustration)
Un produit dont l’utilisation - toujours selon l’étude mentionnée plus haut - n’a "montré que peu ou pas de réduction du nombre de bactéries" (Lucky Hand Sanitizer : showed little to no
reduction of bacteria count after use). Mais prudents là aussi, car probablement trop conscients de leur arnaque, les dirigeants de Carrefour Destrelan ont pris soin d’apposer sur le côté une
étiquette en français de... 3 X 5 cm ; écrite en caractères microscopiques !
Le prix du gel miracle ? 5,69 € le mini flacon de... 236 millilitres ! Mais une rapide recherche sur internet permet de retrouver le même produit en ligne au détail [http://www.dollaritem.com/html/Wholesale-lucky-ss-hand-sanitizer-8oz-classic-48894.asp] pour la modique somme de... 0.88 centimes de... dollars (soit en euro la somme de soixante centimes) !!! Autrement dit, Hayot, qui dispose de sa propre centrale d’achat basée à Taiwan, aura acheté en gros ce produit autour de 10 centimes d’euro. Soit une marge de 500% !!! Mi foto ay, mi !!!
Comment un tel "produit" a t-il pu passer les filtres des contrôles successifs des services de l’Etat (Doaunes, Sanitaires, Répression de la Concurrence et des Fraudes)... avant - littéralement - d’atterrir à même le sol dans les travées de l’hypermarché Carrefour Destrelan ?!
Pour y répondre et tenter de comprendre relisons d’abord ce que nous disait Elie Domota à propos de la
collusion entre l’état et l’ethno-classe békée... C’était le mardi 15 septembre 2009 à l’occasion du meeting du LKP tenu An bik la, palais de la Mutualité :
« [...]
On comprend donc encore mieux les choses à la lecture de tous ces rapports qui disent qu’il y a quelques groupes, pour ne pas dire quelques grandes familles possédant plus de 40% des surfaces
commerciales dans ce pays ; qu’il y a des ententes illicites entre les grossistes et les distributeurs ; qu’il y a des accords d’exclusivité qui permettent à certains d’imposer leurs
prix...
Et bien évidemment l’Etat est au courant. Mais il faut dire la vérité : Tous ces fonctionnaires de l’Etat présents à la DRIRE, à la DIREN, à la préfecture, ne sont qu’une bande de pistonnés fainéants qu’on nous envoie ici en Guadeloupe. Monsieur Ambroise [Jean Jacques, directeur régional de la direction de la concurrence et de la répression des fraudes, remercié discrètement en juillet dernier] était membre de l’Observatoire des prix. Il est resté six ans comme directeur de la DRCRF en Guadeloupe sans jamais effectuer un contrôle. Ils sont ici , et ils se la coulent douce... Mais ils se la coulent douce entre eux : avec les DESPOINTES[un des clans békés installés en Guadeloupe] ; sur les yachts des HAYOT[première fortune békée de la Martinique] le week-end ; en participant à des soirées piscines dans leurs résidences... Comment dès lors peuvent-ils aller ensuite contrôler le magasin de leurs hôtes ?
Voilà la triste vérité ! Lorsqu’il s’agissait de donner des autorisations d’organiser des vivanderies (soirées) au Mercury Day, c’est les mêmes que l’on y retrouvait : Les Affaires Maritimes et la Préfecture ! Ils sont entre eux, ils organisent leurs vivanderies, ils se la coulent douce dans notre pays... Et après cela, ils iraient contrôler un quelconque magasin ?!
Le préfet a prétendu que les brigades de contrôle des prix que nous mettons en place sont illégales. Mais
nous le redisons à ce préfet : sortez de votre sieste et mettez vous au travail !
L’Etat français, le principal garant de la pwofitasyon est associée aux malfaiteurs qui nous volent. C’est écrit dans le protocole : l’Etat s’engageait à mettre sur pieds des brigades de la répression des fraudes pour contrôler et sanctionner les dérives ! Ils ne
l’ont jamais encore fait ! Et curieusement, lorsqu’il a su que nous mettions sur pied des brigades, il s’est empressé de demander à ses services de s’activer pour procéder à des
contrôles...
Mais nous savons déjà que cela n’aboutira à rien : car comme je l’ai expliqué à l’instant, le samedi ils sont sur la plage ou autour d"une piscine à manger ensemble leurs grillades et à savourer ensemble... Voilà la réalité : c’est une association de malfaiteurs.
Jodila, l’Etat français, qui est le principal garant de la pwofitasyon, est associé aux malfaiteurs qui nous volent ! Et jodila, ils ont choisi une Guadeloupéenne, Marie Luce Penchard, pour être leur bras armé afin qu’ils continuent à nous spolier ! Et le camarade de L’UNSA [Gérard Alidor, "camarade parrain", secrétaire de L’UNSA] a raison : si elle avait réellement la fierté d’être guadeloupéenne, elle n’aurait pas accepté ce vol et aurait démissionné. Car comme nous le disons ici : apa paskè zèl a ravèt vewni, kè sé bon vyann...
Voilà ainsi qu’ils entendent nous avoir : comme elle est guadeloupéenne, ils nous demandent d’être "responsables", "raisonnables", d’être "gentils"... Mais "gentils" = kouyon !!! Et c’est cela qu’a également réclamé sa mère [Lucette Michaux-Chevry, ancienne secrétaire d’état à la francochonie, ancienne présidente du conseil général puis du conseil régional de Guadeloupe, aujourd’hui sénatrice] qui nous demande de nous assoir autour d’une table pour discuter... Nou paka palé ankò ! Que chacun fasse son boulot, que chacun prenne ses responsabilités... Car tous ces rapports qui nous donnent raison prouvent une nouvelle fois que leurs états généraux n’était qu’une vaste blague...
Alain Plaisir, en charge de la question des prix au sein du LKP, également a eu l’occasion d’exprimer son
point de vue sur ces dérives. Le 7 septembre dernier, parlant au micro de Radyo Tanbou du
rapport de l’autorité de la concurrence, il déclarait notamment :
« [...]
On verra bien s’ils répriment ces pratiques [NDR : Celles dénoncées par le rapport]. Car selon nous il s’agit là de choses qu’ils connaissent : L’état a ses fonctionnaires sur place,
ceux de la concurrence et de la répression des fraudes et ils ne l’ont jamais fait...
Ce rapport ne parle pas des produits pétroliers, mais principalement des produits alimentaires de la grande distribution... Mais c’est le même système opaque ; ce sont les mêmes pratiques, des pratiques coloniales existant entre des grandes puissances (TOTAL pour l’essence) et le pouvoir. L’état est complice de ces pratiques.
C’est la raison pour laquelle elles existent. Et même s’ils font semblant de prendre quelques mesures, en
réalité ils ne veulent rien faire parce qu’il y a des liens....
[...] » [ Lire l’article complet ]
L’affaire du Lucky Hand Sanitizer prouve une fois de plus que le LKP a raison. Ce système n’est pas amendable ; ce système n’est que pwofitasyon. Et faute de pouvoir nous expliquer ce que peut bien faire un produit supposé être un gel anti bactérien dans les rayons d’un hypermarché à un prix plus qu’exorbitant... l’un au moins des trois services de l’Etat ayant autorisé cette pwofitasyon et cette arnaque devrait pouvoir nous en révéler sa contenance. Assurément quelque mauvais liquide vaisselle...
Il y a quelques années, c’est un autre membre de l’ethnocaste (un blanc créole de Guadeloupe, cette fois) qui avait reçu une autorisation pour "produire" et distribuer de l’eau du robinet... comme eau minérale !!! Il aura fallu des mois de bataille juridique et administrative aux deux producteurs d’eau minérale de Guadeloupe (Eaux de CAPES et eaux de MATOUBA) contre les services de l’état pour en obtenir le retrait des rayonnages. Il s’était pourtant trouvé des guadeloupéens pour en acheter : probablement les mêmes qui se sont rués pour participer aux Etats-Généraux...
http://www.thotep.com/article.php3?id_article=787
Sommet Amérique du Sud - Afrique : création de la Banque du Sud,
vers une Banque Sud-Sud
Paris, le 27 septembre 2009
Le deuxième sommet des chefs d’États d’Amérique du Sud et d’Afrique (ASA) se déroule ce week end des 26 et 27 septembre 2009 sur l’île de Margarita au Nord-Est du Vénézuela et rassemble les représentants de 61 pays. Le premier sommet a eu lieu fin Novembre 2006 à Abuja au Nigéria .
Le Président Vénézuélien, Hugo Chavez, a qualifié l’union Amérique du Sud - Afrique de "vitale pour le salut de nos peuples".
Il a invité les intervenants à aborder les choses de façon concrète. Il n’a pas hésité à illustrer magistralement ses propos en utilisant des cartes des Continents stylo à la main. Il a expliqué pourquoi les peuples d’Afrique et d’Amérique du Sud ont un rôle capital à jouer dans le 21ème siècle : environ 1,200 milliard d’habitants répartis sur plus de 40 millions km2, avec 34% confirmés des réserves mondiales de brut et 13% confirmés des réserves mondiales de gaz
La Présidente de l’Argentine, Cristina Fernández, a évoqué la théorie scientifique selon laquelle l’Afrique et l’Amérique du Sud avaient été géographiquement unies comme dans une étreinte d’amour entre un homme et une femme avant d’être séparées. Sans savoir si cette théorie scientifique est vérifiée ou non, elle affirme "de toutes les façons, si nous n’étions pas unis par la géographie, nous avons été unis, et nous sommes unis, par la matrice historique".
Le Président du Mali, Amadou Toumani Touré, a rappelé que l’Empereur du Mali, Abu Bakari II, avait fait le voyage vers les côtes américaines bien avant Christophe
Colomb.
Hugo Chavez a ajouté que la "découverte de l"Amérique par Colomb" est un mensonge entretenu par les Européens et que quand en Afrique il y a avait déjà de grandes villes peuplées de centaines de
milliers d’habitants, en Europe il n’y avait pas encore de populations regroupées ou de civilisations urbaines ; Il a rappelé les faits historiques du génocide commis par les Européens en
Afrique et aussi dans le cœur de l’Amérique du Sud où il y avait des villes très peuplées telle Machu Picchu ; mémoire historique que selon lui "nous portons en nous [cette mémoire]
depuis 5 siècles comme la croix de Jésus Christ, et qu’il faut rappeler" .
Le Président Bolivien, Evo Morales, a appelé les pays de l’hémisphère Sud à récupérer leurs ressources naturelles, car "le salut du monde se trouve dans les ressources naturelles d’Afrique et d’Amérique du Sud". Il a ajouté "si nous n’abordons pas sérieusement le sujet du capitalisme, nous serons complices de la destruction de la planète par la destruction des ressources"
Le président de l’Équateur, Rafael Correa, a affirmé qu’il y a suffisamment de ressources pour régler le problème de la faim dans le monde. Il a invité les participants à unir leurs efforts "car seule l’union des opprimés de la planète peut venir à bout de cet ordre injuste en pleine crise". Il a ajouté que l’Amérique du Sud est redevable à l’Afrique à cause du rôle de l’Esclavage dans le développement de l’Amérique du Sud.
Les pays d’Amérique du Sud ont entériné la création de la "Banque du Sud" avec un capital de 20 milliards de dollars ; ils entendent ainsi se libérer du FMI (Fonds Monétaire International) qui les oblige à déposer en pays étrangers les réserves de leurs propres pays. Les pays signataires sont l’Argentine, le Brésil, la Bolivie, l’Équateur, le Paraguay, l’Uruguay et le Venezuela. Le Chili avec sa Présidente, Michèle Bachelet, est observateur et n’est pas encore signataire.
Hugo Chavez appelle à la création d’une superstructure bancaire de financement Sud-Sud entre l’Amérique du Sud et l’Afrique, la banque de l’ASA (Bancasa), afin d’en finir avec l’aberration économique qui rend les pays du Sud redevables aux pays du Nord de dettes dues soi-disant à l’aide au financement alors qu’en réalité ce sont les réserves des pays du Sud qui financent ces aides au financement.
Read in English : http://horte.over-blog.fr/article-oil-in-haiti-the-reason-for-the-un-us-occupation-38203158.html
http://www.margueritelaurent.com/pressclips/oil_sites.html#shopping_in_Haiti
Pétrole en Haiti,
Par Dr. Georges Michel
27 mars 2004
Depuis des temps immémoriaux, ce n'est un secret pour personne que dans le sous-sol des deux états qui se
partagent l'Ile d'Haïti et dans les eaux avoisinantes, il existe d'importants dépôts d'hydrocarbures encore inexploités, on ne sait pourquoi. Déjà au début du XXème siècle, la carte physique et
politique de l'Ile d'Haïti, dressée en 1908 par Messieurs Alexandre Poujol et Henry Thomasset, signalait un important gisement de pétrole en Haïti au voisinage de source du Rio Todo El Mondo,
Affluent de droite du fleuve Artibonite, plus connu aujourd'hui sous le nom de Rivière de Thomonde. (le mot Thomonde viendrait-il de Todo El Mondo?) le gisement du pétrole en question se trouve à
cheval sur la limite entre les arrondissements de Hinche et de Mirebalais, dans une zone montagneuse, située au pied de la chaîne des Montagnes Noires, en direction plein ouest de Thomonde.
La même carte signale un gisement de pétrole dans la plaine dominicaine d'Azua, à une faible distance au nord de la République Dominicaine de la ville d'Azua. D'après les informations dont nous
disposons, ce dernier gisement en République Dominicaine avait été mis effectivement en exploitation dans la première moitié de ce siècle il avait produit jusqu'á 60.000 barils de pétrole par
jour, puis avait été fermé, ayant été jugé à l'époque "insuffisamment rentable". Toujours pour rester en République Dominicaine, on annonçait qu'en 1982 il avait été découvert en face de cette
plaine d'Azua, un immense gisement de pétrole off-shore au large de Barahona, mais que ce gisement avait été laissé inexploité.
Ceux qui ont fait le voyage Port-au-Prince/Santo-Domingo peuvent témoigner que la plaine d'Azua et son littoral ressemble à s'y méprendre à la zone de Vieux-Bourg d'Aquin et du littoral
correspondant. Il ya des chances raisonnables qu'il y ait donc des dépots d'hydrocarbures dans la région haïtienne homologue, d'autant que nous sommes laissé dire que dans la plaine des Cayes il
y avait des indices géologiques de présence de pétrole, de même que dans la baie des Cayes, entre les Cayes et l'Ile-à-Vache.
Nous nous baignions en 1975 à Cayes-à-l'Eau, quant nous eûmes les pieds souillés par une sorte d'huile noirâtre qui suintait du fond marin. Un pêcheur du lieu nous avait expliqué que c'était
chose courante en cet endroit. Il en fait rapport d'un phénomène similaire dans d'autres régions du pays. Paraît-il en Plaine de Léogane et au pied du Morne-à-Cabrit. On a signalé également la
présence de schistes bitumineux dans le Département de la Grand-Anse.
Toujours est-il qu'il existe de nombreux endroits dans notre île (Haïti et République Domincaine) qui présentent tous les critères géoligiques de présence d'hydrocarbures. En Haïti, citons la
plaine des Cayes, la plaine de Léogane, la plaine du Cul-de-Sac, la plaine des Gonaïves et la Savane désolée, la Plaine du Nord. L'Ile de la Gonâve et les littéraux correspondants pour les
gisements off-shore. Dans cette liste, il ne faut pas oublier le grand bassin sédimentaire haïtien du Plateau Central.
Dans le courant des années 50, la Compagnie Knappen-Tippen-Abbet (surnommée par les populations locales (Compagnie Ti-pain à beurre) avait effectué des forages à la Gonâve, en plaine de
Cul-de-Sac, au Plateau-Central et dans la région des Gonaïves. Tous ces forages s'étaient avérés extrêmement prometteurs et les résultats avaient été au-delà des espérances. Cependant, les
grosses multinationales pétrolières, dont certaines opéraient en Haïti, avaient fait pression pour que les gisements découverts ne fussent pas exploités. Haïti n'était ni l'Arabie Saoudite ni le
Koweit. A une époque où le baril de pétrole brut se vendait un peu plus d'un dollar, et que le Golfe Persique en fournissait à gogo, il n'y avait aucune raison pour ces Compagnies de mettre en
exploitation des gisements beaucoup moins rentables, alors que l'ARAMCO faisait la pluie et le beau temps en Arabie, à vil prix, pillant même les précieuses ressources pétrolières de ce royaume.
On garderait les gisements haïtiens ainsi que d'autres gisements en réserve pour le XXIème quand la pactole moyen-oriental se serait tari. C'est ce qui arriva!. Les puits de la
Knappen-Tippen-Abbet furent numérotés, soigneusement cadenassés ou scellés avec du ciment et on les oublia.
Les rapports de cette immense campagne de forage ne furent, semble t-il jamais communiqués aux Haïtiens. Pensez-vous, on n'allait jamais remettre à ce ramassis de nègres arriérés des informations
qui leurs permettraient de travailler à leur libération économique. Ce serait les rendre trop puissants et donner trop de pouvoir à la petite Haïti.
Les Haïtiens n'avaient qu'a attendre un demi-siècle ou un siècle pour cela. Cependant, la campagne fructueuse de Knappen-Tibben-Abbet donna l'occasion à de nombreuses promotions d'écoles
haïtiens, préparant leur certificat d'Etudes Primaires et étudiant dans le manuel de géographie d'Haïti des Frères de l'Instruction Chrétienne, d'apprendre que notre sol possédait des gisements
de pétrole, au Plateau Central, et à la Gonâve. Ce n'était pas tombé dans l'oreille d'un sourd…
Il est généralement admis dans tous les milieux pétroliers qu'il existe des gisements d'hydrocarbures dans le sous-sol de l'île d'Haïti, mais ces milieux ne sont pas pressés de les mettre en
exploitation, tellement les réserves aisement disponibles et déjà répertoriées sont importantes dans les grandes régions productrices de pétrole du monde. On aura toujours le temps de penser à
l'île d'Haïti.
On a cependant failli penser à nous lors de la crise du Golfe quant les gisements Kowetiens, Saoudiens et autres étaient menacés par Saddam Hussein. Si les cubains n'avaient pas fait de grands
efforts par eux-mêmes pour mettre leur pétrole en exploitation, personne ne l'aurait fait pour eux à leur place. Si ce n'étaient pas les efforts des Cubains, le pétrole cubain serait logé dans
les entrailles de la terre, comme l'est toujours le pétrole haïtien. La balle est dans notre camp…
Si les grandes compagnies ne sont pas intéressées à s'occuper de nous et de notre pétrole, nous aurions pu demander à nos voisins cubains de venir nous aider à exploiter notre pétrole.Dans leur
quête dramatique pour le pétrole, les cubains ont développé une technologie et un savoir-faire dont nous pourrions, en échange de leurs services, céder aux cubains une partie de la production
pétrolière nationale et leur donner une part de bénéfices. Une mission de responsables gouvernementaux et d'hommes d'affaires haïtiens devrait partir pour Cuba en ce sens.
La triste affaire de l'embargo international à bien montré que nous devons nous débrouiller tous seuls, et surtout que nous n'avons pas à attendre les O.K. du grand Voisin du Nord pour ce qui
touche à nos intérêts vitaux. L'ensemble du corps social a pu voir et bien se rendre compte de la manière dont le Grand Voisin du Nord nous a traités et nous traitera encore à l'avenir. Haïti ne
sera sauvée que par les Haïtiens, et par les Haïtiens seuls, c'est la principale leçon de l'embargo.
Si notre pétrole avait été disponible, on aurait pas été forcé de capituler honteusement à la suite du blocus pétrolier décidé au mépris du droit international avec leur infâme résolution 841,
par les grandes puissances portant désormais le nom pompeux et ridicule de " communauté internationale". Nos responsables, nos grands brasseurs d'affaires, nos économistes ultra-libéraux, nos
grands contrebandiers, nos Chicagos-Boys anti-nationaux et autres ruffians, auraient préféré importé de l'air, plutôt que de mettre en exploitation les ressources d'Haïti. Avec un zèle qu'il est
difficile à comprendre, ils obéissent au doigt et à l'oeil aux injonctions du FMI et de la Banque Mondiale, et se mettent avec ces deux organismes pour détruire l'économie haïtienne, et en
particulier notre précieuse agriculture.
Néanmoins, ils se retrouvent bien attrapés et nous avec, quand pour l'impérialisme, pour satisfaire ses macabres desseins, décide d'imposer un embargo, le dernier embargo (il y en aura peut-être
d'autres à l'avenir, qui sait?) a prouvé qu'il faut accéler l'intégration économique avec
la République Dominicaine.
Les deux Républiques devraient s'engager par traité à se fournir mutuellement du pétrole quelques que soient les décisions d'une tierce partie. La construction d'un oléoduc transinsulaire,
Barahona-Port-au-Prince, pourrait être un élément de cette intégration pétrolière entre les deux pays qui se partagent l'île.
En attendant de pouvoir consommer notre pétrole dont les excédents fournissaient aussi de précieuses devises dont nous avons besoin, il faut augmenter les capacités de stockage de produits
pétroliers sur le territoire de la République, et de constituer d'importants réserves stratégiques. L'embargo pétrolier de 1991 est par ailleurs un argument de poids pour la reconstruction de nos
chemins de fer.
Haïti regorge de pétrole affirment Daniel et Ginette Mathurin,
[English
Translation], Radio
Metropole, Jan 28, 2008
Les scientifiques Daniel et Ginette Mathurin indiquent que le sous sol haïtien est riche en hydrocarbures et en combustibles fossible qui ont été répertoriés par des spécialistes étrangers et
haïtiens. " Nous avons relevé 20 sites pétrolifères", lance Daniel Mathurin précisant que 5 d’entre eux sont jugés de grande importance par les spécialistes et les politiques.
Le Plateau central, notamment la région de Thomonde, la plaine du cul-de-sac et la baie de Port-au-Prince regorgent d’hydrocarbures, dit-il ajoutant que les réserves pétrolifères d’Haïti sont
plus importantes que ceux du Vénézuela. " Une piscine olympique comparée à un verre d’eau voilà la comparaison pour montrer l’importance des gisements de pétrole haïtien comparés à ceux du
Vénézuela", explique t-il.
Le Vénézuéla est l’un des plus grands producteurs mondiaux de pétrole.
Daniel Mathurin révèle que des enquêtes de plusieurs gouvernements antérieurs ont permis de vérifier l’existence de ces importants gisements de pétrole. Il rapelle qu’un document du parti Fanmi
Lavalas au pouvoir en 2004, avait précisé les nombreux sites d’hydrocarbures en Haiti.
Selon Daniel et Ginette Mathurin, la région des lacs, avec des villes comme Thomazeau et Cornillon, renferme d’importants gisements de pétrole.
Interrogée sur la non exploitation de ces sites, Ginette Mathurin a précisé que ces gisements sont déclarés réserves stratégiques des Etats Unis d’Amérique. Tout en faisant état de son
imcompréhension d’une telle situation, elle rapelle que la caraïbe est considérée comme l’arriere cour des Etats Unis.
Cependant Daniel Et Ginette Mathurin indiquent que le gouvernement américain avait en 2005 autorisé l’exploitation des réserves stratégiques des Etats Unis. Cette porte doit être utilisée par les
politiques haïtiens pour lancer des négiciations avec des compagnies américaines dans la perspective de l’exploitation de ces gisements ajoute Daniel Mathurin
Les spécialistes soutiennent que le gouvenement de Jean Claude Duvalier avait vérifié l’existence d’un important gisement de pétrole dans la baie de Port-au-Prince peu de temps avant sa
chute.
De plus, Daniel et Ginette Mathurin révèlent que l’Uranium 238 et 235 et le zyconium existent en gisement dans plusieurs régions notamment à Jacmel. L’Uranium est utilisé dans les réacteurs
nucléaires pour la production d’energie électrique.
Des recherches supplémentaires seraient necéssaires pour confirmer l’existence de pétrole en Haïti
Le directeur du bureau des mines, Dieusel Anglade, estime que d’autres recherches doivent être réalisées pour confirmer la présence de sites pétrolifères en Haiti.
Intervenant à la rubrique " Invité du jour " de radio Métropole, M. Anglade a révélé que les 11 forages réalisés par des compagnies étrangères ont permis de détecter des indices sur la présence
de gisements d’hydrocarbures. Citant des documents du bureau des mines, Dieusel Anglade a précisé que les forages ont été réalisés par trois compagnies différentes dans les régions de Plaine du
cul-de-Sac, l’artibonite, Plateau central et le golfe de la gonave.
Les forages ont été réalisés entre 1968 et 1977 par des compagnies européennes.
A part ces 11 forages il n’y a pas eu d’autres puits insiste M. Anglade qui regrette que les forages n’ont pas dépassé 2 400 mètres. Il souligne qu’on peut vraiement évaluer un gisement à partir
de 3 000 mètres de profondeur et souhaite que d’autres compagnies relancent les recherches dans ce domaine.
Selon le directeur du bureau des mines d’autres régions devraient egalement être l’objet de recherches approfondies. Il cite entre autres la presqu’ile du Nord ouest, la presqu’ile du sud et
Jérémie. " Nous avons un contexte géographique favorable", argue M. Anglade qui ne sait pas si le pétrole est exxiste en quantité sufisante pour être exploité.
Cependant M. Anglade reconnaît que le prix de l’or noir a connu une croissance exponentielle ces dernières années et suppose que les compagnies qui avaient suspendu les investissements en 1968 ne
l’aurait pas fait aujourd’hui.
Le bureau des mines a deja recu des demandes de permis d’étude avoue M. Anglade expliquant qu’il accorde la pruiorité à ces dossiers.
Lire en français : http://horte.over-blog.fr/article-haiti-regorge-de-petrole-et-donc-merite-l-occupation-de-l-onu-et-l-usa-38204380.htm
http://www.margueritelaurent.com/pressclips/oil_sites.html#full_of_oil
Economic Reasons for the UN/US occupation
Ezili Dantò/HLLN
October, 2009
There is evidence that the United States found oil in Haiti decades ago and due to the geopolitical circumstances and big business interests of that era made the decision to keep
Haitian oil in reserve for when Middle Eastern oil had dried up. This is detailed by Dr. Georges Michel in an article dated March 27, 2004 outlining the
history of oil explorations and oil reserves in Haiti and in the research of Dr. Ginette and Daniel Mathurin.
There is also good evidence that these very same big US oil companies and their inter-related monopolies of engineering and defense contractors made plans, decades ago, to use Haiti's deep water
ports either for oil refineries or to develop oil tank farm sites or depots where crude oil could be stored and later transferred to small tankers to serve U.S. and Caribbean ports. This is
detailed in a paper about the Dunn Plantation at Fort
Liberte in Haiti.
Ezili's HLLN underlines these two papers on Haiti's oil resources and the works of Dr. Ginette and Daniel Mathurin in order to provide a view one will not find in the mainstream media nor anywhere else as to the economic and strategic
reasons the US has constructed its fifth largest embassy in the world - fifth only besides the US embassy in China, Iraq, Iran and Germany - in tiny Haiti, post the 2004 Haiti Bush regime
change.
The facts outlined in the Dunn Plantation and Georges Michel papers, considered together, reasonably unveil part of the hidden reasons UN Special Envoy to Haiti, Bill Clinton, is giving the UN occupation a facelift so that its troops
stay in Haiti for the duration. Ezili's HLLN has consistently maintained, since the beginning of the 2004 Bush regime change in Haiti, that the 2004 US invasion of Haiti used UN troops as its
military proxy to avoid the charge of imperialism and racism. We have also consistently maintained that the UN/US invasion and occupation of Haiti is not about protecting Haitian rights, security
stability or long-term domestic development but about returning the Washington Chimeres/[gangsters] - the traditional Haitian Oligarchs - to power, establishing free trade not fair trade, the
Chicago-boys' death plan, neoliberal policies, keeping the minimum wage at slave wage levels, plundering Haiti's natural resources and
riches, not to mention using
the location benefit that Haiti lies between Cuba and Venezuela. In the Dunn Plantation and Georges Michel papers, we find and deploy further
details as to why the US is in Haiti with this attempted Bill Clinton
facelift to the UN's continued occupations. For, no
matter the disguise or media spins it's also about Haiti's oil reserves, and about securing Haiti's deep-water ports as transshipment location for oil or for tank sites to
store crude oil without interference from a democratic government beholden
to its informed population's welfare. (See Reynold's deep water port in Miragoane/NIPDEVCO property- scroll to photos in middle of the page.)
In Haiti, between 1994 to 2004 when the people had a voice in government, there was an intense grassroots movement to figure out how to exploit Haiti's resources. There was a plan, where in the
book "Investing In People: Lavalas White Book under the direction of Jean-Betrand Aristide (Investir Dans
L'Humain), the Haitian majority "were not only told where the
resources were, but that -- they did not have the skills and technology to actually extract the gold, to extract the oil."
The Aristide/Lavalas plan, as I've articulated in the Haiti's Riches Interview, was "to engage in some sort of private/public partnership. Where both the Haitian people's interest would be taken care
of and of course the private interest would take their profits. But I think it was around that time we had St. Genevieve saying they did not like the Haitian government. Obviously, they didn't
like this plan. They don't like the Haitian people to know where their resources are. But in this book, it was the first time in Haitian history, it was written in Kreyòl and in French. And there
was a national discussion all over the radio in Haiti with respect to all these various resources of Haiti, where they were located, and how the Haitian government was intending on trying to
build sustainable development through those resources. So that's what you had before the 2004 Bush regime change/Coup D'etat in Haiti. With the Coup D'etat now, though the people know where these
resources are because this book exists, they don't know who these foreign companies are. What they're profit margins are. What the environmental protection rules and regulations to protect them
are. Many folks, for instance, in the North talk about losing their property, having people come in with guns and taking over their property. So that's where we are." (Haiti's Riches: Interview with Ezili Dantò on Mining in Haiti.)
The mainstream media, owned by the multinational
companies fleecing Haiti, certainly won't lay out for public consumption that the UN/US invasion and occupation of Haiti is to secure Haiti's oil, strategic position,
cheap labor, deep water ports, mineral resources, lands, waterfronts, offshore
resources for privatization or the exclusive use of the world's wealthy oligarchs and big oil monopolies. (See, Map showing some of
Haiti's mining and mineral wealth, including five oil sites in Haiti;Oil in Haiti by Dr.
Georges Michel; Excerpt from the Dunn
Plantation paper; Haiti is full of
oil, say Ginette and Daniel Mathurin; Is UN proxy occupation of
Haiti masking US securing oil/gas reserves from Haiti). In fact, the current Haitian
authority-under-the-US/UN-occupation that is in charge of regulating exploration licenses and mining in Haiti does not explain, in any relevant or systematic manner, to the Haitian majority about
the companies buying up, post 2004, Haiti's deep water ports, what their profit shares with the Haitian nation are, where are the accounting of said shares owed to the people of Haiti, nor
explain the environmental effects of the massive excavations of Haiti's mountains and waters going on right now. Instead, the Director of Mining in Haiti blithely maintains that
"further research will be necessary to confirm the existence of oil in Haiti."
In an excerpt taken from the article posted Oct 9, 2000 by Bob Perdue entitled
"Lonnie Dunn, third owner of the Dauphin plantation," we learn that:
"On November 8, 1973, Martha C. Carbone, American Embassy, Port-au-Prince, sent a letter to the Office of Fuels and Energy, Department of State, in which she stated that the Government of Haiti
"...had before it proposals from eight different groups to establish a trans-shipment port for petroleum in one or more of the Haitian deep water ports. Some of the projects include construction
of a refinery...." She further commented that the Embassy was acquainted with three firms: Ingram Corporation of New Orleans, Southern California Gas Company and Williams Chemical Corporation of
Florida.. (According to John Moseley, the New Orleans company was probably "Ingraham", not Ingram.)
In the November 6, 1972 issue of Oil and Gas Journal, Leo B. Aalund commented in his article "Vast Flight of Refining Capacity from U.S. Looms",.: "Finally, 'Baby Doc' Duvalier's Haiti is
participating with a group that wants to build a transshipment terminal off Fort Liberte, Haiti". One of the proposals referred to by Carbone was undoubtedly submitted by Dunn interests.
Additionally, we learn from this article that "Lonnie Dunn who owned the Dauphin plantation "planned to straighten and widen the entrance to
the [Fort Liberte] bay so that super tankers could be brought in and the cargo distributed to smaller tankers for transfer to U.S. and Caribbean ports that could not accommodate large
ships..." (Photo of Fort Liberte, Haiti). We've put on the Ezili's HLLN website the other relevant
portions of this paper that talks about the corporate eye the US has had, for decades, on
Fort Liberte in Haiti as an ideal deep water port for the multinationals to establish an oil refinery.
In the 50s and 60s there was little need for Haiti's ports or oil as the Middle Eastern monopoly was gushing dollars galore. No need for these oil monopolies to undercut themselves by putting
more oil on the market to cut their profits. Manipulated scarcity thy name is profit! or, did I mean capitalism? But the oil embargo of the 70s, the advent of OPEC, the
rise of the Venezuelan factor, the Gulf Crisis followed by the Iraq war for oil, all has made Haiti a better bet for the three-piece suits and their military mercernaries called "Western
governments", yep, a way easier place to pillage and plunder behind the "bringing democracy" or "humanitarian aid" public covers.
Serendipitously with Haiti's 2004 Bush-the-son Regime Change, a follow up to the 1991 Bush-the-father's military coup, we find, flurries of Congressional
"discussions" about off-shore drillings in preparation, perhaps, to the eventual
"revelation" as written in the Dunn paper years
ago, that "there is a need for supertankers that require deep-water ports which are not readily available along the U.S. East Coast - nor ...welcome...for environmental and other consideration
will (not) permit the construction of domestic refinery capacity on the scale that will be required."
We underline that Haiti is an ideal dumping ground for
the US/Canada/France and now Brazil, because environmental, human rights and health issues and other
considerations in the US and in these other countries, would probably not permit the construction of domestic refinery capacity on the scale that new explorations of oil in this hemisphere will
required. So, why not pick the most militarily defenseless country in the Western Hemisphere and dot it with such unsafe initiatives behind a UN multi-national "humanitarian" mask and
fatherly Bill Clinton's snowy white hair and smiling face?
It is relevant to note here that most of Haiti's major deep water ports have been privatized since the Bush 2004 regime change in Haiti. It is also relevant to note here what I wrote last year in
the piece titled Is the UN military proxy occupation of Haiti masking US securing oil/gas reserves from
Haiti: "If there's substantial oil and gas reserves in Haiti, the US/Euro genocide and
crimes against the Haitian population has not yet begun. Ayisyen leve zye nou anwo, kenbe red. Nou fèk komanse goumen. (See also, John Maxwell's Is there oil in Haiti and Haiti Forum
2009.)
The revelations of Dr. Georges Michel and the Dunn Plantation papers seem to positively answer the question that there is substantail oil reserves in Haiti. And our Ezili Dantò Witness Project
information is that it's indeed being tapped and contracted out, but not for the benefit of Haitians or Haiti's authentic development. That's why there was a need to marginalize the Haitian
masses through the ouster of Haiti's democratically elected Aristide government and put in the UN guns and UN occupation that today masks the US/Euros' (with a piece to the new power that is
Brazil) securing Haiti's oil and gas reserves and other mineral riches such as gold, copper, diamond and underwater treasures. (Majescor and SACG Discover a New
Copper-Gold in Haiti, Oct. 6, 2009; See, Haiti's
Riches.)
Today, the US and Euros say they are happy with Haiti's "security gains" and "stable" government. To wit: the last elections the US/UN presided over in Haiti excluded Haiti's majority party from
participation. Haiti's jails are filled, indefinitely detained without trial or hearings, since 2004, with thousands upon thousands of community organizers, poor civilians and political
dissenters that the UN/US label "gangsters." Site Soley has been "pacified." There are more NGOs and charitable organizations -about 10,000 - in Haiti then in any where in the world since 2004
and the Haitian people are a million times worst off than they were before this US/NGO civilization (otherwise also known as the "International Community") and their thugs, thieves and corporate
death squads came and disenfranchised nine million blacks. Food prices are so high, some resort to eating dirt in the form of cookies to assuage Clorox hunger.
Lovinsky Pierre Antoine, the head of Haiti's largest human rights organization was disappeared in 2007 in UN occupied Haiti with no investigation done. Between 2004 and 2006 under the Western
occupation, first by the US Marines then the UN multinational troops headed by Brazil, from 14,000 to 20,000 Haitians, mostly who opposed the occupation and regime change, were slaughtered with
total impunity. More Haitian children are out of school today in 2009 than before the US/NGO "civilization" came post 2004. Under the US-imposed Boca Raton regime ,Haiti's Supreme Court was fired
and brand new and paid-for judges, without any Constitutional authority inherited from the people of Haiti's mandate, took the place of the legitimate judges and law officers and are still
metering out paid-for rulings in 2009 under the UN occupation and international community's tutelage.
And, as a matter of power, privilege, inequity and the violence of neocolonialism, white-sex abusers and pedophiles are having a hay day and human trafficking of Haiti children are at an all-time high. It is no revelation that in the stakes of corruption in Haiti or in Africa that a great
many of the foreign NGOs along with their bourgeois/elite/pastors/priests and others are destroying poor children's life with absolute impunity while being painted as "saints" in their press back
home the better to raise more funds to masturbate on Black pain some more.
Yet, Special UN Envoy, Bill Clinton, tells us "I am serving the next two years as a US Special Envoy to Haiti...This is the best chance in my lifetime that Haitians have ever had to escape the
chains of their past..." The former President added, "If Haiti pulls out of this it will be in no small measure because of the efforts of non-governmental organizations." What that means is
perhaps this is the Haitian subcontractors, ruling oligarchs and
US/Euro military industrial complexes' best chance to finally impose their chains on Haiti for good. Tap Haiti's oil, keep it so poor it will be grateful for slave wages at sweatshops. Let sexual
tourism and the white sex-abusers do as they will. Transfer quickly more Haiti properties to foreigners and render the "good" Haitians as maids, butlers and servants in US/Euro-owned Haiti
tourist resorts like the rest of the Caribbean. Militarize Haiti so that dissent is not possible even as a thought. That's perhaps UN Envoy, Bill Clinton's "best chance in my lifetime" scenario
for Haiti. Nothing else makes sense. (See, HLLN comment on new IMF figures indicating Haiti is no longer the poorest country in the Western
Hemisphere and Does the Western
economic calculation of wealth fit Haiti -fit Dessalines idea of wealth distribution?NO! and Comparing crime, poverty and violence in the rest of the Hemisphere to Haiti and Pointing Guns at Starving Haitians: Violent Haiti is a myth and The Western vs the Real Narrative on Haiti and No other national group anywhere in the world sends more money home than Haitians living
abroad.)
Going shopping in Haiti:
Though they exist and form the exception to the rule, there are very few Paul Farmers and Bill Quigleys in
the Haitian world. Few who would HEAR, Lila Watson who said, "If you have come here to help me then you are wasting your time, but if you have come because your liberation is bound up with mine
then let us work together." This sort of thinking that inspires self-reliance not dependency and provide the respectful conditions for those in great need to, in liberty, dignity and identify,
realize their own needs is not what compels the International Community in Haiti right now.
For, in the age of humanitarian imperialism, globalization, financial colonialism and neocolonial-violence obfuscated behind forced assimilation and cultural imperialism, what exactly do some
whites or modern missionaries go shopping in Haiti for: sex, self-esteem, adulation, to exploit cheap labor, plunder Haiti's natural resources, for self-improvement, recovery, to use Haiti as in excuse to raise funds for their salaries and living expenses, or as an easy way to gain
international expert credentials in any field and move up the socio-economic ladder at home and/or for securing the good tropical lifestyle with mountain and oceanfront houses, the maids,
gardeners and seafood they couldn't obtain as easily in their Euro/US countries where they are the majority, ordinary, can’t use the white privilege inheritance without some scrutiny and are not
as exotic and special as in neocolonial devastated Haiti. It’s all hidden, of course, behind the mask of being good humanitarians and helping Haitians.
Oil in Haiti, by Dr. Georges Michel , webzinemaker.com, March 27, 2004 [This English translation is an HLLN
courtersy for our English speakers. Please refer to the French Original.]
Since time immemorial, it has been no secret that deep in the earthy bowels of the two states that share the
island of Haiti and the surrounding waters that there are significant, still untapped deposits of oil. One knows not why they are still untapped.
Since the early twentieth century, the physical and political map of the island of Haiti, erected in 1908 by Messrs. Alexander Poujol and Henry Thomasset, reported a major oil reservoir in Haiti
near the source of the Rio Todo El Mondo, Tributary Right Artibonite River, better known today as the River Thomonde. (Perhaps the word Thomonde is derived from de Todo El Mondo?) The deposit of
oil in question straddles the boundary between the boroughs of Hinche and Mirebalais in a mountainous area located at the foot of the chain of the Black Mountains, direction due west of
Thomond.
The same map indicates an oil reservoir in the Dominican plain of Azua, a short distance north of the Dominican Republic in the town of Azua. According to our information, the latter oil field
located in the Dominican Republic had actually been operating in the first half of this century, produced up to 60,000 barrels of oil per day and had closed because it was considered at the time
"insufficiently profitable." Also in the Dominican Republic, there was announced, in 1982, a discovery, in front of the plain of the Azua, of a huge oil field offshore at the coast of Barahona.
But this deposit has been left untapped.
Those who have traveled from Port-au-Prince to Santo-Domingo can testify that the plain of the Azua and its coastline very much resembles the area of Vieux Bourg d'Aquin and its related coast.
Therefore, reasonable chances are that there is hydrocarbon deposits in the counterpart Haitian region, especially as we are told that in the plains of Cayes there is geological evidence of the
presence of oil, as well as at the Bay of Cayes, Les Cayes and between Ile a Vache.
In 1975 we bathed in the waters of Les Cayes and noticed that our feet was covered by a sort of black oil seeping from the seabed. A fisherman
from the place explained that this was not uncommon in the area. He reports similar phenomena in other regions of Haiti - it seems so in the plains of Leogane and at the foothills of
Morne-à-Cabrit. It's also been reported that there is the presence of oil shale in the province of Grand Anse. There are still many places on our island (Haiti and Dominican Republic) that meet
all the geological criteria for the presence of hydrocarbons. In Haiti, include the plains of Cayes, the plain of Leogane, the plain of Cul-de-Sac, the Gonaives plain and the deserted
Savannah, the Plaine du Nord. Ile de la Gonave and corresponding coastlines to the off-shore deposits. In this list, do not forget the large sedimentary basin of the Central Plateau of Haiti.
In the course of the 1950s, the Knappen-Tippen-Abbet company (nicknamed by the local people "the company for small bread and butter") conducted drillings in La Gonave, in the Cul-de-Sac plains,
in the Plateau-Central and in the region of Gonaives. All of these drillings had proved extremely promising and the results were beyond expectations. However, the big multinational oil companies
operating in Haiti pushed for the discovered deposits not to be exploited. Haiti was neither Saudi Arabia nor Kuwait. At a time when a barrel of crude oil sold for just over a dollar, and the
Persian Gulf provided oil galore, there was no reason for these companies to put in production these oil fields deemed much less profitable. Especially while ARAMCO [then known as the Arabian American Oil
Company] was, rain or shine in Arabia, at a low price, even to the point of looting the
precious oil resources of this kingdom.
[The attitude of these big multinational oil companies was] "We shall keep the Haitian deposits and other such layers of deposits in reserve for the 21st century when the Middle Eastern jackpot
are depleted." This is what happened! The wells of Knappen-Tippen-Abbet were numbered, carefully locked or sealed with cement and
forgotten.The reports of the huge drillings were not, it seems, supposed to be made public to the Haitians. Do you think they would ever hand over to a bunch of backward negroes,
information that would allow them to work towards their own economic liberation? This would make them too strong and give too much power to little Haiti.
Haitians had to wait half a century or a century for that. However, the successful countryside of the Knappen-Tibben-Abbet company, allowed for a great deal of opportunity to many Haitian
schools, preparing primary school students for their certificate and studying in the geography textbook of Haiti from the Brothers of Christian Instruction, to learn that our land had oil
reservoirs in the Central Plateau and La Gonave. This, did not fall on deaf ears
...It is generally known, in all circles, that there are petroleum hydrocarbon deposits in the bowels of the island of Haiti. But the petroleum industry/circles are not eager to put into
production these so readily available Haiti oil reserves. Other more important areas were already identified as major oil producing regions of the world. [The thinking was] there will always be
time to think about the island of Haiti.
However, [these big oil entities and the powerful nations] did think of us during the Gulf crisis when Kuwaiti deposits, the Saudis and other oil reservoirs were threatened by Saddam Hussein. If
the Cubans had not made a great effort by themselves to put their own oil in exploitation, nobody would have done it for them. If it were not for the efforts of the Cubans, Cuban oil would still
be housed in the bowels of the earth, as it remains for Haitian oil. The ball is in our camp ...If the big oil companies are not interested in
our oil, we should ask our Cuban neighbors to come help us exploit it. In their dramatic search for oil, the Cubans have developed technology and know-how that we could, in return for
their services, yield to the Cubans part of our domestic oil production and give them a share of profits. A mission of government officials and businessmen in Haiti should leave for Cuba in this
direction.
The sad case of the international embargo clearly shows that we must fend for ourselves, and especially that we do not have to wait for the OK from the United States when our vital interests are
in peril. The whole of our society is aware and sees well how our big northern neighbor has treated us and shall treat us in the future. Haiti will be saved by Haitians and Haitians only, that is the principle lesson of the embargo. If our oil was available, we
would not have been shamefully forced to capitulate after the oil embargo decided in defiance of international law with their infamous Resolution 841, by the great powers now bearing the pompous
and ridiculous name of "international community". Our government, our big businessmen, our ultra-liberal economists, our big smugglers, our Chicago-Servant-Boys, our anti-nationalists and others
ruffians, prefer to import [everything, even] air, rather than to put to use the resources of Haiti. With a zeal that is hard to understand, they blindly obey the bidding orders of the IMF
and World Bank, and are put together with these two organizations to destroy the Haitian economy, especially our valuable agriculture.
Nevertheless, they find themselves caught out with us. And when imperialism, to meet its gruesome intentions, decides to impose an embargo,
the last embargo (there will be perhaps more in the future, who knows?) has proven the need to accelerate economic integration with the Dominican Republic.Both Republics should undertake, by
treaty, to provide each other with some oil no matter the decisions of a third party. A trans-island pipeline, Barahona to Port-au-Prince, could be part of this oil integration between the two
countries that share the island. While waiting to be able to consume our own oil, whose surpluses shall also provide the valuable currency we need, we should increase the country's storage
capacity for oil products and consider how to stockpile important strategic reserves on the territory of the Republic. The oil embargo of 1991 is also a strong argument for rebuilding our
railways.
Dr Georges Michel
27 mars 2004
Translated by Ezili Dantò of HLLN,
Oct. 2009 [Please refer to the French Original.]
Why Clinton, the UN occupation and another reasons for being in Haiti: Deep Water Ports -
The following excerpt was taken from: Lonnie Dunn, third owner of the Dauphin plantation (emphasis added).
"...On November 8, 1973, Martha C. Carbone, American Embassy, Port-au-Prince, sent a letter to the Office of
Fuels and Energy, Department of State, in which she stated that the Government of Haiti "...had before it proposals from eight different groups to establish a trans-shipment port for petroleum in
one or more of the Haitian deep water ports. Some of the projects include construction of a refinery...." She further commented that the Embassy was acquainted with three firms: Ingram
Corporation of New Orleans, Southern California Gas Company and Williams Chemical Corporation of Florida.. (According to John Moseley, the New Orleans company was probably "Ingraham", not
Ingram.)
In the November 6, 1972 issue of Oil and Gas Journal, Leo B. Aalund commented in his article "Vast Flight of Refining Capacity from U.S. Looms",.: "Finally, 'Baby Doc' Duvalier's Haiti is
participating with a group that wants to build a transshipment terminal off Fort Liberte, Haiti". One of the proposals referred to by Carbone was undoubtedly submitted by Dunn interests.
I suspect that in this project Dunn was tied in with Southern California Gas Co. According to Mike Shanks, Dunn was involved with McCollum, a Texaco V.P. and James Knapp, a V.P. of Pacific
Lighting. At that time, Southern California Gas Co. was a subsidiary of Pacific Lighting (which became Pacific Enterprises in 1988). (According to John Moseley of the Brown and Root engineering
firm, the associate referred to here by Shanks as a Texaco V.P. was H. M. McCollum of Conoco.) (According to Mrs. Eleanor Searle McCollum, her late husband was Leonard F. "Mc" McCollum, President
and CEO of Conoco Oil for 20 years. She added in a letter: "There is no H.M. McCollum."
****To the Carbone letter, George M. Bennsky, Director, Office of Fuels and Energy, responded: "U.S. Policy heavily favors deep-water ports in our own waters rather than those in non-U.S. locations. "There is, however, some doubt whether environmental and other considerations will permit the construction of domestic refinery capacity on the scale that will be required".
Dunn planned to straighten and widen the entrance to the bay so that super tankers could be brought in and the cargo distributed to smaller tankers for transfer to U.S. and Caribbean ports that could not accommodate large ships. He further intended to develop a facility to break down old ships for scrap and repair others. According to Albert Hill, who came to HASCO as an engineer and ended up as President of that company, another player in Dunn's harbor scheme was Daniel Ludwig whose name is also associated with efforts to develop the Amazon Basin.
The sinuous entrance to the bay is about 2.5 kilometers long and 400 meters across at its narrowest; three points jut out from the east bank, each the site of an ancient French fort. The larger of these, still a rather spectacular site, is Fort Labouc on the Atlantic Ocean at the east side of the entrance to the bay.. The 1:50,000 "Phaeton" topographic map of the area, prepared in 1963, indicates the depth of the entrance to the bay is at least 10 fathoms throughout; some areas are much deeper. A substantial area in the center of the bay has a depth of 12 to 14 fathoms.
An engineering study was conducted by Charley Vaughn, Basil Maxwell and John Moseley of Brown and Root Co., Marine Division, to provide a cost estimate for a dredger to widen the entrance to Fort Liberte Bay. They were flown from Miami to Port-au-Prince in Dunn's King Air turboprop and after clearing customs were flown to Fort Liberte on a Plantation aircraft. "With all that sisal it looked like Arizona or northern Mexico", said Moseley. The plan was to widen the entrance by slicing away the projections on the east side, which would have destroyed three of the old French forts. Drill cores indicated the surface layer of coral was underlain by gravel. To enable a large tanker to turn around, a "finger pier" would be installed from the south shore to the deeper center of the bay, about 1000 meters northwest of Fort Saint Joseph.. This long narrow berth for two ships - the project was planned for ships of 300,000 tons - also provided a trestle for a ship to shore pipeline and was large enough to drive a truck to the end of the pier..
A logical point for the foot of the pier might have been where Fort Saint Joseph projects into the bay and this development could have destroyed that ancient structure. However, according to John Moseley, there was to be an angle turn in the trestle to land to the southeast of the Plantation headquarters to a suitable tank farm site and avoid disturbing the fort.
According to Moseley, the plan was to develop a tank farm where crude oil could be stored and later transferred to small tankers to serve U.S. and Caribbean ports. There were no plans for a refinery. According to Jean Claude Leger, Frederick Snare Co., Chappell Hill, Texas, would construct the oil transfer facility. (Moseley indicates the Frederick Snare Co. was probably headquartered in Chapel Hill, NC, not in Texas.)
Moseley does not recall the time of his visit but it must have been during the early years of Dunn's
ownership of the Plantation because, by late 1973 the Government of Haiti apparently had the Dunn group's proposal in hand and it seems likely there would be a considerable time lapse between the
B&R engineering study and submission of the proposal. Moseley's visit was clearly prior to the time sisal harvest and decortication was renewed because when I asked,: "What was happening on
the Plantation at the time?", he responded: "There was not much activity, just grinding poverty and there was only one white on the Plantation at the time, a young man with a German accent".
There were only about 100 cattle (high-dollar type) with more to be airlifted in. Dunn's son, Lonnie, Jr., "Ran the cattle end.".All this came to naught, probably because of the October 1973 Arab
oil embargo following the Yom Kippur War...." (Haiti: Dauphin Plantation: Lonnie Dunn, third owner.)
(Ezili Danto's Note: But times have changed .... There is a need for "supertankers that required deep-water ports which are not readily available along the U.S. east coast - nor were (..)
welcome..for environmental and other considerations will (not) permit the construction of domestic refinery capacity on the scale that will be required"
Thus, in addition to the details outline in Haiti's Riches and elsewhere by Ezili's HLLN, part of the reason for the US to want Haiti is because of its many deep water ports, especially "Fort Liberte Bay and its
potential as a deep-water port.")
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Haiti is full of
oil, say Ginette and Daniel Mathurin, [French
Original], Radio
Metropole, Jan 28, 2008
Scientists and Ginette Daniel Mathurin indicate that under Haitian soil is rich in oil and fuel fossible have already been listed by foreign specialists and Haiti. "We have identified 20 sites
Oil, 'Daniel Mathurin stating that 5 of them are considered of great importance by specialists and politicians.
The Central Plateau, including the region of Thomonde, the plain of the cul-de-sac and the bay of Port-au-Prince are full of hydrocarbons, "he said adding that the oil reserves of Haiti are more
important than those of Venezuela . "An Olympic pool compared to a glass of water that is the comparison to illustrate the importance of oil Haitian compared with those of Venezuela," he
explains.
Venezuela is one of the world's largest producers of oil. Daniel Mathurin investigations revealed that several previous governments have made it possible to verify the existence of these
important oilfields. He recalls that a document of the Fanmi Lavalas party to power in 2004, had specified the numerous sites of oil in Haiti. According to Daniel and Ginette Mathurin, the Lake
District, with cities like Thomazeau and Cornillon, contains important oilfields. Asked about the non-operation of those sites, Ginette Mathurin said that these deposits are declared strategic
reserves of the United States of America. While citing his imcompréhension of such a situation, remember that the Caribbean is seen as the back yard of the United States.
But Daniel Mathurin And Ginette indicate that the American government had in 2005 authorized the use of strategic reserves of the United States. The door should be used by politicians to launch
Haitian négiciations with American companies in the context of the exploitation of these deposits adds Daniel Mathurin. The specialists contend that the government of Jean Claude Duvalier had
verified the existence of a major oil field in the Bay of Port-au-Prince shortly before his downfall.
In addition, Daniel and Ginette Mathurin reveal that the Uranium 238 and 235 and the deposit zyconium exist in several regions including in Jacmel. The uranium is used in nuclear reactors for the
production of electric energy.
L'occident n'a aucune intention de changer ses stratèges en Afrique. Le discours de changement est fait exprès pour tromper l’africain, qui est plutôt naïf et croit tout ce que l’occident dit. La sangsue colle à la peau de sa victime et non pas l’inverse. Par conséquent, c’est l’africain qui doit trouver le moyen de se débarrasser de l’occident et non pas l’inverse. Hort
http://mampouya.over-blog.com/
Le Nouveau Virage de la FrançAfrique : Une analyse de Philippe Bernard Le Monde.fr
Patrick Eric Mampouya
18/10/09
Entre la France et ses anciennes colonies, l’heure est au retour aux mauvaises vieilles habitudes : poids des émissaires officieux, priorité absolue aux intérêts économiques et stratégiques de la France sur les exigences démocratiques et les revendications des sociétés Africaines. Une analyse du "Monde"
L’investiture d’Ali BONGO coïncide avec la discrète réorientation de la politique de Paris vis-à-vis du continent Africain. Cette fois-ci, aucun discours de Nicolas SARKOZY n’aura annoncé le vent nouveau. Ni celui de la rupture avec la FrançAfrique Chiraquienne, comme à Cotonou en mai 2006, ni celui de la sincérité provocante, comme à Dakar en juillet 2007.Une inflexion de la politique Africaine de la France vient de se négocier dans le silence feutré de l’Elysée, sans envolée lyrique ni médiatisation. Longtemps brandi par le président, la volonté de rénovation du tête-à-tête usé entre Paris et ses anciennes colonies a fait long feu. L’heure est au retour aux mauvaises vieilles habitudes : poids des émissaires officieux, priorité absolue aux intérêts économiques et stratégiques de la France sur les exigences démocratiques et les revendications des sociétés Africaines. Loin des velléités de banalisation, l’Afrique redevient un domaine ultra-réservé au plus haut sommet de l’exécutif.
Discret, le tournant n’a pas été pris en un jour. Il coïncide pourtant avec un événement hautement symbolique : l’élection, bénie par la France, d’Ali BONGO, le 30 août. Pur hasard ? La veille du scrutin Gabonais, une autre nouvelle significative avait filtré : le départ pour l’ambassade de France au Maroc de Bruno JOUBERT, conseiller de Nicolas SARKOZY, chargé de l’Afrique et figure de proue des "rénovateurs" de la présidence. Ceux précisément qui avaient manœuvré en mai 2007 pour griller la politesse à Omar BONGO alors qu’il exigeait d’être le premier chef d’Etat Africain à être reçu par le nouveau président français. A sa grande surprise, la première femme élue démocratiquement à la tête d’un Etat Africain, la Libérienne Helen Johnson SIRLEAF, de passage à Paris, avait alors eu les honneurs de l’Elysée avec vingt-quatre heures d’avance sur le vieil autocrate Gabonais. Un symbole prometteur.
"Bruno JOUBERT n’a pas été débarqué, assure aujourd’hui un haut diplomate, mais son remplacement aura des conséquences importantes. Jusque-là, SARKOZY marchait sur deux pieds en Afrique (la diplomatie traditionnelle personnifiée par Bruno JOUBERT, équilibrant le poids des émissaires officieux qui rendent compte à Claude GUÉANT, le secrétaire général de l’Elysée). Désormais, il risque de boiter."Notoirement agacé par les interventions de l’avocat Robert BOURGI, l’un de ces missi dominici officieux de la présidence, Bruno JOUBERT affirme que ce dernier "n’a pas cessé de jouer à contre-pied de ce qu’est la politique française" en Afrique. "Ses interventions ne m’ont pas fait diverger et j’ai toujours agi avec l’accord du président de la République", assure-t-il cependant.
Le départ du diplomate ne peut que réjouir BOURGI, qui doit savourer l’événement, mais en silence : L’Elysée lui a demandé de se faire discret après ses tonitruantes prises de position en faveur d’Ali BONGO. Sur le dossier Gabonais, BOURGI a gagné : en dépit d’un scrutin suspect et de pratiques financières désastreuses pour la population, il n’est plus question pour la France de prendre ses distances avec le régime Gabonais. Tout en répétant que "la France n’a pas de candidat", l’exécutif Français a tout fait pour favoriser l’élection d’Ali BONGO.
Une semaine avant le vote du 30 août, Alain JOYANDET, qui a succédé en mars 2008 à Jean-Marie BOCKEL limogé sous la pression d’Omar BONGO, s’était discrètement rendu en Guinée Équatoriale. Dans ce pays pétrolier limitrophe du Gabon, le secrétaire d’Etat, dépêché par l’Elysée, a plaidé la cause d’Ali BONGO, qu’un conflit frontalier oppose au président Équato-Guinéen Teodoro OBIANG. A ce dernier, JOYANDET a demandé - en vain - de cesser son soutien financier à la campagne d’André MBA OBAME, l’un des principaux opposants de BONGO junior. MBA OBAME, qui estime que la victoire lui a été volée, observe aujourd’hui une grève de la faim pour protester contre ce qu’il appelle un "putsch électoral".
Alain JOYANDET, avant de s’envoler pour Libreville où il représentait la France, vendredi, à la cérémonie d’investiture, a poussé loin le service après vente en faveur d’Ali BONGO. Il convient de lui "laisser le temps de démontrer qu’il peut être un président de rupture", a-t-il déclaré, déchaînant la colère des opposants. La succession d’Omar BONGO n’a fait que mettre en lumière le maintien en odeur de sainteté de tous les potentats "amis de la France" et la fin de la prétention de SARKOZY à leur "parler franchement". Elle a aussi révélé le rôle non négligeable joué par Robert BOURGI. La porte de Claude GUÉANT, secrétaire général de l’Elysée, n’est jamais fermée à cet héritier des réseaux Gaullistes, lobbyiste actif en faveur de son client Ali BONGO.A l’évidence, l’axe JOYANDET-BOURGI, sous la houlette de Claude GUÉANT, a pris la main sur la cellule diplomatique, affaiblie par le départ de Bruno JOUBERT. GUÉANT, ancien préfet de Franche-Comté, est d’ailleurs une vieille connaissance d’Alain JOYANDET, élu de Haute-Saône et candidat à la présidence de la région.
Le profil d’André PARRANT, successeur de Bruno JOUBERT à la tête de la cellule Africaine de l’Elysée (forte de deux autres diplomates), renforce cette analyse. Propulsé dans ce saint des saints sans grande expérience Africaine (un passage à la coopération à Bangui puis Paris et deux années d’ambassade à Dakar), le nouveau "M. Afrique" de l’Elysée se présente comme un homme "de synthèse, non dogmatique", conscient du "principe de réalité", là où M. JOUBERT prétendait avoir toujours pour feuille de route le discours rénovateur de Cotonou. "Quelqu’un de solide, qui ne fera pas de vagues", résume un proche. La prééminence de Claude GUÉANT est désormais totale, au moins pour les dossiers concernant l’ancien "pré carré" Français, les plus sensibles politiquement. "Nicolas Sarkozy n’a pas de politique Africaine, analyse un diplomate. Il considère qu’il n’y a que des coups à prendre et a délégué la question à Claude Guéant que le continent amuse" . Un autre haut fonctionnaire constate : "Le secrétaire général de la présidence a désormais la haute main à la fois sur les questions Africaines et sur celles de renseignement. Comme du temps de Jacques FOCCART (secrétaire général de l’Elysée sous De Gaulle)."
Sovereignty of the Imagination – New book by George Lamming
ST. MARTIN (2009)—The new book by illustrious Caribbean novelist/thinker George Lamming has just been published here, said Jacqueline Sample, president of House of Nehesi Publishers (HNP) www.houseofnehesipublish.com.
Sovereignty of the Imagination, with its main essays “Sovereignty of the Imagination” and “Language and the Politics of Ethnicity,” is the third Conversations title by Lamming and the second in the series published by HNP. http://www.amazon.com/
“The tight relationship between politics, knowledge, language, and the spaces of freedom in Lamming’s writings makes him one of the most important political novelists in Caribbean Literature,” said Anthony Bogues, a political scientist at Brown University.
Writer Fabian Badejo said that the Barbadian author’s text is “rich, elegant and intellectually seductive as ever; the thrust always towards a new Caribbean ‘with the sovereign right to define its own reality and order its own priorities’.”
“It is as if he were humming Bob Marley’s Redemption Song as a dirge, then intoning it as an anthem of ‘cultural sovereignty’ which [Lamming] describes as ‘the free definition and articulation of the collective self, whatever the rigor of external constraints’,” said Badejo.
“For Lamming to publish a book of this quality in the Caribbean when he is much sought after by publishers abroad, is also an investment in his belief and work, in the people and region where his life’s commitment abides,” said Sample.
In the essay “Language and the Politics of Ethnicity” Lamming brings up a daring and widening definition of Caribbean people, culture and identity that embraces the region’s African and East Indian descendants in what we might call in St. Martin the way of ‘the bold and the brave,’” said Sample.
In the essay “Sovereignty of the Imagination” Lamming’s take on Caribbean political parties and unions may be troubling to some, especially politicians, but will be revealing to others. Dr. Lamming also challenges us to face up to the difference between governing and ruling in a region where the majority of the nations are independent but where realizing sovereignty is still a profound struggle, said Sample.
According to Badejo, Lamming, as an abiding father of Caribbean literature, is “daring us to embrace a new definition of ourselves as we seek to carve out a niche for our democratic future in a world bent on branding us as victims of the past.” “Lamming’s preoccupation with freedom is today very apropos because one feature of our contemporary world is the resurgence of a current of thought and action, which heralds the virtues of empire,” said Bogues, who is also a scholar with the Centre for Caribbean Thought.
Sovereignty of the Imagination is available at www.Amazon.com, www.spdbooks.org, Novelty Trading Company and HNP www.houseofnehesipublish.com. Ask at your favorite bookstore.